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    CLOSE TO HEAVEN

    Rin Mikimoto | Shojo | 9 tomes | 2017 ( VF ) | Pika

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    Nino, une jeune fille solitaire avec une perruche perchée sur son épaule, fait la connaissance de son voisin Kira, un garçon à l’air désabusé qui ne pense qu’à s’amuser. Tout semble les opposer et rien ne les prédestinait à se croiser. Mais Nino découvre le cruel coup du sort qui a frappé le garçon et va se sentir investie d’une mission : celle d’apporter du bonheur dans la vie de Kira quel qu’en soit le prix à payer.  

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Parmi les nombreux shôjos qui paraissent régulièrement en France, j’ai toujours eu l’impression que Close to Heaven passait un peu trop inaperçu. Il faut dire que c’est un titre que j’avais déjà à moitié lu bien avant sa parution française. Forcément pas de grande surprise de mon côté mais je dois bien avouer que l’âge a fait perdre une partie de la saveur que j’avais ressentie jeune adolescente. Sous fond dramatique, la mangaka propose une histoire prometteuse mais qui s’avère être finalement assez simple.
     
    On suit principalement l’évolution de la relation entre Kira et Nino, deux adolescents totalement opposés en apparence, elle étant très seule et exclue alors que lui est le gars sans prise de tête que tout le monde semble apprécier. La révélation du peu de temps qu’il reste à vivre à ce dernier va pousser l’adolescente à faire un pas vers lui et à découvrir la part de faiblesse qu’il cache aux yeux de tous.
     
    Sans vous mentir, c’est tout d’abord le côté dramatique de l’histoire qui avait attisé ma curiosité. Il faut s’avouer que malgré le thème assez surprenant aux premiers abords, Close to Heaven reste un shôjo très simple dans son processus. Pas de réelle surprise du début à la fin, l’auteur prenant certaines facilités. Pourtant, le tout n’est en rien mauvais et je ressors satisfaite de ma lecture. Nino et Kira sont deux personnages touchants, leurs interactions renforçant chaque fois mon attachement envers eux. Elle est du genre naïve et pure, gardant des séquelles morales du harcèlement qu’elle a subi avant d’entrer au lycée et qui l’a poussée à s’isoler. Kira au contraire présente très rapidement une attitude désinvolte et fière mais on arrive facilement à dépasser cette image de bad boy qu’il se donne au tout début pour découvrir quelqu’un de plus mûr, fragile et réaliste - et très pleurnichard. Leur rencontre va leur donner à tous deux une raison d’avancer malgré les insécurités du destin. Le ton est léger mais le récit suscite tout de même des questions importantes qui se posent dans de telles circonstances, à savoir par exemple le fait de s’autoriser ou non à aimer une personne alors que cette dernière va inévitablement devoir faire face au deuil. Le tout sonne juste, sans tomber dans le trop cliché ou le trop mignon. J’ai tout de même été déçue par le fait que le harcèlement que Nino a subi ne soit réellement abordé que très tard alors que c’est un sujet qui méritait que l’on s’y attarde. De même, si les répercussions de la maladie de Kira sur sa vie de tous les jours sont abordées, notamment dans sa relation avec son père, au travers de son épuisement, de sa fragilité et de sa peur à s’attacher, j’aurais aimé que la mangaka aille plus loin et mette plus en valeur cet aspect de l’intrigue. On a aussi des personnages secondaires sympathiques mais le format reste trop court pour que l’on s’y attarde réellement. J’ai tout particulièrement aimé Sensei, le perroquet parlant de Nino qui est très bon dans le rôle de compagnon.
     
    À la recherche d’un shojô mignon aux personnages attachants ? Close to Heaven saura sans doute vous satisfaire au travers de la relation naissante de Kira et Nino, tous deux menacés par le temps limité de ce dernier.

       
     


      

    - VISUEL DES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto

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          @ELLIE

    @Ellie T1 - Fujimomo         Fujimomo | 8 tomes ( en cours ) | 2018 (VF) | Kana

     

     

                   TEST DU PREMIER TOME    

     

                     COUP DE  ♥   

     

     

                     LIRE UN EXTRAIT

     

     

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    Eriko Nishimura s'imagine une vie dans laquelle elle sort avec le garçon le plus populaire de son lycée. Elle poste tout cela sur son Twitter en secret, manquant sérieusement d'attention vis-à-vis des garçons. Elle tombe un jour sur une discussion entre son professeur et Ômi, un garçon relativement apprécié dans son école. Mais lorsqu'elle souhaite s’éclipser pour ne pas en entendre plus, elle renverse la porte de la salle et fait tomber son téléphone par la même occasion. Plus tard, Ômi la retrouve pour le lui mais lui annonce qu'il est au courant de sa double vie et commence alors une étrange relation ! Mais si le jeune garçon apparaît froid et distant au premier abord, il va vite se rendre compte que la franchise et la maladresse d'Eriko ne le laissent pas indifférent !

     

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Habituée à me diriger vers des mangas peu récents voire déjà achevés, je me rends compte que se pencher vers les nouveautés ne fait clairement pas de mal par moments ! Si à l’heure où je vous écris, beaucoup de shojos parus en France cette année me faisaient de l’oeil, après quelques tentatives plus ou moins sympathiques, @Ellie est clairement parvenu à sortir du lot avec un premier tome qui m’a conquise du début à la fin.
     
    Les bases restent les mêmes que dans d’autres mangas du genre avec deux personnages que tout semble à première vue opposer. Si Eriko Ishimura fantasme sur Akira Ômi, c’est sans aucun doute car il semble avoir tout du petit-ami idéal. L’inconvénient du côté d’Eriko, et à l’inverse de beaucoup de filles, c’est qu’elle est la fille effacée par excellence, non pas à cause d’un caractère timide qui pourrait très vite agacer mais bien plus dû à un manque de confiance en soi évident. À côté de d’elle, on a clairement l’impression qu’Ômi avec ses airs de séducteurs est un modèle à suivre concernant la sociabilité. Mais ce qui s’avère intéressant au niveau de ces deux-là n’est en réalité par leur opposition mais bien leur ressemblance. En effet, chacun finit par découvrir le secret de l’autre : si Eriko dévoile tous ses fantasmes au sujet d’Ômi sur un compte twitter anonyme - point clef du manga -, ce dernier est loin d’être aussi charmant qu’il n’y parait. Leur point commun ? Le fait que personne ne sait ou ne cherche à savoir qui ils sont réellement derrière les apparences. C’est ainsi que débute une drôle de relation entre une fille un peu perverse et un gars au sale caractère.
     
    Entre romance et humour, les deux personnages centraux de cette série n’ont clairement pas de soucis à se faire quant à l’intérêt qu’ils ont pu susciter chez moi, en plus du beau message qu’un tel duo puisse faire passer. Ne me souvenant plus très bien de la quatrième couverture - et la couverture débordant de douceur - je ne m’attendais pas autant à un caractère aussi atypique de la part d’Eriko. Communément surnommée « Ellie la perverse » par Ômi, c’est une jeune adolescente que l’on découvre blessée par sa propre transparence mais qui possède en réalité des désirs et une imagination débordante, chose qu’elle retranscrit anonymement sur les réseaux sociaux. Ce choix illustre d’ailleurs son manque d’initiative dans la vraie vie et son attitude à renoncer avant même d’avoir tentées les choses. Elle semble tellement aveuglée par son mal-être qu’elle finit même par se comparer au garçon de ses fantasmes qui semble tout posséder. C’est en cherchant à en apprendre plus sur le véritable Ômi, arrogant et doux à la fois, qu’elle se met à comprendre qu’une amitié ne peut se former que si les deux parties sont honnêtes l’une envers l’autre. Du côté de ce dernier, à l’opposé, il n’a pas envie qu’on le comprenne et se cache donc derrière des sourires et des airs de séducteurs. C’est un garçon qui en réalité semble très solitaire, pensant les relations humaines basées sur l’intérêt, comportement sans doute liée à son passé.
     
    Si c’est bien la personnalité très particulière d’Eriko qui pousse Ômi à s’intéresser à elle, de mon côté c’est le thème centré sur les relations humaines qui a rendu ce premier tome spécial. En effet, les défauts et qualités d’une personne la définissent et la rendent de ce fait unique. Tous les éléments, que ce soit la relation naissante entre les deux personnages, l’attitude qu’ils présentent aux autres en opposition avec leur vraie personnalité et perception des choses, ou encore l’humour qui n’a cessé de m’apporter le sourire, mènent tous à ce même point. Ce message passé au travers des personnages les rend d’ailleurs d’autant plus intéressants. De plus, la mangaka joue clairement des fantasmes d’Eriko en allant jusqu’à les rendre drôles aux yeux du lecteur dans un second degré que j’ai adoré retrouver. Contrairement à d’autres shojos bien plus classique, il n’est pas question de se prendre la tête ici. Le tout reste classique avec le développement d’une romance assez mignonne entre les deux protagonistes mais leur personnalité à chacun rehausse clairement l’ensemble. Les dessins très beaux ne peuvent d’ailleurs que rendre leur histoire plus agréable à suivre.
     
    @Ellie, en plus d’être une totale découverte, s’est avérée être une belle surprise avec deux personnages attachants qui jusqu’à leur rencontre se cachaient derrière des apparences. Plus qu’une simple romance, le caractère d’Eriko et sa fidèle perversité ainsi que les failles d’Ômi sauront je l’espère vous séduire.

     

     

    @Ellie T1 - Fujimomo

     

     


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    DAYTIME SHOOTING STAR

    Mika Yamamori | Shojo | 13 tomes | 2015 ( VF ) | Kana

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. Même si elle se montre férocement contre, Suzume se verra contrainte et forcée de venir habiter dans la capitale.

    A peine arrivée à Tokyo et des bagages plein les mains, Suzume se retrouve perdue dans la foule et peine à trouver son train. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc quand, tout à coup, elle tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu ! Celui-ci, connaissant l'oncle de Suzume, l'a aidée lors de son malaise.

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !

     




    Retrouvez en cliquant ici mon avis sur le tout premier tome !

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    J’avais pensé durant ma lecture que cet avis final n’allait pas forcément être très développé. Le tout me semblait un peu trop simple pour en dire des tas et des tas. Puis Daytime Shooting Star s’est finalement révélé être un shojo en demi-teinte. Fluide et léger grâce à des personnages plutôt sympathiques et à une histoire simple mais attachante, certains aspects inexploités ont eu de quoi me frustrer durant ma lecture.
     
    On suit Suzume qui, pour des raisons familiales, se voit obligée d’emménager chez son oncle à Tokyo. Campagnarde dans l’âme au style plutôt ringard, elle devra faire face à un tout nouveau quotidien et à de nouvelles découvertes, que ce soit en amitié ou en amour.
     
    Bien que le premier tome ne m’eût pas autant convaincu que je l’avais espéré, j’ai trouvé que les suivants témoignaient d’une histoire qui avançait doucement mais sûrement. Après avoir tout terminé, je pense clairement qu’on peut reprocher à ce manga son côté plat et sans trop d’action. On ne suit finalement qu’un triangle amoureux alors que bien d’autres aspects auraient pu être abordés. Je pense notamment à cette transition campagne / ville qui n’apparaît finalement que très brièvement. Même les dessins ne semblent refléter ce changement. Également, le traitement des personnages secondaires s'avère être très léger. Et c’est finalement bien ça le problème. A part les personnages et sujets qui tournent autour, ce qu’il y a à aborder s’avère être bien moindre. On suit donc principalement – si ce n’est complètement – Suzume qui à la suite de certaines circonstances finit par tomber amoureuse de son professeur et ami de son oncle, Mr. Shishio. Bien-sûr, rien n’est aussi simple puisqu’un triangle amoureux se forme rapidement. Ce dernier prend une très grande place dans le récit. Cependant, il est aisé de constater que Shishio, par ses nombreuses apparitions, semble posséder une bien plus grande place que son concurrent, Mamura.
     
    J’avoue avoir eu un faible lors de ma première lecture pour Mamura. Je suppose que j’avais un peu de mal avec Shishio dès le départ – surtout avec son côté un peu trop sympathique – et le fait est que je n’ai jamais vraiment retourné ma veste. Pourtant, il est clair que notre jeune professeur connait une plutôt belle évolution au fil des tomes. Après cette relecture, je me dis qu’il est difficile pour moi d’en choisir un. Bien que Mamura reste un personnage très classique et que certains lecteurs ne lui trouvent pas d’intérêt particulier, j’ai trouvé qu’il restait un personnage attachant. Après tout, il reste un lycéen de 17 ans qui ne réfléchit pas de la même manière qu’un professeur de 26 ans. Pourtant, et bien que sa présence reste brève lors de la première moitié de la série, on ne peut pas ne pas s’apercevoir de ses efforts. Malgré ça, il est face à un personnage plutôt bien construit, qui lui-même a du mal à faire des choix, que ce soit en raison de sa position ou de ses sentiments. De plus, j’avais parfois cette impression qu’il n’y avait pas tant d’alchimie entre Mamura et Suzumé, malgré ce que l’auteur cherche à nous faire croire. Finalement, mon cœur balançait pour diverses raisons ce qui prouve que le triangle amoureux est plutôt bien formé. Le plus plaisant dans tout ça – et déplaisant également – s’avère être le dénouement final qui tient en haleine jusqu’à la fin. On a longtemps des doutes quant à celui avec lequel elle va finir, ce qui a causé de la frustration à beaucoup, croyez-moi.
     
    Également, bien qu’au début le fait qu’il y ait des chapitres bonus mais également des nouvelles à la fin des tomes me plaisait pas mal, je trouve que ça finit vraiment par devenir agaçant. On sent que l’auteur se force un peu au niveau du nombre de planches à rendre et qu’il faut combler les trous avec quelque chose. Au final, même si elle choisit d’y développer certains personnages secondaires, j’ai trouvé ça vraiment too much dans le sens où on sort d’une certaine manière complétement du manga lui-même. J’ai même eu l’impression que des personnages qui faisaient partie intégrante de l’histoire principale ne l’étaient pas réellement puisqu’on ne les voyait que lors de brèves apparitions, développées dans des chapitres bonus. Seule Yuyuka, un personnage que j’ai plutôt aimé suite à son caractère, possède une petite place parmi le trio principal. Dommage que son personnage ne soit pas plus que ça développé.
     
    Quant aux dessins, on ne peut pas dire que Daytime Shooting Star brille de par ses détails. Les décors sont très pauvres et on comprend très rapidement que même les coups de crayon de la mangaka restent concentrés sur ses trois personnages principaux. Bien que cela puisse être vu comme un défaut, j’ai bien aimé ce style.
     
    Daytime Shooting Star, bien qu’attachant, reste donc malgré lui un shojo très classiquequi se focalise avant tout sur son trio principal et que je retiendrai très certainement pour son triangle amoureux accrocheur.

     


     

    - FAN MV - 

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori

    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori


       

    - VISUEL DES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star

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    Daytime Shooting Star | tome 1                             DAYTIME SHOOTING STAR

           Mika Yamamori | 13 tomes ( terminé ) | 2013 (VF) | Kana

     

     

     

               TEST DU PREMIER TOME    

     

     

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    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. A peine arrivée  et des bagages plein les mains, Suzume se perd dans la foule. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc et tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu !

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !

     

     

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    C’est un assez bon début pour un shôjo qui a fait beaucoup parler de lui. Malgré plusieurs défauts que l’on relève facilement, ce premier tome se lit très bien sans pour autant se démarquer réellement.
     
    Avec ce nouveau manga, Mika Yamamori nous dévoile le personnage de Suzume, tout droit venue de la campagne et qui, comme on le remarque très aisément, ne possède pas d’histoire particulière. On comprend de ce fait que ce premier tome pose un réel point de départ et que l’histoire compte se construire au fil des tomes. En effet, alors que son père est sur le point de se faire muter à l’étranger, Suzume se retrouve très rapidement expédiée à Tokyo, très loin de sa campagne natale sur divers aspects, où son oncle prendra soin d’elle. Son quotidien va donc être reversé du tout au tout, la laissant apprendre ou encore réapprendre certaines choses de la vie.
     
    Il est vrai que Daytime Shooting Star ne nous laisse pas à l’abri de certains clichés notables que reflètent des personnages comme le professeur Shishio qui va rapidement faire craquer sa nouvelle élève, Yuyuka et sa popularité qui n’empêche pas une double facette de sa personnalité, ou encore le mystérieux Mamura, pas si mystérieux que ça. Pourtant, le tout fonctionne plutôt bien sans pour autant révolutionner l’histoire. Ce que je pourrais réellement reprocher à ce début serait plutôt sa construction. On avance avec un point de départ sans pour autant voir apparaître de fil conducteur. Les évènements se succèdent, nous laissant même l’impression qu’un chapitre ou deux auraient pu être ajoutés, sans réellement nous montrer de but précis. Le côté relationnel aurait pu être mieux abordé en étant plus développé puisqu’il semble être le point clef de la série. On a de ce fait du mal à se laisser immerger malgré des dessins très réussis.

     
    Heureusement, on comprend très bien le fait que l’auteur veuille souligner cette transition de la campagne à la ville pour cette adolescente, qui la conduira sans aucun doute vers une certaine évolution. Le thème bien précis qu’est l’amitié sous ses différentes facettes commence à être abordé, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le plus intéressant dans tout ça reste tout de même la relation de Suzume avec notre cher professeur qui semble être l’un des fils conducteurs en rapport avec l’évolution de notre héroïne. Cependant, le personnage de Mamura m’interpelle également et j’en attends également pas mal de son côté, en espérant qu’il ne finisse pas par devenir trop fade.
     
    Suzume s’est montrée très agréable à suivre, simple et pourtant très attachante. Redécouvrir certaines choses à ses côtés s’est révélé plutôt sympathique. Ce tome ne choisit pas de nous précipiter sans pour autant rester à la traîne. Malgré certains rebondissements qui rythment assez bien ce début, il est dommage que le tout laisse un peu trop indifférent.

     

    Retrouvez en cliquant ici mon avis sur la série complète ( garanti sans spoiler ) !

     

     

    Daytime Shooting Star | tome 1

     

     


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