• My Hero Academia | saison 1

     

    MY HERO ACADEMIA

    2016 13 ép. Japon

      

       SAISON 2   

        COUP DE  ♥   

      


     

    « Finalement, le surnaturel est devenu normal et les rêves, réalité. »

     

    Dans un futur proche suite à une mutation génétique, 80% de la population mondiale possède des super-pouvoirs appelés Alters. Les super-héros protègent la population mondiale face aux super-vilains qui utilisent leur Alter à des fins maléfiques. Le plus célèbre des super-héro se nomme All Might. Izuku Midoriya en est fan, et rêve d'intégrer la filière super-héroïque du lycée Yuei pour suivre les traces de son idole et ainsi devenir le plus grand des super-héros. Malheureusement, Izuku ne possède pas de pouvoir.


      

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Quel fan d’animé n’a pas entendu parlé de My Hero Academia à l’heure actuelle ?

     
    Ça doit faire un petit moment que j’ai commencé à délaisser les animés dans leur globalité et on peut dire qu’avec un tel début, My Hero Academia a su me remotiver et me prouver à quel point je pouvais passer à côté de pas mal de choses.
     
    Treize épisodes, c’est bien peu long pour savourer pleinement un animé, pourtant seul un épisode aura suffit pour me faire comprendre à quel point My Hero Academia avait un potentiel aussi grand que le laissait entendre sa réputation. Dans un univers où 80% de la planète possède des super-pouvoirs, combats entre super-héros et super-vilains est presque devenu une norme. Ils sont impressionnants et veulent tous se trouver sur le devant de la scène. Izuku, notre protagoniste, en rêve depuis toujours mais aucun alter ne s’est développé en lui à ses quatre ans, faisant de lui une partie de la minorité. Pourtant, le jeune homme est loin d’avoir dit son dernier mot et sa détermination ainsi que le force de son rêve pourraient bien aller jusqu’à changer la donne.
     
    Il est question dans My Hero Academia d’un univers très riche selon moi, même s’il faut bien avouer que cette première saison prend son temps pour nous introduire certains éléments. Elle reprend les codes classiques du shonen avec le fameux gamin sans talent particulier qui se révèle être une sorte d’élu. Pourtant, je ne pense pas mentir en disant qu’elle s’en sert d’une manière très juste. Le parcours de cette première saison s’avère d’ailleurs être intéressant avec la découverte du protagoniste ainsi que l’apprentissage de ses pouvoirs, l’examen d’entrée dans la fameuse plus grande école qui forme les super-héros, les premiers cours captivants par leur particularité mais également les combats tant attendus avec les vilains - on a clairement pas de quoi s’ennuyer. Il est en effet question d’une société qui oppose héros contre vilains et ce qui pourrait se révéler une idée assez simple n’en est devenue que meilleure par tout le travail qui a été fait autour. En effet, l’animé présente un excellent travail de réalisation, notamment avec des couleurs très prenantes et pétillante qui créent une ambiance originale et donnent une image toute particulière à l’animé. En plus de ça, j’ai trouvé la bande originale sublime dans sa manière d’être introduite au bon moment, réussissant à apporter une touche nécessaire à certaines scènes et plus particulièrement aux combats que j’ai d’autant plus aimé suivre.
     
    Si cette première saison introduit toute une galerie de personnages - au chara design qui m’a tout particulièrement tapé à l’oeil -, son nombre restreint d’épisodes ne les empêchent pas d’avoir leur importance. Il n’est pas uniquement question d’Izuku puisque l’on suit en réalité la seconde A ainsi que les personnages qui l’entourent tels que les professeurs. Même s’ils ne peuvent être tous approfondis dès le début, il est aisé de voir que l’auteur a voulu apporter cette touche de différence à chacun, en faisant réellement des personnages importants à suivre. Leur différence est d’autant plus renforcée par la présence de leur alter, leur super-pouvoir, qui les rendent tous uniques et qui semble même parfois être lié à leur propre caractère. J’aimerais d’ailleurs souligner le fait que l’auteur est même allé jusqu’à rationaliser ces fameux pouvoirs qui rend d’autant plus crédible leur apparition dans l’univers de l’animé. À titre d’exemple, nous pouvons prendre le pouvoir de Katsuki qui produit une sueur composée de nitroglycérine qu'il peut ensuite faire exploser. J’ai d’ailleurs aimé que par rapport à d’autres animés tel que Fairy Tail, ces pouvoirs semblent bien moins évidents et donc toujours plus intéressants.
     
    Pour en revenir aux personnages, même si Izuku reste le protagoniste que l’on suit, ceux qui l’entourent ont tous un rôle à jouer, ce qui nous laisse la possibilité de les aimer autant que lui. Pour ne pas uniquement le citer, Izuku est un personnage qui nous apparait dès le début comme un faible et ce depuis sa plus tendre enfance. Il attend depuis toujours l’arrivée de ses pouvoirs qui se révèlent finalement inexistants. Fan d’All Might, le super-héros des super-héros - rien que ça -, il en deviendra même son successeur, ce qui lui permettra d’ailleurs d’acquérir en maturité au fil des épisodes. Il m’est apparu durant ces treize épisodes comme un personnage très sympathique, intelligent et attachant. C’est un jeune garçon qui cherche à donner espoir et à montrer que tout le monde peut atteindre son rêve. Cette personne qui lui donne de l’espoir est bien All Might, son héros et modèle qui a tout du stéréotype des super-héros américains. Souriant, grand et musclé, il est finalement très différent de sa vraie forme et finira même par prendre Izuku sur son aile. En plus d’être le symbole de la paix dans cet univers, il en deviendra son mentor et fera même office de figure paternelle pour les héros en devenir. Qui dit code du shonen dit rival. Sauf qu’ici il est plus question de rivaux, ce qui s’avère déjà plus intéressant. Katsuki est un adolescent très excessif dans sa manière d’être. Il ne se prend clairement pas pour de la merde et s’avère finalement être quelqu’un d’insultant. Il a clairement une grande gueule mais est tellement badass. On a également Shoto qui se fait bien plus discret et réservé mais possède un grand pouvoir. Le développement de ces deux personnages n’est fait qu’en surface mais j’espère bien que la seconde saison saura réparer ça et les rendre toujours plus humains. Il y a également la fameuse seconde A que l’on suit dans pas mal d’épisodes mais il serait un peu trop long de vous en parler alors disons juste que je vous laisse la surprise.
     
    À noter qu’on pourrait sûrement reprocher à cette saison une certaine lenteur bien que j’ai moi-même bien accroché au rythme. Encore une fois, ce qui lui fait défaut est bien plus le nombre peu élevé d’épisodes qui restreint sur certains aspects. Contrairement à d’autres animés du genre, celui-ci prend son temps et s’attarde sur les événements. Pourtant, les épisodes se dévorent et passent à une vitesse déconcertante. Même si les combats tardent à arriver, ils ont le mérite d’en mettre plein la vue. Les derniers épisodes étaient d’ailleurs particulièrement intéressants et, en introduisant ceux qui semblent être les principaux antagonistes, laissent supposer l’enjeu de la trame principale : un combat sans merci entre héros et vilains.

    Ce fut donc pour moi une très belle découverte et je risque de me jeter un peu trop rapidement à mon goût sur la suite. Il faut dire qu’avec de si belles valeurs défendues ainsi que des épisodes qui avaient le don de me donner autant la pêche, le syndrome du super-héros a rapidement su faire ses preuves.

     

    Retrouvez cet animé sur le site d'ADN !  

     



    - TRAILER -

    My Hero Academia | saison 1

     

    - OPENING & ENDING -

    My Hero Academia | saison 1   My Hero Academia | saison 1

       

     


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  • Ao Haru Ride

     

    AO HARU RIDE

    2014 12 ép. Japon

      


     

    « Le vent nouveau que j'attendais est enfin là. Il est venu à moi, tel un ouragan. »

     

    Du collège, Futaba Yoshioka n'a pas vraiment de bon souvenirs. Jugée très mignonne, elle avait rapidement été jalousée par ses amies et mise à l'écart par toutes les autres filles. De plus, le garçon qu'elle aimait en secret, Kô Tanaka, lui avait posé un lapin alors qu'il l'avait invité.

    Désormais au lycée, Futaba est bien décidée à changer son image et à repartir de zéro : nouvel établissement, nouvelles amies... Jusqu'à ce qu'elle découvre que Kô est inscrit dans le même établissement qu'elle.
     


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Ao Haru Ride a toujours beaucoup fait parler de lui, que ce soit en tant que manga mais également en tant qu’animé. Seulement, voir cette célèbre romance, dans le monde du shôjo, prendre vie n’a pas été aussi satisfaisant que je l’aurais espéré. Pourtant, on ne peut passer à côté de cette histoire à la Sakisaka Io qui en a ému plus d’un.
     
    On y retrouve Futaba, lycéenne qui se fait passer pour quelqu’un aux manières qui sont loin d’être féminines, encore fragile à la suite de discriminations menées par des collégiennes jalouses. Cette dernière se destine finalement à ne devenir rien d’autre que le simple reflet d’elle-même. La seule personne qui aurait pu l’aider à rester debout a, de plus, également bien changé. Ao Haru Ride conte ainsi la réunion de deux êtres traumatisés par une partie bien précise de leur vie et qui, au lieu d’avancer ensemble, n’ont fait que s’éloigner de la personne qu’ils sont réellement au fond d’eux.
     
    Bien que cette version animée semble graphiquement avoir tout pour plaire, elle ne couvre réellement qu’une maigre partie de l’œuvre originale, ce qui lui ôte clairement de la valeur. On regrette très rapidement le côté fort introductif de l’histoire, face notamment à des épisodes largement plus à la hauteur, que l’on ne retrouve malheureusement qu’à la fin. C’est ce qui nous prive de cette touche de sensibilité nécessaire pour nous faire adhérer totalement à cette romance lycéenne pas aussi simple qu’elle n’y parait. On suit au tout début l’histoire de protagonistes sans forcément être particulièrement touchés par leur histoire car le tout laisse un certain goût d’inachevé. Pourtant, ce n’est guère le potentiel qui manque à chacun des personnages. Les histoires et personnages secondaires sont justement bien trop secondaires. Le personnage de Futaba perd lui-même de son dynamisme au fil des épisodes et ses années de collégiennes sont vites oubliées au bout de deux ou trois épisodes. Même le personnage de semble à première vue incarner le héros lambda de shôjo. On ressent très rapidement cette frustration quant aux personnages qui ne semblent dévoiler qu’un simple reflet de leur personnalité. On veut en découvrir plus et chacun des moments qu’ils passent ensemble semble les faire avancer. Les moments les plus intéressants restent donc ceux où Futaba et parviennent à se dévoiler, aux spectateurs mais également l’un à l’autre. Alors que ce dernier se révèle être simplement un garçon ayant voulu grandir trop vite, tout ce qu’il y a de plus réaliste, on se rend finalement compte que Futaba est le pilier qui l’aide à ne pas perdre pieds.  On peut très clairement voir qu’il avait choisi d’abandonner avant sa nouvelle rencontre avec Futaba et qu’il se cachait derrière un masque d’insensible. Dommage que tout ça mette trop de temps à se construire et que les ressentis du personnage de semblent autant minimisés dans un animé qui ne fait seulement que douze épisodes.
     
    Sinon, pour en revenir à plus de généralités, Ao Haru Ride aborde des thèmes simples mais efficaces comme l’amitié, la discrimination ou encore la perte. L’histoire sympathique et les personnages attachants font que le tout ne semble pas forcé. Les relations, que j’ai trouvé plutôt bien menées, illustrent pas mal les préoccupations ainsi que les réactions adolescentes, ou tout simplement les troubles de l’amitié. J’ai moi-même su me retrouver en Futaba dont le seul but est de repartir à zéro malgré un passé qui la poursuit.
     
    Bien que l’on regrettera certains moments clefs du mangas, l’histoire construite autour des deux héros avait vraiment un côté attachant. Il est évident, cependant, comme pour toute adaptation, que le tout s’avère décevant et inexploité pour ne pas trop en révéler au, peut-être, futur lecteur. Malgré cela, on remerciera tout de même le beau script qui s’est révélé assez poétique à certains moment, la pointe d’humour qu’on ne peut refuser, l’OST qui avait le don de transformer certaines scènes, ainsi que les derniers épisodes qui parviennent réellement à faire comprendre au spectateur la sensibilité d’Ao Haru Ride. Sans être la réussite qu’il aurait pu être, on ne peut lui retirer son côté attachant et sympathique.

     


     

    - TRAILER & FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

     

    - OST -

       Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

    Ao Haru Ride   

       

     


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