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    DAYTIME SHOOTING STAR

    Mika Yamamori | Shojo | 13 tomes | 2015 ( VF ) | Kana

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. Même si elle se montre férocement contre, Suzume se verra contrainte et forcée de venir habiter dans la capitale.

    A peine arrivée à Tokyo et des bagages plein les mains, Suzume se retrouve perdue dans la foule et peine à trouver son train. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc quand, tout à coup, elle tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu ! Celui-ci, connaissant l'oncle de Suzume, l'a aidée lors de son malaise.

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !    [ LIRE UN EXTRAIT ]

     



    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori

     



    UN SHÔJO CLASSIQUE QUI POSSÈDE SON PROPRE CHARME

     

     

    J’avais pensé durant ma lecture que cet avis final n’allait pas forcément être très développé. Le tout me semblait un peu trop simple pour en dire des tas et des tas. Puis Daytime Shooting Star s’est finalement révélé être un shojo en demi-teinte. Fluide et léger grâce à des personnages plutôt sympathiques et à une histoire simple mais attachante, certains aspects inexploités ont eu de quoi me frustrer durant ma lecture.

    On suit Suzume qui, pour des raisons familiales, se voit obligée d’emménager chez son oncle à Tokyo. Campagnarde dans l’âme au style plutôt ringard, elle devra faire face à un tout nouveau quotidien et à de nouvelles découvertes, que ce soit en amitié ou en amour.


    Bien que le premier tome ne m’eût pas autant convaincu que je l’avais espéré, j’ai trouvé que les suivants témoignaient d’une histoire qui avançait doucement mais sûrement. Après avoir tout terminé, je pense clairement qu’on peut reprocher à ce manga son côté plat et sans trop d’action. On ne suit finalement qu’un triangle amoureux alors que bien d’autres aspects auraient pu être abordés. Je pense notamment à cette transition campagne / ville qui n’apparaît finalement que très brièvement. Même les dessins ne semblent refléter ce changement. Également, le traitement des personnages secondaires s'avère être très léger. Et c’est finalement bien ça le problème. A part les personnages et sujets qui tournent autour, ce qu’il y a à aborder s’avère être bien moindre. On suit donc principalement – si ce n’est complètement – Suzume qui à la suite de certaines circonstances finit par tomber amoureuse de son professeur et ami de son oncle, Mr. Shishio. Bien-sûr, rien n’est aussi simple puisqu’un triangle amoureux se forme rapidement. Ce dernier prend une très grande place dans le récit. Cependant, il est aisé de constater que Shishio, par ses nombreuses apparitions, semble posséder une bien plus grande place que son concurrent, Mamura.

    J’avoue avoir eu un faible lors de ma première lecture pour Mamura. Je suppose que j’avais un peu de mal avec Shishio dès le départ – surtout avec son côté un peu trop sympathique – et le fait est que je n’ai jamais vraiment retourné ma veste. Pourtant, il est clair que notre jeune professeur connait une plutôt belle évolution au fil des tomes. Après cette relecture, je me dis qu’il est difficile pour moi d’en choisir un. Bien que Mamura reste un personnage très classique et que certains lecteurs ne lui trouvent pas d’intérêt particulier, j’ai trouvé qu’il restait un personnage attachant. Après tout, il reste un lycéen de 17 ans qui ne réfléchit pas de la même manière qu’un professeur de 26 ans. Pourtant, et bien que sa présence reste brève lors de la première moitié de la série, on ne peut pas ne pas s’apercevoir de ses efforts. Malgré ça, il est face à un personnage plutôt bien construit, qui lui-même a du mal à faire des choix, que ce soit en raison de sa position ou de ses sentiments. De plus, j’avais parfois cette impression qu’il n’y avait pas tant d’alchimie entre Mamura et Suzumé, malgré ce que l’auteur cherche à nous faire croire. Finalement, mon cœur balançait pour diverses raisons ce qui prouve que le triangle amoureux est plutôt bien formé. Le plus plaisant dans tout ça – et déplaisant également – s’avère être le dénouement final qui tient en haleine jusqu’à la fin. On a longtemps des doutes quant à celui avec lequel elle va finir, ce qui a causé de la frustration à beaucoup, croyez-moi.

    Également, bien qu’au début le fait qu’il y ait des chapitres bonus mais également des nouvelles à la fin des tomes me plaisait pas mal, je trouve que ça finit vraiment par devenir agaçant. On sent que l’auteur se force un peu au niveau du nombre de planches à rendre et qu’il faut combler les trous avec quelque chose. Au final, même si elle choisit d’y développer certains personnages secondaires, j’ai trouvé ça vraiment too much dans le sens où on sort d’une certaine manière complétement du manga lui-même. J’ai même eu l’impression que des personnages qui faisaient partie intégrante de l’histoire principale ne l’étaient pas réellement puisqu’on ne les voyait que lors de brèves apparitions, développées dans des chapitres bonus. Seule Yuyuka, un personnage que j’ai plutôt aimé suite à son caractère, possède une petite place parmi le trio principal. Dommage que son personnage ne soit pas plus que ça développé.

    Quant aux dessins, on ne peut pas dire que Daytime Shooting Star brille de par ses détails. Les décors sont très pauvres et on comprend très rapidement que même les coups de crayon de la mangaka restent concentrés sur ses trois personnages principaux. Bien que cela puisse être vu comme un défaut, j’ai bien aimé ce style.

    Daytime Shooting Star, bien qu’attachant, reste donc malgré lui un shojo très classiquequi se focalise avant tout sur son trio principal et que je retiendrai très certainement pour son triangle amoureux accrocheur.

     

     

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    - FAN MV - 

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    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori

    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori


       

    - VISUEL DE QUELQUES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star    Daytime Shooting Star

       

     


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    Daytime Shooting Star | tome 1                             DAYTIME SHOOTING STAR

           Mika Yamamori | 13 tomes ( terminé ) | 2013 (VF) | Kana

     

     

     

                   TEST DU PREMIER TOME    

     

     

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    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. A peine arrivée  et des bagages plein les mains, Suzume se perd dans la foule. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc et tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu !

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !    [ LIRE UN EXTRAIT ]

     

     

     


     

     

    UN PREMIER TOME INTRODUCTEUR QUI NE PRÉSENTE PAS ENCORE DE RÉEL BUT


    C’est un assez bon début pour un shôjo qui a fait beaucoup parler de lui. Malgré plusieurs défauts que l’on relève facilement, ce premier tome se lit très bien sans pour autant se démarquer réellement.
     
    Avec ce nouveau manga, Mika Yamamori nous dévoile le personnage de Suzume, tout droit venue de la campagne et qui, comme on le remarque très aisément, ne possède pas d’histoire particulière. On comprend de ce fait que ce premier tome pose un réel point de départ et que l’histoire compte se construire au fil des tomes. En effet, alors que son père est sur le point de se faire muter à l’étranger, Suzume se retrouve très rapidement expédiée à Tokyo, très loin de sa campagne natale sur divers aspects, où son oncle prendra soin d’elle. Son quotidien va donc être reversé du tout au tout, la laissant apprendre ou encore réapprendre certaines choses de la vie.
     
    Il est vrai que Daytime Shooting Star ne nous laisse pas à l’abri de certains clichés notables que reflètent des personnages comme le professeur Shishio qui va rapidement faire craquer sa nouvelle élève, Yuyuka et sa popularité qui n’empêche pas une double facette de sa personnalité, ou encore le mystérieux Mamura, pas si mystérieux que ça. Pourtant, le tout fonctionne plutôt bien sans pour autant révolutionner l’histoire. Ce que je pourrais réellement reprocher à ce début serait plutôt sa construction. On avance avec un point de départ sans pour autant voir apparaître de fil conducteur. Les évènements se succèdent, nous laissant même l’impression qu’un chapitre ou deux auraient pu être ajoutés, sans réellement nous montrer de but précis. Le côté relationnel aurait pu être mieux abordé en étant plus développé puisqu’il semble être le point clef de la série. On a de ce fait du mal à se laisser immerger malgré des dessins très réussis.

     
    Heureusement, on comprend très bien le fait que l’auteur veuille souligner cette transition de la campagne à la ville pour cette adolescente, qui la conduira sans aucun doute vers une certaine évolution. Le thème bien précis qu’est l’amitié sous ses différentes facettes commence à être abordé, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le plus intéressant dans tout ça reste tout de même la relation de Suzume avec notre cher professeur qui semble être l’un des fils conducteurs en rapport avec l’évolution de notre héroïne. Cependant, le personnage de Mamura m’interpelle également et j’en attends également pas mal de son côté, en espérant qu’il ne finisse pas par devenir trop fade.
     
    Suzume s’est montrée très agréable à suivre, simple et pourtant très attachante. Redécouvrir certaines choses à ses côtés s’est révélé plutôt sympathique. Ce tome ne choisit pas de nous précipiter sans pour autant rester à la traîne. Malgré certains rebondissements qui rythment assez bien ce début, il est dommage que le tout laisse un peu trop indifférent.

     

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    Daytime Shooting Star | tome 1

     

     


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  • Ao Haru Ride

     

    AO HARU RIDE

    2014 12 ép. Japon

      


     

    « Le vent nouveau que j'attendais est enfin là. Il est venu à moi, tel un ouragan. »

     

    Du collège, Futaba Yoshioka n'a pas vraiment de bon souvenirs. Jugée très mignonne, elle avait rapidement été jalousée par ses amies et mise à l'écart par toutes les autres filles. De plus, le garçon qu'elle aimait en secret, Kô Tanaka, lui avait posé un lapin alors qu'il l'avait invité.

    Désormais au lycée, Futaba est bien décidée à changer son image et à repartir de zéro : nouvel établissement, nouvelles amies... Jusqu'à ce qu'elle découvre que Kô est inscrit dans le même établissement qu'elle.
     



    Ao Haru Ride



    UNE BELLE HISTOIRE DONT L'ADAPTATION SOUFFRE DE QUELQUES PERTES


    Ao Haru Ride a toujours beaucoup fait parler de lui, que ce soit en tant que manga mais également en tant qu’animé. Seulement, voir cette célèbre romance, dans le monde du shôjo, prendre vie n’a pas été aussi satisfaisant que je l’aurais espéré. Pourtant, on ne peut passer à côté de cette histoire à la Sakisaka Io qui en a ému plus d’un.

    On y retrouve Futaba, lycéenne qui se fait passer pour quelqu’un aux manières qui sont loin d’être féminines, encore fragile à la suite de discriminations menées par des collégiennes jalouses. Cette dernière se destine finalement à ne devenir rien d’autre que le simple reflet d’elle-même. La seule personne qui aurait pu l’aider à rester debout a, de plus, également bien changé. Ao Haru Ride conte ainsi la réunion de deux êtres traumatisés par une partie bien précise de leur vie et qui, au lieu d’avancer ensemble, n’ont fait que s’éloigner de la personne qu’ils sont réellement au fond d’eux.

    Bien que cette version animée semble graphiquement avoir tout pour plaire, elle ne couvre réellement qu’une maigre partie de l’œuvre originale, ce qui lui ôte clairement de la valeur. On regrette très rapidement le côté fort introductif de l’histoire, face notamment à des épisodes largement plus à la hauteur, que l’on ne retrouve malheureusement qu’à la fin. C’est ce qui nous prive de cette touche de sensibilité nécessaire pour nous faire adhérer totalement à cette romance lycéenne pas aussi simple qu’elle n’y parait. On suit au tout début l’histoire de protagonistes sans forcément être particulièrement touchés par leur histoire car le tout laisse un certain goût d’inachevé. Pourtant, ce n’est guère le potentiel qui manque à chacun des personnages. Les histoires et personnages secondaires sont justement bien trop secondaires. Le personnage de Futaba perd lui-même de son dynamisme au fil des épisodes et ses années de collégiennes sont vites oubliées au bout de deux ou trois épisodes. Même le personnage de semble à première vue incarner le héros lambda de shôjo. On ressent très rapidement cette frustration quant aux personnages qui ne semblent dévoiler qu’un simple reflet de leur personnalité. On veut en découvrir plus et chacun des moments qu’ils passent ensemble semble les faire avancer. Les moments les plus intéressants restent donc ceux où Futaba et parviennent à se dévoiler, aux spectateurs mais également l’un à l’autre. Alors que ce dernier se révèle être simplement un garçon ayant voulu grandir trop vite, tout ce qu’il y a de plus réaliste, on se rend finalement compte que Futaba est le pilier qui l’aide à ne pas perdre pieds.  On peut très clairement voir qu’il avait choisi d’abandonner avant sa nouvelle rencontre avec Futaba et qu’il se cachait derrière un masque d’insensible. Dommage que tout ça mette trop de temps à se construire et que les ressentis du personnage de semblent autant minimisés dans un animé qui ne fait seulement que douze épisodes.


    Sinon, pour en revenir à plus de généralités, Ao Haru Ride aborde des thèmes simples mais efficaces comme l’amitié, la discrimination ou encore la perte. L’histoire sympathique et les personnages attachants font que le tout ne semble pas forcé. Les relations, que j’ai trouvé plutôt bien menées, illustrent pas mal les préoccupations ainsi que les réactions adolescentes, ou tout simplement les troubles de l’amitié. J’ai moi-même su me retrouver en Futaba dont le seul but est de repartir à zéro malgré un passé qui la poursuit.

    Bien que l’on regrettera certains moments clefs du mangas, l’histoire construite autour des deux héros avait vraiment un côté attachant. Il est évident, cependant, comme pour toute adaptation, que le tout s’avère décevant et inexploité pour ne pas trop en révéler au, peut-être, futur lecteur. Malgré cela, on remerciera tout de même le beau script qui s’est révélé assez poétique à certains moment, la pointe d’humour qu’on ne peut refuser, l’OST qui avait le don de transformer certaines scènes, ainsi que les derniers épisodes qui parviennent réellement à faire comprendre au spectateur la sensibilité d’Ao Haru Ride. Sans être la réussite qu’il aurait pu être, on ne peut lui retirer son côté attachant et sympathique.

     

     


     

    - TRAILER & FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

     

    - OST -

       Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

    Ao Haru Ride   

       

     


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  • Paradise Kiss

     

    PARADISE KISS

    2011 Japon 116 min.

     


     

    « To grab your dream, it's not about talent, it's desire. If that's what you really want, you can definitely do it. Nothing happen unless you believe in yourself. It'll work out somehow»

     

    Avec Kitagawa Keiko ( Dear Friends, Buzzer Beat, Matataki ) & Mukai Osamu ( Summer Rescue, S - Saigo no Kaikan ).

    Yukari Hayasaka est une lycéenne qui prépare les concours d'entrée qui lui permettront d'entrer dans une université de renom. Elle n'est pas vraiment intelligente mais essaye tant bien que mal d'avoir de bonnes notes pour satisfaire sa mère qui suit ses études de très près et avec beaucoup de sévérité. Son père, lui, n'est jamais à la maison à cause de son travail. 

    Un jour, elle rencontre dans la rue des gens un peu hors du commun, et avec des percings partout et qui la regardent comme une sorte d'Élue. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'Isabella et de Nagase Arashi. Après s'être évanouie dans la rue, ils emmènent Yukari malgré elle dans leur Quartier général : l'atelier de couture Paradise Kiss. C'est alors qu'on lui explique que l'équipe de Paradise Kiss doit réaliser une robe pour le concours de mode de leur école d'art, et, selon eux, Yukari a tous les atouts d'un mannequin. C'est LA personne qui est faite pour porter leur œuvre. Mais le fait est que Yukari est partagée entre devenir mannequin, idée qui, au départ, ne lui plaisait pas vraiment, et le fait de répondre aux attentes de sa mère en ce qui concerne l'université.    [ + D'INFOS • TRAILER • TOP OST ]

     



    FILM ASIATIQUE | Paradise Kiss



    UNE ADAPTATION SANS DOUTE DÉCEVANTE POUR UN FILM POURTANT DIVERTISSANT

    Paradise Kiss est un film que j'ai dû voir une six ou sept fois - ce qui est plutôt rare pour un film asiatique - charmée par l'histoire, les personnages mais surtout l'ambiance générale retrouvée tout du long. 

    Cette adaptation du célèbre manga portant le même nom m'aura clairement surprise car bien qu'il y ait la formule « adapté du manga d'Ai Yazawa », l'orientation de l'histoire et des personnages m’a semblé très différente. On y retrouve les bases de l'histoire et un quelque chose de plus qui fait que l'on ne se retrouve pas face à une pâle copie. C'est principalement ce que j'ai aimé. Pourquoi faudrait-il toujours tout respecter après tout ? On y découvre donc une Yukari peu sûre d'elle, contrôlée par les dires de sa mère ; une Yukari banale qui ne rêve pas de briller, juste de ne pas décevoir. Pas assez intelligente pour se démarquer des autres et intégrer une grande université tel que le souhaite sa mère, sa vie change du tout au tout lorsqu’elle croise la route d’un groupe d’étudiants, cherchant le mannequin idéal pour porter leur création lors du concours de mode de leur école d’art. Yukari est comme l’élue à leur yeux et c’est ainsi qu’elle voit enfin la possibilité d’envisager un nouvel avenir dans lequel elle pourrait réellement s’épanouir. 

    Si suivre l’ascension de Yukari au travers de ce film, sa prise de conscience et de confiance en elle, m’a vraiment plu, le fait est que deux heures ne suffisent pas pour tout approfondir. Pour en revenir à notre héroïne, j’ai bien aimé son caractère et ses mimiques. L’interprétation de Keiko Kitagawa reste assez juste pour une œuvre qui commence à dater et qui aurait pu être victime du surjeu des japonais à l’époque. Il y a tellement de différences entre son personnage et l’équipe de Paradise Kiss qu’elle parvient à ouvrir sa vision des choses et à prendre en maturité. En effet, avec Paradise Kiss on se retrouve un peu dans un monde haut en couleur et original, qui garde tout de même de sa crédibilité. On retrouve ainsi le trio de personnages secondaires que forment Isabella, Miwako et Arashi, clairement sous-exploités et qui ne sont finalement là que pour épauler George, le réel cerveau de la marque. J’ai beaucoup aimé ce dernier, d’une part grâce à l’acteur qui fut une totale découverte pour moi, d’une autre car c’est un personnage assez original, qui ne se met pas en avant et qui pourtant parait directement important. Bien qu’on s’attende à une personnalité haute en couleur, à un personnage excentrique, c’est dans cette adaptation quelqu’un d’assez calme mais qui possède une personnalité bien à lui. Je l’ai trouvé tout à fait crédible, sans surplus, un personnage comme je les aimes. Bien que les personnages secondaires peuvent paraitre de trop, le film ne possède pas de longueur notable et est très sympathique à regarder. La romance, un pseudo triangle amoureux qui n’en est clairement pas un, a su me charmer sans prendre le dessus sur tout le reste. 


    Paradise Kiss est donc un film très sympathique, sans prise de tête et qui en plus de ça possède une belle conclusion.

     

     

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  • Close Range Love

     

    CLOSE RANGE LOVE

    2014 Japon 118 min.

     


     

    Avec Komatsu Nana ( Drowning Love, Kids on the Slope ) & Yamapi ( Buzzer Beat, Flowers for Algernon ).  

    Kururugi Yuni est une excellente élève sauf dans une seule matière : l'anglais. Sakurai Haruka enseigne l'anglais et est le professeur le plus populaire du lycée. Suite aux incessantes plaintes de Kururugi sur sa manière d'enseigner, le professeur Sakurai décide de lui donner des cours particuliers. Kururugi ne supporte pas le manque de sérieux dont il fait preuve et pourtant, habituellement froide avec les autres, elle va peu à peu se rapprocher de lui.

     


     Close Range Love



    UNE HISTOIRE D'AMOUR UN PEU TROP FANTASMÉE

    Suite à la très grande déception que m'avait fait ressentir Orange, je ne m'étais pas du tout sentie d'attaque pour regarder un autre film japonais du genre, alors que tant m’intéressaient. J’ai toujours trouvé qu’au delà des histoires racontées, ces derniers possédaient leur propre charme. Après tout, je trouve que les adaptations de mangas détiennent toujours ce petit quelque chose qui nous attirera sans argument valable. Concernant Close Range Love, sans être une déception ce n’est pas non plus une très grande réussite. J’ai trouvé le tout inachevé et bien trop banal pour un film ayant eu un fort succès dans son pays d’origine.

    On est ici face à un amour interdit entre un professeur et son élève, un sujet classique qui pourtant n’est pas énormément représenté dans les films japonais. J’étais moi-même assez curieuse de découvrir comment ils allaient aborder le sujet. Finalement, cela reste très simple puisqu’il est question d’une adolescente détestant l’anglais et qui travaille pourtant dur. Bien entendu, le rapprochement se faisant avec son professeur d’anglais suite à ses difficultés avec la langue est tel qu’ils finiront par développer des sentiments.


    Si on se base sur les deux personnages principaux, on ne peut pas dire que c’était mauvais. Yuni est un personnage assez particulier dans sa manière de se comporter avec les autres. Assez à l’écart des autres, on comprend bien vite que sous son épaisse carapace se trouve une belle personne. Seulement, son personnage reste trop peu approfondi et j’avais du mal à être sur la même longueur d’onde qu’elle. Quelques dizaines de minutes de plus face à son visage souvent sans expression auraient clairement pu m’achever. Pour un personnage aussi fermé, le choix de Nana Komatsu m’a semblé mauvais dans le fait qu’elle ne dégageait rien dans un tel rôle. Du côté de monsieur le professeur, ça s’est bien mieux passé pour moi. D’une part son personnage est plaisant mais contribue également à embellir celui de Yuni. Il prend soin d’elle et son envie de comprendre son élève le fait tomber aveuglément. Seulement, cela n’empêche pas le manque d’alchimie entre ces deux-là. De plus, l’évolution de leur relation reste très linéaire, sans aucune particularité ni surprise, sans aucun rebondissement valable. C’est tellement simple que ça finit par en devenir ennuyant et similaire à tant d’autres choses.

    Close Range Love ne réussit donc pas à s’imposer parmi les plusieurs dizaines d’adaptations de shojo dont la plupart tardent à innover. Le tout manque de profondeur et d’intérêt malgré le moment sympathique passé devant cette histoire d’amour un peu trop fantasmée.

     

     

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