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    RULER : MASTER OF THE MASK 

        DRAMA CORÉEN    

     

    Au XVIIIe siècle, durant la dynastie Joseon, le prince héritier Lee Sun se bat contre le groupe Pyeonsu qui dirige secrètement le pays par son monopole sur l'eau potable. Le prince va alors devenir l'espoir du peuple. Nul ne connaît son visage, le roi l'obligeant celui-ci à porter un masque depuis son enfance, afin de le protéger de Pyeonsu. Avec l'aide de Ga Eun, la femme qu'il aime, Lee Sun va devoir surmonter les difficultés et devenir un véritable dirigeant.    [ + D'INFOS • TRAILER • FAN MV ]

    À l’époque de sa diffusion, Ruler : Master of the Mask avait vraiment de quoi me donner envie avec ses thèmes principaux, les premières affiches qui étaient vraiment très belles ainsi qu’un casting familier - qui avait quand même encore besoin de faire ses preuves. J’étais cependant loin de m’attendre au drama de l’année, ce qui ne m’a pas empêché d’en sortir déçue.

    Entre quelques facilités concernant certains points de l’intrigue, une dose si grande de tragique que ça en est venu à me paraitre grotesque, ainsi que des personnages pour la plupart peu convaincants, les épisodes ont peu à peu finit par m’ennuyer. Le tout en soi n’est pas foncièrement mauvais et se regarde assez facilement, mais il est pourtant facile de remarquer des défauts qui restent très en surface au tout début pour finir par se dévoiler au fil de l’avancée de l’histoire. J’ai trouvé que le potentiel des acteurs était pour la plupart gâché à cause d’une interprétation qui sonnait parfois trop fausse. Ga Eun - et ses airs de jeune fille en détresse - me paraissait très fade et n’avait clairement pas de quoi être en tête d’affiche. Le cas du prince Lee Sun était un peu moins grave bien que j’en attendais plus d’un personnage souhaitant se battre contre les injustices faites à son peuple et qui la moitié du temps n'affichait qu'un air d'amoureux transi. Quant aux leads secondaires, si le faux Lee Sun apporte un enjeu supplémentaire au scénario, c’est bien Hwa Gun qui aura su me captiver du début à la fin. Enfin un personnage qui dégage quelque chose ! La romance est sans doute ce qui m’a le plus déçue et ce qui pénalise le plus le drama en mon sens. L’alchimie n’était clairement pas présente et l’histoire autour de Ga Eun et Lee Sun trop simple. Je n’ai donc pas pu accrocher aussi bien que je ne l’aurais voulu à l’histoire qui a tout de même eu le mérite de garder mon attention jusqu’à la fin, intéressante sur certains points. Heureusement, le visuel et l’évolution des personnages - qui ne restent pas indéfiniment de tendres gamins insouciants - ont au moins eu le don de me satisfaire. Je ne le conseille cependant pas, le tout pouvant selon moi décevoir et être facilement oublié.

    Ruler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim SchoolRuler : Master of the Mask | Moorim School

     

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  • Yanxi Palace : Princess Adventures | Un spin-off qui tarde à se démarquer et manque de réels enjeux

     

    YANXI PALACE : PRINCESS ADVENTURES

    2019 Chine | 6 ép. 45 min.
      



     Avec Rain Wang, Wang Yi Zhe, Wang Yu Wei & Xu Xiao Nuo ( Please Love Me ).

    Ce spin-off du célèbre Story of Yanxi Palace suit une princesse déterminée, issue de la dynastie Qing qui doit faire face aux intrigues du palais et aux règlements de comptes visant sa famille, et découvre ainsi les arcanes de l'amour.   [ + D'INFOS • TRAILER • TRAILER DE STORY OF YANXI PALACE • INTRO ]

     


      Yanxi Palace : Princess Adventures | Un spin-off qui tarde à se démarquer et manque de réels enjeux


    UN SPIN-OFF QUI TARDE À SE DÉMARQUER ET MANQUE DE RÉELS ENJEUX


    Repéré plusieurs semaines avant sa sortie sur Netflix, quelle déception pour moi de constater que Yanxi Palace : Princess Adventures ne faisait que six épisodes. Spin-off d’un drama ayant fait parlé de lui dans le monde entier, je voyais en lui une valeur sûre, ayant été conquise par les quelques épisodes vus du drama original.

    L’histoire tourne autour de la princesse Zhao Hua, la fille de l’héroïne du fameux Story of Yanxi Palace, mais surtout une jeune fille assez immature, partagée entre son futur mariage arrangé avec Lhawang Dorji, sa rivalité avec la princesse Siwan - une rivale sans grand intérêt - et ses sentiments naissants pour Fukkan’gan. Comme vous pouvez vous en douter, les enjeux manquent donc cruellement dans ces prémices dignes des plus anciennes comme des plus récentes séries adolescents. Si le tout reste assez agréable, en partie dû aux décors mais surtout aux costumes absolument magnifiques qui plongent immédiatement dans l’ambiance, j’ai pu constater avec regret que la qualité de production était bien supérieure à la qualité du scénario qui s’avère trop immature pour être nécessaire. Il n’y a pas de réelle complexité, si ce n’est une ou deux surprises ici et là. Bien-entendu, le personnage de Zhao Hua se révèle bien plus qu’une simple princesse favorisée par ses parents, même si loin d’être vertueuse comme elle l’affirme elle-même. Elle sait cacher sa ruse derrière son doux visage mais la faible quantité d’épisodes n’aide pas à rendre cette ambivalence réellement crédible. À peine l’occasion de se rendre compte qu’elle n’est pas si détestable se pointe que le drama se clôture déjà avec un dernier épisode qui donne l’impression d’avoir été bouclé à la va-vite tant que les choses s’enchainent.

    Concernant les acteurs, c’est une réelle découverte du côté du quatuor qui en sont encore à leurs premiers projets. Aucun ne m’a réellement marqué bien que je sois curieuse de les retrouver autre part. En revanche, le casting de Story of Yan Xi Palace n’est lui pas passé inaperçu pour mon plus grand bonheur : loin d’être de simples caméos, quelle belle surprise de les retrouver en tant que personnages à part entière. Malheureusement, cela ne rattrape en rien le manque de profondeur des personnages qui manquaient d’intérêt ou manifestaient un caractère trop superficiel, la rapidité du tout nous empêchant de comprendre certains choix scénaristiques à leur sujet. Il en va de même pour l’évolution des relations et de sentiments, que ce soit du côté de l’héroïne que de ces deux prétendants, qui peine à convaincre également. En effet, le manque d’approfondissement de la relation entre Zhao Hua et Lhawang Dorji crée une forme de distance entre le spectateur et ce dernier par exemple moins présente du côté de Fukkan’gan qui a été privilégié sans raison. Beaucoup de maladresses qui seront partiellement rattrapées par une fin plus convaincante et juste que le reste, avec un réel argument quant au fait d’avoir choisi de nous faire suivre Zhao Hua qui est bien la fille de sa mère. Seulement, cela ne rattrape pas le fait que Yanxi Palace : Princess Adventures tarde cruellement à se démarquer quand on voit ce que la Chine est capable d’écrire.

    Yanxi Palace : Princess Adventures s’avère donc être un spin-off peu nécessaire qui introduit une histoire qui tarde à innover et à éveiller de l’intérêt, ce qui se révèle franchement peu flatteur pour ceux qui voudrait se lancer par la suite dans le succès que fut Story of Yanxi Palace - bien que les deux puissent être regardés séparément. En soit, ça reste un petit spin-off réussiqui se regarde facilement et qui parvient malgré son peu d’épisodes à nous montrer la prise d’indépendance d’une princesse trop sûre d’elle. Dommage que le tout soit un peu trop maladroit.

     

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  • DRAMA | Someday or One Day

     

    SOMEDAY OR ONE DAY

    2020 | Taiwan | 13 ép. | 72 min.

        COUP DE  ♥    

      


     

    « The world isn't as bad as I thought. »

     Avec Alice Ke ( Office Girls, Marry Me, or Not ? ), Greg Hsu & Patrick Shih ( HIStory2 ).

    Nous sommes en 2019. Huang Yu Xuan, une femme de 27 ans, languit après l'amour de sa vie, son petit ami de longue date, Wang Quan Sheng. Elle n'arrête pas de vérifier ses messages sur les réseaux sociaux en espérant éperdument qu’il la contactera. Mais une nuit fatidique, Huang Yu Xuan est renversée par une voiture. Quand elle reprend conscience à hôpital, un homme qu'elle pense être Wang Quan Sheng est assis à son chevet. Elle est persuadée d'avoir enfin retrouvé son bien-aimé ! Mais un incroyable rebondissement survient. Elle apprend qu'elle n'est plus une femme de 27 ans, mais qu'elle n’est qu’une lycéenne, qu'elle s'appelle Chen Yun Ru, et qu’elle se retrouve en 1998. Elle découvre également que l’homme à son chevet n’est pas son petit ami, mais un camarade de classe nommé Li Zi Wei. Prisonnière de ce qui semble être le passé, dans la peau d’une autre personne, elle finit par se rendre compte que cet « accident » de la route qui l’a conduite à l’hôpital n’était peut-être pas un accident. Pendant ce temps, Li Zi Wei se trouve étrangement attiré par la femme qu’il pense être Chen Yun Ru, alors qu'il sait bien que son ami le plus proche, Mo Jun Jie a le béguin pour elle depuis des années...

    En cherchant comment elle a traversé le temps, Huang Yu Xuan se rend finalement compte que Chen Yun Ru est en danger et qu'elle doit protéger sa vie. Le véritable amour peut-il trouver un moyen de combler un écart de temps apparemment insurmontable ?    [ + D'INFOS • TRAILER • TOP OST • FAN MV ]

     


      DRAMA | Someday or One Day


    MON ÂME-SŒUR EST UN DRAMA ?


    Un mois.. Un mois que l’épisode final de Someday or One Day a été diffusé mais surtout un mois de chagrin à écouter les mêmes musiques et à revoir les mêmes scènes en boucle - il faut le vivre pour le croire. Autant annoncer les faits directement : en sept ans de dramatage, aucun drama ne m’a parut autant réussi, à un tel point qu’il est même parvenu à dépasser tous les autres ! Sans vous mettre la pression, à l’heure d’aujourd’hui je n’ai eu vent d’aucun avis négatif - promis après ça j’arrête. Les musiques ? Absolument divines, mêlant à la fois modernité et nostalgie. L’écriture ? Elle tient la route du début à la fin, chose assez rare pour un genre aussi compliqué. Les acteurs principaux ? Aussi bons qu’ils pouvaient l’être. Intrigués ? Je suis sûre que vous l’êtes.

    Si Someday or One Day parvient à convaincre de tous les côtés, sa plus grande force - et pas des moindres - reste son écriture. Je pense que lors de sa diffusion, la majorité des gens pensaient qu’il allait être un simple mélange de drame scolaire et de drame adulte. Je vous laisse imaginer la claque que j’ai reçu en constatant au fil des épisodes à quel point il pouvait être bien plus complexe et surtout unique en son genre. Le spectateur voyage entre deux époques, deux histoires tant éloignées que liées au travers du personnage de Huang Yu Xuan, dévastée depuis la disparition de son âme-soeur - je n’exagère même pas - et qui tente en vain de se reconstruire seule. Propulsée par le biais d’un mystérieux phénomène dans le corps de Chen Yun Ru, une adolescente qui lui ressemble trait pour trait, elle rencontre l’un de ses camarades de classe ressemblant également à son petit-ami regretté. Si le passé semble cacher de nombreux mystères et danger, le futur menace également notre héroïne.

    Après deux premiers épisodes introductifs qui posent les bases - en dessous du reste il faut bien se l’avouer - Someday or One Dayn’a jamais cessé de me surprendre. Il est si bien écrit qu’il mélange divers genres sans jamais rendre le tout indigeste, manquant de justesse ou de réalisme. Au contraire, ça fonctionne parfaitement et nous mène tant dans les tourments amoureux de l’héroïne que dans une « enquête » sous divers points de vue qui retient l’attention jusqu’au dernier instant. Pour nous pondre un scénario pareil, crédible du début jusqu’à la fin malgré une thématique autour du temps assez complexe, les scénaristes ont vraiment du bien préparer leur coup : résultat aucune incohérence et des « c’est dingue ! » à tout bout de champ. Le thème du voyage dans le temps est ainsi similaire à un fil rouge qui permet au tout d’aussi bien fonctionner. Cela n’a cependant pas empêché certaines personnes de se perdre dans toute cette richesse. Mais rassurez-vous le dernier épisode répond bien à toutes nos questions. Les scénaristes ont définitivement créée une forme d’harmonie cinématographique, et ce que ce soit dans le fond comme dans la forme, mélangeant les thèmes et les genres avec brio et délicatesse, délivrant des images et des scènes très belles et qui ne sont pas dénuées de symbolisme. On ressent vraiment toute la passion qui a été mise dans cette histoire, tout le soin apporté à chaque détail ! Surtout qu’avec une intrigue pareil, on a beau se douter de certaines choses, il y a tellement de possibilités que l’on n’est jamais sûr de rien. En plus de ça, et c’est sans doute que ce qui m’a le plus marqué, le tout est emprunt de beaucoup de maturité. Vous êtes habitués aux clichés les plus prévisibles ? Dans ce cas vous n’être pas prêt à ce qui vous attend, Someday or One Day parvenant sans aucune prétention à délivrer un scénario original et crédible du début jusqu’à la fin, qui délivre un message important sur l’acceptation de soi. Et dire que toute l’histoire de nos héros ne repose que sur un seul événement fatidique…

    D’ailleurs pour parler de ces derniers, il m’en a fallut peu pour tomber sous leur charme. Il est en effet compliqué de ne pas constater et apprécier le travail fourni par les différents acteurs, d’autant que plusieurs incarnent des « doubles rôles » pourtant très bien gérés. J’ai vraiment été agréablement surprise par le fait de constater à quel point Alice Ke et Greg Hsu, qui incarnent les têtes d’affichent, ont su jongler entre leurs personnages de telle manière que la confusion ne soit jamais établie. Les trois rôles principaux - Mo Jun Jie je ne t’oublie pas - sont chaque fois accompagnés par des rôles plus secondaires qui valent pourtant tout autant le détour. Le drama nous offre en effet beaucoup de points de vue quant à l’histoire qui se déroule sous nos yeux, que ce soit celui de Huan Yu Xuan, de Chen Yun Ru, de Li Zi Wei ou encore celui de Mo Jun Jie ou du fameux meurtriers, tant de contenu qui apporte à la force de l’histoire dépeinte. La psychologie des personnages est ainsi très bien explorée et développée, tout comme les relations entre les personnages sont mises à l’honneur. Je tenais également à souligner le fait que Someday or One Day m’a sans doute offert la plus belle histoire d’amour qu’il m’ait été donné de voir dans un drama. Comme quoi les dramas romantiques font souvent un moins bon boulot que d’autres genres sous-estimés de ce côté-là.

    Le dernier point que j’aimerais soulever - en réalité y’en a des centaines mais le mieux et de découvrir par soi-même - et encore une fois pas des moindres, malgré ce que l’on pourrait croire, est la bande-son qui est absolument divine. C’est littéralement un condensé des sentiments que m’ont procurés mes heures de visionnage. L’écouter revient à mon sens à replonger dans le drama lui-même, tant les diverses musiques n’ont pas été balancés ici et là au hasard. Au contraire, elles participent bien au récit et donnent tout leur sens à certaines scènes, ayant été composées avec beaucoup de soin. Décidément, l’équipe de ce drama a pensé à tout !

    C’est réellement surprise jusqu’au bout et bluffée pour un bout de temps que je suis ressortie de Someday or One Day, un drama autour du voyage dans le temps qui sait sortir du lot. Entre meurtre et enquête, romance et amitié, ce dernier fait vraiment office de montagne russe émotionnelle avec des premiers épisodes qui attisent la curiosité et font place à une suite qui ne cesse de gagner en intensité et en profondeur. Mes impressions vous sembleront sans doute trop positives mais le mieux est de tenter par vous-mêmes et de voir si la magie opère. Scénario complexe, personnages développés et révélations surprenantes sont au rendez-vous !


     

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  • DRAMA | My Holo Love

     

    MY HOLO LOVE

    2020 | Corée du Sud | 12 ép. | 55 min.
      


     

    « Nous sommes tous nés seuls, mais cela nous permet à tous d'être là pour les autres. »

     Avec Yoon Hyun Min ( Heartless City, Falling for Innocence, Tunnel ) & Go Sung He ( The Night Watchmen, Suits ).

    Han So Yeon souffre de prosopagnosie ce qui la rend incapable de reconnaître les visages. C'est pour cette raison qu'elle reste à distance des autres, même si elle excelle dans son travail. Un jour, elle devient testeuse bêta pour l'hologramme Holo, la création de Go Nan Do. S'il a la même apparence physique que lui, sa personnalité est totalement différente. Tous trois, au contact les uns des autres, prendront conscience de choses qu'ils ignoraient jusqu'à présent...    [ + D'INFOS • TRAILER • TOP OST • FAN MV ]

     


      DRAMA | My Holo Love


    UN HOLOGRAMME, VRAIMENT ?


    Absolument pas prévu dans mon programme de février, Netflix n’ayant pas vraiment bien vendu son produit - un hologramme, vraiment ? -, c’est avec surprise que je me suis retrouvée à finir My Holo Love en quelques jours à peine, avec un plaisir pourtant insoupçonné.

    L’histoire tourne autour de la rencontre entre So Yeon et un hologramme du nom de Holo, ressemblant d’ailleurs très pour trait à son créateur, avec lequel elle communique et crée des liens alors que celui-ci est convoité par des personnes mal intentionnées. Dit comme ça, c’est vrai que ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais croyez-moi Netflix n’a pas fait mieux. J’admets d’ailleurs n’avoir pas été intéressée par ce drama jusqu’à la diffusion d’une bande-annonce vraiment réussie, ayant beaucoup d’apriori par rapport à cette histoire de hologramme qui semblait sortir de nulle part - même si la dernière mode des dramas sur les robots n’a due échapper à personne. À vrai dire, je ne suis pas vraiment une grande adepte des dramas avec des personnages non-humains comme c’est le cas ici, de peur qu’ils prennent justement trop de place par rapport aux personnages humains. Forcément, j’avais quelques craintes quant au déroulé de celui-ci, qu'il tourne uniquement autour de Holo et sa relation - amoureuse ? même moi j’y croyais pas - avec So Yeon, quelque chose de totalement sordide en soi, même si on sait tous de quoi dramaland est capable. Mais force est de constater que chaque élément a su trouver sa place, même les plus clichés telle que la prosopagnosie de l’héroïne, maladie qui lui empêche de reconnaître les visages aka l’un des clichés les plus clichés - rien que là y’a du niveau - de dramaland. Mais attendez, ne partez pas maintenant ! Malgré deux premiers épisodes peu flatteurs à cause des schémas habituels, le tout s’est révélé franchement sympathique à suivre.

    En effet, le format seize épisodes d’une heure ayant tendance à me lasser, quelle agréable surprise qu’un drama de douze épisodes soit capable de nous offrir une histoire complète et sans réelle longueur. De manière inattendu, j’ai vraiment apprécié tout ce qui tournait autour de l’Intelligence Artificielle, même si le tout aurait certainement pu être plus approfondi. Je pense qu’il est facile de se projeter sur de tels thèmes avec l’avancée de la technologie dont est sujet le 21è siècle. De plus, le fait qu’Holo ne prenne en rien le pas sur tout le reste rend le drama d’autant plus crédible. La présence d’acteurs convaincants est également un bon point, le duo fonctionnant très bien ensemble. J’ai été très heureuse de redécouvrir Yoon Hyun Min depuis Heartless City qui incarne ici deux personnages à l’apparence identique mais aux caractères distincts - du moins en apparence -, Holo et Ko Nan Do. L’acteur a réellement su donner vie aux deux personnages qu’il incarne selon moi : on en oublierai presque qu’il n’y avait qu’un seul Yoon Hyun Min, jonglant parfaitement entre Nan Do, personnage tourmenté, et le Holo joyeux et adorable. Du côté de Go Sung Hee que je ne connaissait pas encore, c’est une belle découverte dans la mesure où je l’ai trouvé très naturelle dans son rôle. J’en profite d’ailleurs pour préciser qu’en tant que drama romantique, il est clair que le tout manque de moment-clés mais c’est ce naturel justement - ne pas passer une minute sur une même scène de baiser a clairement du bon - qui fait tout le charme de la relation entre So Yeon et Nan Do.


    Pour en revenir a Holo qui est indirectement au coeur de l’histoire, Nan Do étant réellement le personnage principal, sa présence - Dieu merci il n’était pas là pour mettre des bâtons dans les roues de son créateur - permet de nous amener à certains points intéressants. Tout d’abord, il montre l’aide que peut apporter une IA, en tant qu’ami qui, dans le cas de Nan Do, peut même guérir le mutisme, ou en tant que soutien dans la vie quotidienne, comme c’est la cas de So Yeon à propos de sa maladie. De plus, cela amène à une certaine réflexion autour du sentiment de solitude - la prononciation de Holo se rapprochant d’ailleurs du mot en coréen - qui pousse elle-même toujours plus les gens à s’isoler, dans une société pourtant connectée en permanence mais qui reste la véritable source du problème : Pourquoi créer de nouvelles personnes alors que celles et ceux que l’on attend depuis toujours sont peut-être plus proche de nous qu’on ne pourrait le croire ? On a également un aperçu des dérives possible face à ce genre de « nouvelle technologie » qui peut nous dépasser, ce qui amène à d’autres questions : Une IA peut-elle avoir des droits au même titre que les hommes ? Le libre-arbitre d’une IA aux capacités hors normes peut-il être dangereux ? Est-ce que la place que peut prendre une IA telle qu’Holo n’est peut-être pas un peu trop importante pour notre monde d’aujourd’hui ? N’est-ce pas un projet encore trop innovant ? Bien sûr, le drama n’échappe pas à certains schémas classiques aux clichés qui s’empilent ( amour à sens-unique, enfance commune, cécité faciale de l’héroïne etc ), mais tout ça pour dire que j’ai aimé à quel point le drama n’était pas une simple romance et ouvrait à certaines réflexion en offrant à son principal argument, Holo, une réelle place.

    Loin d’être une simple comédie romantique, My Holo Love semble donc être un drama ayant retenu l’attention de beaucoup à la surprise générale. Bien entendu, ce n’est pas parfait ou révolutionnaire, le scénario n’étant pas réellement aussi riche que pour d’autres dramas, mais malgré la mauvaise promotion de Netflix qui le décrédibilisait, le tout s’est révélé divertissant et loin d’être mauvais. Une agréable surprise de mon côté !

     

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  • Flipped

     

    FLIPPED

    2019 | Chine | 24 ép. | 30 min.

     



     Avec Gao Yu ( Legend of Fu Yao, Please Love Me ) & Charlene Chen ( Cheat my Boss ).

    Shuang Shuang est une jeune femme qui a été éduquée assez strictement par son père, ce qui la pousse ainsi à se rebeller. Elle finit alors par fuir la maison familiale, rêvant de devenir peintre. Un jour, son chemin croise celui du jeune et beau Qi Xun, un mystérieux directeur d'un cabinet d'architecte. Sombre et froid, mais talentueux, Qi Xun possède également un pouvoir secret : il est capable de se téléporter ; mais cela lui cause de grosses migraines. Sa petite soeur, Qi Tian possède également des pouvoirs secrets, mais qui lui posent beaucoup plus de problèmes de santé, mettant sa vie en danger. Parce qu'il la pense être une guérisseuse capable de venir en aide à sa petite sœur, Qi Xun embauche Shuang Shuang.    [ + D'INFOS • TRAILER • TOP OST FAN MV ]

     


     
    Flipped | Un drama qui finit par se perdre lui-même dans ses propres choix


    UN DRAMA QUI FINIT PAR SE PERDRE LUI-MÊME DANS SES PROPRES CHOIX

    Flipped est un drama que je trouvais dans sa première moitié très agréable à suivre, tout en douceur et en légèreté. Il faut dire que le thème fantastique m’intriguait réellement et était dès les premières minutes bien introduit. Seulement, l’amour s’en mêle et si la romance entre Qi Xun et Shuang Shuang me plaisait réellement, une routine finit vraisemblablement par s’installer au détriment d’autres éléments qui auraient été bien plus intéressants à mes yeux.

    Le contexte est posé très rapidement avec un enjeu principal, à savoir le fait que Qi Xun doive trouver un guérisseur pour sauver sa soeur. En effet, les deux possèdent un pouvoir qui leur est propre, seulement si son don de téléportation lui cause quelques migraines ainsi qu’une modification de son ouïe et de son odorat, le cas de sa petite soeur est bien plus complexe puisque ses visions de l’avenir lui prennent chaque fois un peu de sa vie.


    Dans un premier temps, on peut dire que Flipped était plutôt réussi, notamment par son côté très addictif et des défauts qui n’étaient pas encore trop flagrants. On nous présente directement l’aspect fantastique qui m’a tout de suite plu avec cette histoire de guérisseurs et de protecteurs, l’approfondi doucement au fil des épisodes parallèlement à une belle romance. L’histoire s’annonçait intéressante, les scènes très belles visuellement et l’alchimie des deux acteurs ainsi que les baisers échangés étaient clairement un plus. C’est un peu avant la moitié que le tout s’est relâché et a fait une chute libre qui lui a fait perdre tout sa pertinence à mes yeux. Beaucoup de longueurs pour peu d’avancement quant à l’élément central du drama, à savoir la recherche du guérisseur pour permettre à Qi Xun de sauver sa soeur. Au lieu de ça, le drama se perd au travers d’un bon nombre de personnages, de thèmes ou de sous-histoires différentes, le tout sans queue ni tête bien entendu. Même la romance que j’aimais sincèrement a fini par me paraitre fade et sans intérêt, reprenant le schéma classique pour ce genre de duo. Qi Xun s’approche d’elle par intérêt mais ils tombent tout deux rapidement sous le charme de l’autre, un élément qui me faisait déjà grincer des dents. Pourtant de très belles scènes nous sont présentés, des scènes qui ont su faire chavirer mon coeur avec une alchimie très présente, mais on sent très clairement que l’histoire de Qi Xun et Shuang Shuang prend le dessus sur ce qu’aurait dû nous proposer le drama s’il avait réellement voulu mettre en valeur son intrigue. Et comme si on en avait pas déjà assez, même les personnages secondaires finissent par s’y mettre. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas franchement mis en valeur à cause des trop nombreuses intrigues qui se croisent sans jamais être correctement reliés avec cette histoire de protecteurs, l’antagoniste qui ne m’a pas vraiment convaincu ou encore le passé des deux héros. Il n’y a finalement que l’ami de Qi Xun qui m’aura plu du début à la fin. Et que dire du comportement de Qi Xun qui se révèle être un frère trop protecteur envers sa soeur, qui ne nous apparait que comme une petite chose insipide et fragile, mais qui passe plus de temps focalisée sur Shuang Shuang que sur elle ?Heureusement, les derniers épisodes se concentrent plus sur l’intrigue centrale que sur le reste.

    Après un début drôle, mignon et accrocheur, Flipped s’essouffle très clairement avec des scènes et des enjeux qui perdent de leur intérêt et des personnages qui perdent de leur saveur.

     

     

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