• The Last Empress

     

    THE LAST EMPRESS

    2019 Corée | 52 ép. | 30 min.

     


     

    « Humans can be scarier than ghosts»

     

    Avec Jang Na Ra ( Hello Monster, V.I.P ), Shin Sung Rok ( Perfume, Vagabond ), et Choi Jin Hyuk ( Tunnel, Rugal ).

    La Corée du Sud actuelle est un pays gouverné par une monarchie constitutionnelle. Oh Sunny, une actrice de comédie musicale, épouse l'empereur Lee Hyeok. Mais celle-ci s'oppose au pouvoir absolu du palais. Na Wang Sik est lui rentré dans le palais pour pouvoir se venger du responsable de la mort de sa mère. Suite à de nombreux événements, Oh Sunny et Na Wang Sik s'unissent dans le but de détruire la famille royale.    [ TRAILER ]

     


     The Last Empress


    LA CORÉE DU SUD, UN EMPIRE AU XXIè ?

    The Last Empress est un drama ayant su faire parler de lui lors de sa diffusion, atteignant même un taux d’audience assez inattendu. En y repensant j’ai beaucoup de choses à dire sur lui, sûrement à cause de son scénario brouillon et des nombreux éléments qui s’y mélangent. En tout cas ce qui est sûre, c’est que c’est un drama comme on en voit rarement, sur lequel les scénaristes ont pris des risques et fait des choix osés avec parfois peu de pertinence ou d’intérêt, le tout se cassant inévitablement la figure et me laissant avec pas mal de regrets.

    La Corée du Sud, un empire au XXIè ? J’étais assez partagée entre la pensée que ce soit du génie ou au contraire l’idée la plus folle qu’ils aient pu trouver. Seulement, le fait qu’ils choisissent comme point central de la trame une actrice de comédie musicale nunuche qui allait se retrouver embarquée au coeur du palais, totalement aveuglée par un empereur qu’elle admire tant - plus cliché tu meurs -, m’a tout de suite fait oublier le côté génie de l’idée. Cette dernière se retrouve être l’alibi parfait dans une histoire de meurtre dans lequel son bien-aimé, l’empereur Lee Hyeok, ainsi que la maitresse de ce dernier, la secrétaire Min Yoo Ra, sont impliqués - dire qu’ils ne sont même pas les pires dans ce palais.

    Il faut pourtant bien vous avouer que malgré des lenteurs et beaucoup de flashbacks, je ne me suis jamais réellement ennuyée, ce qui est assez compréhensible lorsque l’on voit les dimensions que prend l’intrigue au fil des épisodes. L’histoire est assez loufoque quand on y repense, peu crédible dans ses débuts avec certaines incohérences, et toute la mise en place parait vraiment too much à cause de certaines facilités. Le tout ne plaira clairement pas à tout le monde c’est certain, le scénario étant grandement exagéré et dramatique dès le début. En tout cas une chose est sûre, je me suis bien marée ! Et pour le peu que l’on approuve les premiers épisodes, la suite s’enchaîne très rapidement même si j’émets des réserves sur les derniers épisodes et la conclusion de toute cette histoire. L’arrivée de l’insouciante Oh Sunny, que l’on peut facilement  voir comme une représentation de la naïveté du peuple, dans une famille royale hors du commun, cache en réalité un meurtre et bon nombre de crimes qui se multiplient au fil des épisodes. Grâce à ça, on a le droit à beaucoup de rebondissements qui laissent peu de place à l’ennui même si certains sont plus prévisibles que d’autres. En plus de ça, je dois bien avouer avoir toujours eu un petit faible pour les histoires de vengeance et les palais impériaux.

    Ici le palais est un champ de bataille ayant comme enjeu le pouvoir. En effet, même si l’empereur reste à la tête de la hiérarchie, le pouvoir ne cesse ne tourner indirectement et d’être convoité : empereur, mère du souverain, maîtresse, domestique. On a donc droit à un grand lot de personnages, personnages qui auraient pu être mieux construits sur le long terme. Si l’impératrice Oh Sunny a connue une très belle évolution, passant de la trentenaire ayant une mentalité d’ado à une femme qui essaie de s’imposer dans un milieu qu’elle ne connait pas, le reste de la famille royale échoue pour la plupart aussi lamentablement que les personnes les entourant. N’ayant pas la place pour les aborder en détails, disons qu’ici les méchants sont réellement méchants et jouent bien leur rôle de méchant mais finissent malheureusement par perdre leur crédibilité.  Dommage quand on a un casting qui aurait pu faire la différence, surtout avec Jang Nara et Shin Sung Rok en tête d’affiche. L’empereur n’est en réalité pas le réel grand vilain, manipulé de A à Z par des femmes, le plus dangereux d’entre eux se révélant parfois le moins soupçonnable. Ce drama est d’ailleurs étrange dans sa manière de nous faire détester nombre de personnages pour finalement tenter de nous convaincre qu’ils ne sont pas aussi mauvais… Je sais bien qu’un mauvais comportement peut résulter d’une éducation particulière ou de séquelles du passé mais ça va un peu trop loin dans la facilité selon moi. Côté romance, pas réellement convaincue non plus, les scénaristes semblant eux-mêmes partagés entre l’histoire d’amour prévue entre Sunny et Na Wang Sik, le très supposé personnage principal dont l’empereur a tué la mère, et celle entre Sunny et l’empereur, beaucoup plus difficile à avaler même si l’empereur garde ma préférence, un personnage essentiel au fonctionnement et à la réussite du drama. Heureusement, certains personnages sont nous apparaissent comme des rayons de soleil dans tout ce chaos, notamment la famille de Sunny, l’adorable princesse Ah Ri ainsi que M. Lee qui apportent tous ce petit quelque chose en plus !

    Malgré une intrigue qui se veut sérieuse derrière ses airs de comédie, The Last Empress est selon moi un drama qui se rapproche plus du divertissement, à ne pas prendre à 100% au sérieux, une sorte de plaisir coupable. J’ai certes passé un bon moment malgré des défauts qui se font de plus en plus évidents mais lui reproche clairement son format de 26 épisodes qui gâche la pertinence de l’intrigue. Meurtre, vengeance et trahison : bienvenue dans la famille impériale coréenne - pour le meilleur et pour le pire ! 

     

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  •  Monstar

      

    MONSTAR

    2013 Corée 12 ép. 70 min.

     


     

    « The situation changed, not my mind. »

     

    Avec Jung Hyung ( Coffee, Do Me a Favor ), Ha Yeon Su ( Rich Man ) et Kang Ha Neu ( When the Camellia Blooms ).

    Yun Seol Chan est le leader du célèbre groupe Men in Black. Victime de son tempérament de feu et de son sale caractère, il se voit obligé de quitter momentanément son groupe le temps de se construire une nouvelle image. En pause, il se doit alors d'intégrer un lycée au sein duquel il devra se comporter en lycéen idéal. Il rejoindra par la suite le groupe de son lycée, tout comme d'autres lycéens partageant la même passion que lui pour la musique, et c'est en aidant ceux-ci à réaliser leurs rêves qu'il changera peu à peu son caractère.    [ TRAILER ]

     



    Monstar | Quand une célèbre chaine de télévision musicale sud-coréenne se met aux dramas


    QUAND UNE CÉLÈBRE CHAINE DE TÉLÉVISION MUSICALE SUD-CORÉENNE SE MET AUX DRAMAS

    Mon visionnement de ce drama remonte pour moi à longtemps, en sachant que 2013 est l’année où j’ai commencé à m’intéresser à eux. C’est l’une des affiches de Monstar, ainsi qu’une bande-annonce semblant annoncer du lourd, qui m’avait donné envie de me lancer dans l’aventure. Le gros problème était le manque de sous-titres. Premier drama Mnet, les fansubs n’avaient pas semblé vouloir se jeter dessus. En grande curieuse que j’étais, j’ai donc choisi de me diriger vers d’autres drama – mon tout premier n’a ainsi pas été coréen mais taiwanais – pour revenir plus tard vers celui-ci, un petit peu moins novice.

    Malgré un format assez décevant qui ne nous offre pas la fin tant espérée, ainsi que des personnages principaux peu réfléchis, certains points auront tout de même réussi à me charmer. Je pense notamment à ce côté musical qui m’avait tant donné envie de démarrer ce drama. Chaque musique raconte sa propre histoire et possède son propre lot d’émotions. On est réellement transportés et ce sont finalement ces scènes-là qui restent les plus mémorables.

    Pour en revenir aux personnages, on se retrouve avec un trio principal que j’ai trouvé assez caricatural. Notre héroïne, Min Se Yi, parait bien sympathique lors des premiers épisodes pour finalement devenir le petit cliché de l’adolescente partagée entre deux mecs. Son personnage s’est, en plus de ça, révélé très plat et semblait n’être finalement là que dans le but de créer une rivalité entre Seol Chan et Sun Woo. Pour ces deux-là, pas besoin d’en dire énormément : le héros se révèle être immature selon les situations et le second lead représente très bien le cliché d’un amour à sens unique. Bien qu’ils restent sympathiques à suivre, beaucoup de leurs décisions ont le don d’agacer. Heureusement, les personnages secondaires représentent vraiment quelque chose. On retrouve au travers d’eux différents sujets qui ont vraiment eu le don de me toucher. Je pense notamment au harcèlement et au renfermement. Je retiens notamment le personnage de Kim Na Na qui s’est vraiment démarqué grâce à son histoire mais également grâce à l’interprétation de l’actrice. Solitaire, le fait d’intégrer Color Bar, le groupe que l’on suit durant ce drama, la poussera vers le haut. On voit clairement qu’elle a du mal à partager ses sentiments et qu’elle en souffre. C’est donc un très beau personnage auquel je suis rapidement parvenue à m’identifier.

    Je pense ainsi vraiment que Monstar avait du potentiel, mais que ce dernier a été mal exploité. Il laisse un gout d’inachevé et son manque de dynamisme finit par le rendre lourd. Encore une fois, les personnages avaient des choses à revendre mais l’histoire de fond n’était pas vraiment solide. On suit finalement un groupe, on apprend à les connaître, à les détester comme à les aimer, mais on reste loin – très loin – des émotions que j’ai pu ressentir pour Shut Up ! Flower Boy Band, un drama génial qui avait de quoi réussir. Heureusement, le tout reste mignon et sympathique.

    Malgré une romance qui n’a pas eu de quoi me séduire, je retiens tout de même les thèmes secondaires abordés ainsi que les musiques sublimes qui nous suivent tout au long des épisodes. Sans être un pari réussi, certains de ses aspects pourront sans aucun doute vous plaire.

     

     

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  • Love Knot

     

    MOONSHINE AND VALENTINE

    2018 | Chine | 25 ép. | 45 min.

     


     

    « All of this was destined. »

     

    Avec Victoria ( Beautiful Secret, My New Sassy Girl, Find Yourself ) et Johnny Huang ( Addicted Heroin ).

    Guan Pi Pi est une jeune stagiaire chez un magazine. Elle a pour mission de trouver et d'interviewer un antiquaire insaisissable, He Lan Jing Ting. Mais Pi Pi découvre vite que ce dernier n'est pas un homme ordinaire. En fait le prêtre d'un clan qui essaye de garder les humains en sécurité, il est à la recherche de la réincarnation de la femme qu'il a aimée des années auparavant.    [ TRAILER ]

     



    Moonshine and Valentine | Réincarnations et peuple renard


    RÉINCARNATIONS ET PEUPLE RENARD

    Dans le genre romance fantastique chinoise, Flipped que j’avais commencé bien après mais terminé juste avant s’est avéré décevant à cause de choix que j’avais trouvé mauvais. Ici, Moonshine and Valentine en fait des meilleurs - qui m’ont notamment fait aimer jusqu’à la fin - avec une très belle histoire, cohérente et agréable à suivre, qui lie passé et présent au travers d’une mythologie intéressante, même si je dois avouer que certains aspects ont fini par me déplaire.

    Le ton est présenté dès l’introduction de chaque épisode, un même passage qui nous présente la mythologie du drama qui tourne autour d’un peuple renard venu d’une autre planète qui se fond parmi les hommes. Forcément, si on ne les différencie pas au simple regard, les deux peuples ne peuvent se mélanger en raisons de certaines règles. Notre héros est d’ailleurs lui-même issu de l’union entre renard et humain ce qui fait de lui un hybride, une origine qui pose le point de départ de toute l’histoire, des milliers d’années avant ce que l’on suit dans le monde contemporain. En effet, sa rencontre avec son âme-soeur n’est pas due au hasard et une sorte de malédiction suit chacune des réincarnations de la jeune femme, la dernière étant Guan Pi Pi, la jeune femme dont on suit le point de vue. De plus, des conflits existent toujours au sein de la communauté des renards quant à certains enjeux importants.

    Comme le laisse présager un tel scénario, Moonshine and Valentine est un drama fantastique qui présente une très belle histoire combinant le charme des dramas chinois à cette mythologie sur les renards qui fait intervenir plusieurs problématiques. Le début des épisodes laisse place à un retour dans le temps où l’on peut voir les anciennes vie de Pi Pi aux côtés de He Lan, des scènes très touchantes et bien réalisées. C’est ce côté « vies antérieures » qui m’a sans doute le plus plu grâce à sa pertinence dans l’intrigue fantastique, même si elle s’avère moindre par rapport aux scènes dans le présent. Cela permet d’insérer un background à certains personnages, nécessaire pour s’y attacher un minimum. Malheureusement, bien que j’ai aimé suivre le drama jusqu’à la fin, certains défauts n’ont pas manqués de me marquer. Prenons par exemple la partie de l’histoire concernant le clan qui a bien fini par me lasser, la soif de pouvoir du demi-frère du héros prenant trop d’ampleur à mon goût, au détriment de la personne que lui-même aime et qui méritait d’aimer plus qu’une personne dépassée par ses ambitions. En commençant par ses deux-là, certains personnages ne m’ont pas véritablement convaincu, notamment He Lan et Pi Pi. Lui est un personnage doux et dévoué mais qui s’avère finalement peu intéressant, que ce soit à cause de son développement ou de la prestation assez fade de l’acteur. De même, Pi Pi n’est pas une héroïne à laquelle je me suis attachée bien que l’on suit son point de vue du début à la fin, celui d’un personnage créé pour toucher les téléspectateurs. Une nouvelle fois, je pense que la prestation de l’actrice y est pour quelque chose. L’histoire de son petit-copain et de sa meilleure amie - qui ne le reste pas très longtemps vous vous en doutez - m’a parue totalement inutile et sans intérêt. On aurait plus dit une excuse pour Pi Pi afin qu’elle puisse se détacher de ce qu’elle avait vécue jusque là sans He Lan. Seulement, si les choix et comportements du héros et de l’héroïne n’ont pas toujours fait l’unanimité chez moi, il est indéniable pour moi de souligner à quel point leur lien est beau et touchant à voir. De même concernant certains personnages secondaires, notamment un trio qui se forme parallèlement au développement de la relation entre nos deux héros et qui manifeste un lien fort et réaliste. À noter que les derniers épisodes sont plus compliqués à saisir, notamment au niveau de la fin que j’aurais mieux appréciée si plus expliquée et justifiée.


    Le charme de l’histoire de Moonshine and Valentine  vous rendra sans doute accro, le drama étant prometteur même si pas assez à la hauteur selon moi, la première partie étant vraiment bonne mais la suite partant dans trop de directions. Dans tout les cas, ce drama promet un bon moment à condition que l’on passe au dessus de certains de ses défauts.

     

     

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  • Before We Get Married

     

    BEFORE WE GET MARRIED

    2019 | Taïwan | 13 ép. | 75 min.

     

        COUP DE  ♥    

     


     

    « Whether it's love or hate, I want to make my own decisions. Whether it's love or hate, I need to first learn to love myself. »

     

    Avec Jasper Liu ( Pleasantly Surprised, Triad Princess ), Puff Guo ( Just You, Pleasantly Surprised ), Steven Sun et Nita Xua.

    Alors que Zhou Wei Wei est sur le point d'épouser son petit ami, avec lequel elle a planifié tout son avenir, la fille avec laquelle Chu Ke Huan partage sa vie depuis dix ans espère nouer des liens plus étroits avec lui. Seulement, les deux commencent à éprouver des sentiments l'un pour l'autre.    [ TRAILER ]

     



    Before We Get Married
     

    UN SUJET QUI FÂCHE TRAITÉ AVEC NATUREL ET MATURITÉ

    Comme quoi les meilleurs dramas peuvent être ceux dont on entend parler le moins. Après un grand coup de coeur pour le thaïlandais Hua Jai Sila, en voici un second avec le taïwanais Before We Get Married. Maintenant je saurais qu’il ne faut pas sous-estimer les dramas de ces nationalités. Du début à la fin, je n’ai pas été déçue et en redemanderais même. Il faut dire que treize épisodes lorsque l’on adore autant le duo principal, ce n’est jamais assez pour anticiper la fin. Mature et naturel, Before We Get Married fait intervenir un sujet principal que je n’avais jamais croisé à dramaland, à savoir la tromperie, bien que tout ça ne m’ait jamais paru aussi néfaste que ce à quoi j’avais pensé.

    On rencontre Zhu Wei Wei dont la vie est toute planifiée depuis le début de sa relation avec Li Hao Yi, son petit-ami depuis trois ans. Que ce soit concernant l’emménagement, le mariage ou les enfants, tout est prévu d’avance dans leur quotidien répétitif dont ils pensent se satisfaire. Forcément, l’arrivée de Chu Ke Huan dans ce parfait tableau avait tout d’un imprévu. Il est beau, riche, se hissant parmi les rôles les plus importants de son entreprise, mais sa vie sentimentale auprès de Zi Yuan ne compte plus autant qu’il y a dix ans.

    Il est toujours compliqué de discuter d’un sujet sensible qui peut être très facilement condamné, notamment dans une société asiatique qui est plus « conservatrice » que la notre. Bien que ce drama porte sur la tromperie, rien n’est à réellement malsain, l’histoire se révélant d’une maturité et d’un naturel que j’ai apprécié découvrir. C’est un sujet tabou qui je trouve est bien abordé et ne met en aucun cas mal à l’aise lorsque l’on cherche à aller plus loin que les synopsis qui portent à croire que les deux relations étaient saines dès le début. Bien-sûr les deux héros ne sont pas tout blancs dans cette histoire, mais sont loin d’être aussi noirs que ce à quoi je m’attendais. J’ai réellement adoré suivre ces treize épisodes, à un point où je me suis enfilé les trois-quarts en une nuit. D’après moi, il n’est pas question d’un drama qui a  pour unique but de divertir puisqu’il appuie également les failles dont sont constituées toutes personnes indépendamment de leur volonté. Que ce soit à cause de faits passés, présents ou futurs, toute relation ne peut évoluer de la même manière et aussi sainement qu’on le souhaiterais comme c’est le cas entre Wei Wei et Hao Yi, ou être aussi parfaite qu’on ne le montre comme pour Ke Huan et Zi Yuan. Finalement, tout porte sur un choix, à savoir partir ou rester. Ce qui m’amène au fait que chacun a sa part de responsabilité dans toute cette histoire : Wei Wei qui n’a pas directement coupé tout contact avec Ke Huan lorsqu’elle en a eu l’occasion et ne ressentait alors rien pour lui ; Ke Huan qui dit respecter et envier plus que tout la notion de famille, mais qui convoite quelqu’un qui possède un avenir avec un autre au lieu de mettre les choses au clair dans son propre couple ; Hao Yi qui s’est perdu dans son désir de devenir l’époux parfait ; Zi Yuan qui se voile la face en ne pouvant accepter que les aléas de la vie l’ont éloignée de Ke Huan depuis bien longtemps.

    Ce qui permet d’ailleurs à ce drama de tenir autant la route est sans aucun doute la présence de Puff Guo et de Jasper Liu qui possèdent une alchimie qui saute littéralement aux yeux. On ressent réellement la connexion entre les deux personnages ainsi que l’intensité dans leurs échanges et leur duo est clairement le point fort du drama. Comment ne pas résister à Ke Huan qui prend soin de Wei Wei et lui porte des regards qui ne trompent personne ? De plus, on ressent vraiment une évolution entre les deux personnages que l’on découvre avant leur rencontre et ceux que l’on quitte à la fin du drama, parvenant à mettre à profit les leçons qu’ils ont su tirer de cette situation. Ils ont avant tout besoin de se reconstruire seuls et sans l’influence d’un autre. Bien-entendu, la présence de leur petit(e)-ami(e) respectifs se fait sentir et si Zi Yuan personnifie très bien la fille bercée d’illusions, Hao Yi semble assez ennuyant et plus intéressé par ses plans d’avenirs que sa petite-amie elle-même, jusqu’à en oublier qu’une relation se construit à deux. Wei Wei suit alors les plans souhaités par ce dernier même s’ils lui en coutent. Rejeter la faute sur tout le monde est une chose mais le faire d’une façon si immature, égoïste et pathétique n’a rien d’un comportement d’adulte. Tout ça pour dire que je n’ai pas particulièrement apprécié la tournure de son personnage qui perd de sa crédibilité passé la seconde moitié du drama. Heureusement, la présence d’un personnage aussi haut en couleur que Ke Fei, la meilleure amie et colocataire de notre héroïne, relève clairement la donne, méritant amplement le temps qu’on lui consacre dans ce drama, chacune de ses interactions demeurant un pur régal et constituant une touche d’humour fortement appréciable.

    Je pense que vous vous en doutez maintenant, Before We Get Married m’a convaincue. Je conçois le fait qu’il ne puisse pas plaire à tous par rapport à son histoire mais si cette dernière vous attire un minimum, foncez - en plus de ça l’OST vaut vraiment le coup ! Malgré quelques longueurs, j’ai réellement apprécié le réalisme de la fin tout comme les messages qui y sont passés. L’amour est un sentiment humain et naturel qu’on ne peut ni forcer ni contrôler. Wei Wei et Ke Huan illustrent très bien cette pensée, aspirant tous deux à liberté et indépendance.
     

     

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    En sachant que toute l'OST vaut le coup, voici un lien pour l'écouter en entier : ici.


     


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  • Hua Jai Sila

     

    HUA JAI SILA

    2019 Thaïlande 27 ép. 55 min.

     

        COUP DE  ♥    

     


     

    « Thank you for being the flower that grows on stone like me. »

     

    Avec Thanapob Leeratanakajorn aka Tor ( Hormones, O-Negative ) et Nopjira Lerkkajornnamkul aka Fern ( Naet Nakin ).

     Tor est le fils illégitime d'un riche noble. Celui-ci le confie à sa femme, Sitha. Tor subit alors de terribles maltraitances de la part de sa belle-mère et de son demi-frère. Son seul réconfort est alors Mingta, une voisine et enfant illégitime, comme lui, maltraitée par sa belle-mère et sa demi-sœur. Un jour, les choses dérapent, Tor se fait presque assassiner par sa belle-mère et manque de se noyer. Par chance, sa tante le sauve et laisse tout le monde le croire mort pour le protéger.

    Tor renaît donc sous le nom de Sila et devient plus tard le propriétaire d'un club et d'un casino. L'occasion de se venger de sa famille se présente alors à lui. Mais au même moment, il revoit aussi Mingta qui le reconnaît immédiatement.
     



    Hua Jai Sila


    UNE HISTOIRE DE VENGEANCE DIGNE DE SON SUCCÈS

    Hua Jai Sila est un drama étonnant dans le simple fait que je ne m’attendais pas à tomber sur celui qui sera sans doute mon drama de l’année. Bien que Kiss Me et Full House Thaï m’avaient prouvé à quel point les dramas thaïlandais pouvaient être aussi bons que ceux d’autres nationalités, je n’avais jamais été tentée plus que ça par d’autres titres depuis. Pourtant, je suis là, devant mon écran à me ressasser ces longs mois de diffusion et des épisodes qui ne m’ont jamais déçue et n’ont au contraire jamais cessé de me séduire.

    Ça pourrait paraitre étrange mais je suis tellement reconnaissante envers toute l’équipe de ce drama pour l’avoir fait exister et me rappeler exactement pourquoi j’aime autant les séries asiatiques, car certaines ont le don de vous en mettre littéralement plein les yeux. Étant le remake d’un drama datant de plus d’une dizaine d’années, ce qui me faisait sans doute le plus peur était de retrouver le genre d’inconvénients et de clichés que l’on retrouvait dans cette génération-là de dramas. Il y est en effet question de Sila, anciennement appelé Tor, qui a été victime de son statut de fils illégitime et qui se fait passer pour mort afin de prendre sa revanche sur les personnes de son passé ayant tenter de le nuire, lui et ses proches. Pourtant, cette histoire de vengeance n’a rien à envier à d’autres et reste pertinente du début à la fin. À vrai dire, ce fil conducteur ainsi que le lien entre Tor et Min, son amie d’enfance dont il va forcément devoir recroiser la route, étaient clairement deux éléments qui m’intéressaient avant même de débuter mon visionnage et je n’ai pas été déçue.


    Concernant l’histoire et le thème prédominant de la vengeance, j’ai trouvé l’ensemble très bien écrit, avec un développement à la hauteur de son potentiel. C’est un sujet vu et revu, tout particulièrement du côté des thaïlandais et pourtant les scénaristes ne dépassent jamais la limite, ne faisant pas de Tor un vrai monstre mais un être humain meurtri par un passé qu’il ne réussit pas à oublier. L’histoire est d’ailleurs très bien introduite dans la mesure où l’on comprend rapidement les enjeux du dramas ainsi que les fautes des personnages concernés. Le suspens est bien présent à chaque épisode et amène une tension nécéssaire qui faisait de l’attente un vrai supplice. Il est vrai que l’on échappe pas au cas de la famille violente et aux histoires de maîtresses qui peuvent sembler exagérées mais c’est une chose que l’on ne peut empêcher dans les lakorns, tout comme le fait que tout ce qui avait un lien avec les blessures et le sang n’était jamais totalement crédible. Mais honnêtement, cela n’a jamais fait perdre à mes yeux sa crédibilité au drama.

    Il faut dire que lorsque l’on est face à la performance de Thanapob Leeluttanakajorn qui incarne Tor à la perfection, on ne peut se permettre de faire les difficiles. Je pense pouvoir affirmer que Sila / Tor est devenu l’un de mes personnages favoris de tout dramaland. J’aime le fait qu’il ne soit pas déraisonnable et sans coeur mais quelqu’un d’intelligent et de réfléchi, un homme qui sait laisser transparaitre ses émotions jusqu’aux larmes. Il ne dégrade en rien l’image de la femme comme dans d’autres lakorns du genre - même si ça n’empêche pas deux ou trois baisers forcés - et les respecte sincèrement comme on peut le voir dans sa relation avec sa tante qui s’est révélée très touchante. Bien qu’il soit focalisé sur sa vengeance, cela ne l’aveugle pas et ne l’empêche pas de protéger les femmes qu’il aime en restant chaque fois maître de lui-même et du jeu auquel il joue. Du côté de Min, il est vrai que son personnage n’est pas le plus utile et important, pourtant c’est un personnage essentiel aux côté de Sila. J’ai aimé le fait qu’elle ne se laisse pas constamment faire et que malgré le fait qu’elle pense reconnaitre Tor, ça n’est pas pour autant qu’elle le laisse tout se permettre et jouer avec les gens. Elle souhaite plus que tout le pousser vers le haut, lui qui reste figé dans le passé, et leur relation n’en est que plus belle. L’alchimie entre les deux ne pouvait être meilleure et rien que pour la beauté de leur relation, rien que pour leurs scènes ensembles, ce drama vaut le coup d’oeil. La romance ne freine en rien le reste, se mêlant tout naturellement à l’intrigue. L’intensité est là du début à la fin, les deux ne pouvant s’empêcher de s’attirer l’un à l’autre.

    Clairement, Hua Jai Sila est à mes yeux un drama à ne pas rater qui ne s’essouffle jamais et reste pertinent du début à la fin. Que ce soit pour son histoire portée sur la vengeance, la performance des acteurs, l’alchimie entre Min et Tor ainsi les répliques mémorables de ce dernier, j’espère que mes impressions vous auront ne serais-ce que donné l’eau à la bouche car pour ma part j’aimerais tout oublier pour pouvoir le recommencer.

     

     

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    Hua Jai Sila

     

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