• LIVRE | Viens, on s'aime T1 - Morgane Moncomble


    VIENS, ON S'AIME
     

       Viens, on s'aime T1   

     

     

     

    Morgane Moncomble 2017 Hugo Roman

    Romance - Young Adult

     

     

     

        COUP DE ♥    

     

     

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         « Tu t'es pointée comme un arc-en-ciel après la                      pluie, comme la première violette                au printemps, et je t'ai aimée plus encore. » 

     

        

     

    L'amour fleurit parfois là où on ne l'attend pas. 

    Beaucoup s'accordent à dire que l'amitié fille-garçon n'existe pas. Et pour cause ! Lorsque Loan et Violette se sont rencontrés, ce fut un véritable coup de foudre platonique. À cette époque, Loan était en couple avec Lucie depuis quatre ans, si bien qu'il n'avait d'yeux que pour elle. Mais seulement un an plus tard, beaucoup de choses ont changé : Loan est un homme abattu depuis que sa petite-amie l'a quitté. Quant à Violette, elle commence tout juste une idylle avec le beau Clément – chose que Loan se surprend à détester. Alors quand sa meilleure amie, encore vierge, le supplie d'être son premier, il hésite. La proposition de Violette sent la mauvaise idée à plein nez... mais après tout, il ne s'agit que d'une fois. Rien qu'une. Pas vrai ?    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT PAR LA MÊME AUTEUR ]

     

     


     

    QUANT L'AMOUR NAÎT D'UN COUP DE FOUDRE PLATONIQUE

    Dire que j’aurais pu passer à côté de ce roman qui fut un vrai délice à lire. Si les livres issus de la plateforme Wattpad ont souvent mauvaise réputation, passer à côté de celui-ci serait franchement une erreur. Digne de faire partie des contemporains à lire et à relire, Morgane Moncomble a su réaliser une histoire qui a su me tenir à cœur du début à la fin.

    En plus de sa couverture et de son titre accrocheur, Viens on s’aime met principalement en scène Violette et Loan qui sont deux personnages très attachants. Leur rencontre plutôt simple, mais qui reste inhabituelle, ne laisse pas immédiatement place aux genres de « sentiments » auxquels on s’imagine avec ce type de roman. Entre l’amour et la haine, leur rencontre s’avère être un véritable coup de foudre platoniqueLoan n’est malheureusement plus un cœur à prendre - comme l’écrit si bien l’auteur. Si l’on ne voit pas immédiatement leur relation amicale se développer suite à un saut dans le temps qui pourrait surprendre, on perçoit rapidement l’intensité du lien qu’il y a entre ces deux-là ainsi qu’un changement de situation qui est loin de nous déplaire.

    Alors que c’est à cette étape de mes impressions que j’ai tendance à vouloir démonter l’héroïne un peu trop niaise, aveugle ou au contraire trop centrée sur elle-même, ici je n’ai qu’une chose à dire : j’ai adoré « Violette qui sent la violette » ! On est face à un personnage imparfait, à la manie de parler sans réfléchir, qui à les yeux plus gros que le ventre, possède un humour franchement décalé mais qui nous fait rire et sourire à chaque instant. En plus de ça, son amitié avec Loan nous fait passer par un nombre incalculable d’émotions. Et cette relation porte même un nom : les Violan ! Et dieu sait à quel point je n’ai pu que soutenir Violette en sachant que Loan a tout du mec parfait, que ce soit en amitié ou en amour. Contrairement à elle, il est bien plus calme et discret, ce qui fait d’autant plus ressortir ses qualités et qui fait également que ce duo s’assemble parfaitement. On sent qu’il y a une histoire de fond derrière tout ça, ce qui le rend d’autant plus attachant. Mais ce qui apporte vraiment son réalisme à Viens on s’aime, au-delà de ces deux personnages, reste vraiment le côté naturel et évident de leur relation. En plus de ça, on ne se focalise pas uniquement sur eux individuellement mais bien sur leur quotidien et donc sur les personnes qui les entourent. Le traitement des personnages secondaires est très bien fait dans ce roman et on comprend facilement que le Zoé et Jasonet leur relation assez précipitée - auront eux aussi droit à leur moment de gloire.

    Il est vrai que pour construire son histoire, Morgane Moncomble s’appuie sur certains clichés qui paraissent un peu trop simples mais qui pourtant ne desservent pas le développement de l’intrigue qui se construit d’une très jolie façon à mes yeux. On ressent d’ailleurs toute son implication, notamment avec des messages à faire passer qui, sans prendre toute la place, font très bien leur boulot : l’acceptation et la confiance en soi. On ne choisit pas de partir d’un sujet lourd ou compliqué comme dans bon nombre de contemporains anglophones mais le tout reste d’autant plus efficace : on est face à quelque chose qui paraît simple et qui pourtant possède également son lot de surprise et d'intensité. L’amitié et l’amour – qui sont d’ailleurs à mon sens complémentaires et presque similaires – sont des sujets très bien traités. Tout est bien dosé et la simplicité en devient même une qualité.

    Viens on s’aime est donc bien un livre qui respire la fraicheur et nous transporte littéralement aux côtés de ses personnages que j’ai une nouvelle fois envie de retrouver.

     

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  • LIVRE | Origine T1 - Jennifer L. Armentrout

     

    ÉTOILE NOIRE 

        Origine T1    

     

     

     

    Jennifer L. Armentrout 2019 J'ai Lu

    Fantasy - Young Adult

     

     

     

        COUP DE ♥    

     

     

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        « - Pourquoi t'as-t-on créé ?  - Oh, un classique,    répondit-il. Pour dominer le monde. » 

     


        

    Quatre ans se sont écoulés depuis l’invasion extraterrestre. À l’âge de 17 ans, Evie Dasher n’en a que peu de souvenirs. Lorsqu’elle décide de se rendre en cachette dans une boîte de nuit connue pour être l’un des rares lieux où il est encore possible de côtoyer les Luxens survivants, la soirée ne se déroule pas tout à fait comme prévu.

    Quand les choses tournent mal, elle fait la connaissance de Luc, un jeune homme beaucoup trop beau pour être humain. De plus en plus attirée par celui qu’elle prend pour un Luxen, Evie découvre un monde insoupçonné qui remet en question tout ce qu’elle pensait savoir. Un monde composé d’êtres aussi lumineux que ténébreux.    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT PAR LA MÊME AUTEUR ]

      


     

    UN SPIN-OFF QUI VAUT LE COUP D'ŒIL

    Au courant de sa sortie dans son pays d’origine, c’est un beau matin avant de me rendre à la fac que j’ai jeté un oeil sur les sorties du mois, histoire de voir si mon manque de lecture allait enfin être bouleversé par un quelconque livre. Et là miracle, je me rend compte qu’Étoile Noire, spin-off de Lux dont j’avais littéralement oublié l’existence, paraissait le matin-même. Ni une ni deux, je me suis jetée sur le pauvre extrait disponible via iBook et ce fut la libération. Si Jennifer L. Armentrout est une auteur qui n’a plus à faire ses preuves, elle ne cesse de m’étonner depuis Lux. Étoile Noire n’échappe pas à la règle en m’ayant une nouvelle fois bouleversée malgré des similitudes avec son prédécesseur.

    Le premier chapitre nous place immédiatement dans l’action puisque nous faisons la rencontre d’Evelyne et de sa meilleure amie en train de poser le pour et le contre dans le fait de se rendre dans un club rempli de Luxens, des êtres à l’apparence humaine venant d’une autre planète qui ont tentés de renverser les humains quelques années auparavant. L’événement ayant plus ou moins causé la mort de plusieurs millions de personnes, le monde a bien changé puisque l’intégration des envahisseurs après cette tentative échouée pose beaucoup de questions. C’est au Foretoken, la fameuse boite de nuit, qu’elle croisera la route de Luc, qui bien qu’ayant tout d’un Luxen prétend ne pas en être un. Plus intriguant encore, ce dernier semble bien plus en savoir sur Evie qu’il ne le devrait. De leur première échange assez chaotique naitra plusieurs rencontres qui feront prendre conscience à cette dernière que le gouvernement en cache bien plus aux hommes qu’ils ne pourraient l’imaginer.

    Autant d’ores et déjà vous dire que ce début a été si réussit à mes yeux que je n’ai pas pu m’empêcher de le relire une seconde fois avant de vous écrire. L’univers est d’ailleurs assez clair pour que vous n’ayez pas forcement à lire son petit frère, même si selon moi tout passionné du genre de peut passer à côté de Lux - et de Daemon par la même occasion. Les événements se déroulent donc quatre ans après la fin de ce dernier, dans une société qui essaie de cohabiter avec l’ancien envahisseur et de se reconstruire. En effet, tout individu n’étant pas originaire de la planète Terre est dans la plupart des cas méprisé pour des actes commis par leur peuple, avec des règles établies et une surveillance importante. On se retrouve alors face à deux intrigues étroitement liées, à savoir une première qui démarre avec la rencontre entre Luc et Evie ainsi qu’une seconde posant ses fondements dans Lux puisqu’en lien direct avec les Luxens. Il est vrai que l’histoire prend son temps, notamment par le fait qu’elle tourne autour du personnage d’Evie qui au fil des pages nous laisse face à beaucoup d’interrogations à son propos, bien que Luc soit également très central. C’est clairement un héroïne touchante et courageuse qu’on ne peut qu’aimer. Associée au personnage de Luc, leur duo s’avère très intéressant. En effet, Luc est un personnage que l’on rencontrait déjà dans Lux et qui déjà à l’époque me semblait important à exploiter. On le retrouve ici plus vieux et mature mais tout aussi soucieux du sort des siens et tout particulièrement d’une catégorie assez spécifique dont il fait partie. Forcément, quand une humaine bien précise se retrouve mêlée à ça, leur deux vies se retrouvent quelques peu bouleversées. C’est ainsi que dans Étoile Noire on le redécouvre d’un point de vue tout nouveau, celui d’Evelyn qui elle-même le rencontre dès les premières pages ce qui permet une immersion tout aussi prenante. La très belle histoire qui se tisse entre les deux m’a tellement conquise que je parvenais facilement à ressentir chacun de leurs sentiments, comme embarquée à leurs côtés.

    Bien que l’on se retrouve face à un schéma similaire à Lux si on omet le fait que l’existence des Luxens soit à présent connue des humains, ce spin-off réussit véritablement à se démarquer en me faisant moi-même douter de ma préférence entre les deux séries. Rien que pour ça le pari est réussi ! L’histoire est captivante entre les diverses révélations et rebondissements, les personnages sont touchants et leurs interactions n’ont cessées de faire fondre mon coeur. Que demander de plus ?

     

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  • Grisha T1 - Leigh Bardugo

     

    LES ORPHELINS DU
    ROYAUME

       Grisha T1   

     

     

     

    Leigh Bardugo 2013 Milan

    Fantasy - Young Adult

     

      

     

     

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               « Qu'est-ce qui est infini ? L'univers et              la cupidité des hommes. » 

     

     

         

    OMBRE. GUERRE. CHAOS. Un royaume envahi par les ténèbres. Une élite magique qui se bat sans relâche contre ce mal. Des citoyens envoyés en pâture aux créatures qui peuplent le Shadow Fold. Parmi eux : Alina Starkov

    ESPOIR. DESTINÉE. RENOUVEAU. L’avenir de tous repose sur les épaules d’une orpheline qui ignore tout de son pouvoir. L’Invocatrice de lumière.    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT • PAR LA MÊME AUTEUR ]

     


      

    UN UNIVERS RICHE ET INTÉRESSANT QUI PEINE ENCORE À S'IMPOSER

    Impossible d’avoir suivi l’actualité littéraire ces derniers temps sans avoir entendu parler de Leigh Bardugo et de l’univers qu’elle semble vouloir développer dans plusieurs trilogies et duologies. Six of Crows avait attiré mon attention dès sa sortie mais les récits au point de vue omniscient avaient encore le don de fortement me repousser. J’ai plus tard entendu parler de la trilogie Grisha qui encore une fois semblait avoir séduit ses lecteurs. Puis il y a à peine quelque jours, Netflix annonçait une adaptation future des deux séries. Curieuse comme je suis, je me suis empressée d’aller feuilleter les premières pages du premier tome de Grisha et.. il ne m’a fallut que quelques heures pour en voir le bout. Avec un univers aussi intéressant et captivant à suivre, les pages défilent à une vitesse impressionnante. Pourtant, certaines choses manquaient à mes yeux pour en faire une lecture vraiment marquante. 

    On découvre Alina, une jeune orpheline qui n’a rien d’extraordinaire comme elle nous le souligne elle-même très bien. Recueillie très jeune parmi d’autres orphelins, elle ne s’y est pourtant fait qu’un seul et vrai ami, Mal. Plusieurs années plus tard, les deux jeunes gens se sont finalement enrôlés dans l’armée, lui en tant que traqueur et elle en tant qu’apprentie cartographe. Seulement, leur monde est loin d’être ordinaire puisqu’en plus d’avoir été inspiré par la Russie d’il y a quelques siècles, il met en scène des personnes et créatures sortant du commun. Alors que leur régiment tentera de travers la Non-Mer, créée plusieurs centaines d’années auparavant par un être maléfique tout-puissant, qui sépare le royaume de Ravka en deux, Mal se retrouvera en grand danger et Alina pour le protéger révélera un pouvoir dont elle-même n’a pas conscience. En effet, la Non-Mer est entourée d’un brouillard sombre et épais qui cache d’horribles créatures dévoreuses de chair humaine tels que les Volcras, des monstres ailés aux dents acérées. Mais Alina se révèle être une Grisha , des humains aux pouvoirs peu ordinaires, capable de repousser ce mal et attise donc l’admiration de tous mais surtout la convoitise du Darkling, qui travaille pour le roi et s’avère être le plus puissant et important des Grishas. 

    Ce premier tome a eu l’avantage d’avoir une trame que j’ai aimé suivre du début à la fin. En même temps avec un ensemble aussi accrocheur, je n’ai absolument pas vu les pages défiler malgré ma tendance à suivre de près mon avancement dans un bouquin. Le début reste assez lent et place le lecteur dans un univers dont il ne connait absolument rien - et quel univers ! Il m’a semblé d’ailleurs assez compliqué à visualiser dans les débuts du livre. Heureusement, plusieurs recherches internet m’ont pas mal aidé à y voir plus clair. Le monde des Grisha est en effet un univers particulièrement recherché, riche et complet, mais dont il est compliqué de s’imprégner tant le vocabulaire spécifique freine. Également le rythme imposé peut lui faire défauts avec ses deux parties bien différentes. La première se focalise sur la découverte et l’apprentissage du pouvoir d’Alina pour ensuite nous présenter quelque chose de plus sombre et énigmatique qui m’a énormément plu. Cette seconde partie m’a semblé bien plus trépidante et m’a réservée pas mal de surprises qui ont eu le mérite de me tenir en haleine jusqu’à la fin. Pourtant, cela n’enlève rien au fait que ce premier tome se base principalement sur les codes classiques du genre qui peuvent faire perdre au récit de son originalité malgré l’ambiance ou encore le concept des Grishas, basé sur une certaine hiérarchie. 


    Concernant les personnage, Alina est au tout début une
    adolescente à la vie banale devenue apprentie cartographe dans l’armée. Elle passe souvent inaperçue, le sait et s’en contente, même lorsqu’on lui révèle ses pouvoirs qui sont bien plus spéciaux qu’elle ne voudrait le croire. Ses doutes tardent à la quitter, souhaitant plus que tout revenir à sa vie d’avant, quitte à manquer de confort et de vivres en abandonnant sa nouvelle vie de château. Ce fut un personnage très facile et intéressant à suivre par son évolution allant de la modestie au courage. Elle est loin d’être la personne idéale pour le rôle que l’on souhaite lui attribuer, montrant beaucoup de difficultés à contrôler ses pouvoirs tout comme ses mots, ce qui rend le processus d’identification au personnage d’autant plus aisé : elle-même se voit comme quelqu’un de lambda avec ses propres défauts et moments de doute, sans pourtant ne pas faire entendre ses propres volontés. Le personnage de Mal que j’ai évoqué plus haut n’apparait finalement que très peu malgré son statut de meilleur ami de l’héroïne. Comme beaucoup de garçons de son âge, il s’intéresse bien entendu de près aux Grishas, d’une beauté et d’une intelligence peu ordinaire, et laisse Alina de coté sur le plan amoureux qui n’a pourtant d’yeux que pour lui. Malgré l’éloignement, j’ai trouvé les moments passés à deux touchants, débordants de sincérité et de tendresse. Le lien qui les unis est si beau qu’il m’en a fallut peu pour accrocher à ce duo, malgré un Darkling particulièrement mystérieux en lice. Ce dernier est sans doute le personnage qui apporte le plus au roman, ses intentions demeurant longtemps aussi floues que lui. C’est un personnage intéressant par l’évolution que l’on en voit et les sentiments contradictoires qu’il est capable de faire ressentir à Alina tout comme au lecteur. Il ajoute sans conteste du piquant à l’histoire et je dois bien admettre vouloir en découvrir plus à son sujet dans les prochains tomes. J’aimerais également dire quelques mots sur Genya, une grisha au service de la reine qui va se lier d’amitié avec Alina durant son apprentissage. Elle m’a tout particulièrement marquée et j’espère qu’elle pourtant également prendre plus d’ampleur dans la suite des évènements. 

    Malgré une très bonne lecture, Grisha n’est pour l’instant ni un coup de coeur ni un livre particulièrement marquant à mes yeux. J’ai passé un très bon moment mais j’espère réellement que les prochains tomes sauront m’impressionner et developper l’atmosphère de la seconde partie. L’univers qui y est inventé n’attend d’ailleurs qu’à être découvert.

     

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  • LIVRE | Le Pacte d'Emma T1 - Nine Gorman

     

    LE PACTE D'EMMA

       Le Pacte d'Emma T1   

     

     

     

     

     

    Nine Gorman 2017 Albin Michel

    Bit Lit - Young Adult - Romance

     

     

      

     

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           « Je ne crois pas à la rédemption. Tout arrive             pour une raison qui nous échappe, mais j'aime               à penser qu'il existe un sens aux ténèbres                   qui nous consument, comme une étape           avant de toucher la lumière»



        

    Emma, jeune femme de 21 ans est atteinte du syndrome de Beckyngton, une maladie neurodégénérative. Elle est pourtant bien décidée à profiter des dernières années de sa vie, alors elle se rend à New York où elle trouve un poste auprès du directeur d'un groupe prestigieux : Anderson Corp. Cette rencontre bouleverse sa vie, mais Emma ne sait pas si elle peut faire totalement confiance à cet homme.    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT • PAR LA MÊME AUTEUR ]

      


     

     

    UN PACTE SANGUINAIRE

    Dans la continuité de la vague Wattpad, Le Pacte d’Emma a tout d’abord été publié de telle manière que le lecteur puisse en donner des retours à son auteur. J’étais moi-même plutôt intéressée par ce roman bien avant sa sortie en librairie mais la narration à la troisième personne me posait quand même problème. À vrai dire, je fais partie de ce genre de personne qui ont vraiment du mal avec cette dernière, me faisant parfois passer à côté de bijoux. Heureusement, alors qu’elle était en train d’écrire ce tout premier roman, Nine Gorman a elle-même pensé qu’il serait plus judicieux de faire directement découvrir aux lecteurs les pensées d’Emma, au travers d’un récit à la première personne - amen. C’est donc finalement le jour de sa publication chez Albin Michel que je me suis jetée sur ce tout premier tome. 

    Le Pacte d’Emma suit le parcours du personnage d’Emma qui choisit de fuir Butler, sa ville natale, pour aller se confronter à la nouveauté représentée par la ville de New York, mais avant tout afin de s’éloigner des mauvais souvenirs qui la hantent concernant sa maladie et les dégâts qu’elle aura pu causer autour d’elle. En effet, depuis son adolescence, Emma est sans cesse accompagnée de Becky, qui est en réalité une maladie pouvant provoquer une forme de démence. Elle a de ce fait des difficultés à contrôler ses mouvements, à se souvenir d’événements bien précis ou encore à contrôler ses émotions. Condamnée, elle trouvera finalement sa lueur d’espoir dans la personne d’Andrew ou du moins au tout départ dans le pacte sanguinaire qu’elle fera avec lui. 

    Si Le Pacte d’Emma joue énormément sur les clichés, on ne peut lui retirer son additivité qui le rend si agréable et donc si rapide à lire. Le tout est simple, fluide et même si certains éléments pourront vous faire grincer des dents, ils se révéleront indirectement être la force de ce livre. À mettre très loin des personnes condamnant toute forme de clichée, l’histoire qui nous est proposée est certes addictive mais les clichés dont elle regorge sont le fruit d’une histoire qui ne se veut pas originale. On y retrouve beaucoup de similitudes avec des histoires déjà bien connues, notamment concernant le fait qu’Emma soit atteinte d’une maladie, qu’elle propose sa candidature dans une grande entreprise ou encore par la présence de vampires, qui semblent d’ailleurs être indirectement au coeur de l’histoire. En effet, la seule solution qu’Emma trouve pour combattre sa maladie est de se faire transformer, ce qui, comme dans tout bon vieux film du genre, la rendrait immortelle et donc immunisée aux effets de sa maladie. 

    À l’image de son contenu, Emma est un personnage très simple. À tout juste la vingtaine, elle reste assez jeune et son comportement semble donc cohérent avec son personnage. Cependant, j’ai trouvé sa maladie bien plus centrale que son personnage en lui-même. En faisant un pacte avec Andrew afin d’être transformée, et donc au travers de sa maladie, elle introduit principalement le monde vampirique. On ne ressent pas de réelle complexité dans son personnage, et c’est d’ailleurs ce qui m’a surement manqué pour m’attacher réellement à elle. Pour en venir au personnage d’Andrew, je l’ai plutôt bien aimé même s’il est clair qu’il ne plaira pas à tous. C’est un personnage que l’on nous présente dès le début comme quelqu’un qui rejette ses émotions et qui pourtant connait une transition vers le « bien » un peu trop facile à mon goût, à l’image du pacte qu’il fait avec Emma. J’ai trouvé ce pacte, qu’Emma lui propose, assez ridicule dans le sens où elle est sensée changer de vie en donnant volontairement son sang à un homme qui est sensée avoir fait taire son humanité. C’était parfois un peu too much pour moi. Dans un sens, il est bien plus facile de s’attacher au personnage féminin qui semble plus accessible, notamment par rapport à certaines circonstances comme sa maladie. Ce ne sont donc pas les personnages individuellement parlant qui m’auront conquis ici mais bien plus la paire qu’ils forment qui à l’image du livre est très addictive. On ne s’en lasse pour ainsi dire pas et c’est sans regret que je me jetterai sur le second tome. 

    La fin m’a également pas mal convaincue dans le sens où elle s’avère surprenante quand on pense que l’histoire en elle-même se base avant tout sur des clichés dont elle se sert volontairement. J’ai de plus cette fois-ci vraiment ressentie la détresse des personnages ce qui s’avère être une victoire en soi. Finalement, je pense que ce sont les dernières pages qui apportent toute sa saveur à ce premier tome. 

    Mine de rien, sans être révolutionnaire, Le Pacte d’Emma s’avère être un bon début. Malgré de nombreuses facilités, l’auteur a plutôt bien su jouer avec des clichés qui se sont pour la plupart révélés plutôt acceptables. Cependant, le pacte en lui-même s’est avéré un peu trop ridicule à mon goût et le réalisme est parfois loin d’être présent. Même si on en apprend finalement très peu sur le côté vampirique, la plume de Nine Gorman nous accompagne si bien que je ne peux qu’en redemander.

     

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    DE NINE GORMAN ET MATHIEU GUIBÉ  !
      

     


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  • LIVRE | Throne of Glass T1 - Sarah J. Maas

     

    L'ASSASSINEUSE

        Throne of Glass T1    

     

     

     

     

     

    Sarah J. Maas 2013 La Martinière

    Fantasy - Young Adult

     

     

     

     

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         « Les libraires étaient pleines d'idées, peut-être           les plus dangereuses et les plus puissantes des         armes. »

       

     

    Au royaume d'Adarlan, seule la secte des Assassins ose encore s'opposer au pouvoir du roi. Keleana, la plus célèbre assassineuse du pays, a été condamnée aux travaux forcés. Pour gagner sa liberté, elle doit combattre dans un tournoi à mort dont l'unique survivant devra servir le roi pendant quatre années. Mais les concurrents, l'un après l'autre, sont éliminés de façon mystérieuse et Keleana sent son tour venir. Manifestement, d'obscures forces magiques ressurgissent dans la cité royale et la jeune fille, pour sauver sa peau, devra trouver des alliés à la cour même du roi. Et jouer de toutes les armes dont elle dispose. Son entraîneur, le capitaine Chaol, et le prince Dorian qui l'a prise sous son aile sont-ils dignes de confiance ? En tout cas ils ne sont pas insensibles à ses charmes.    [ + D'INFOS • PAR LA MÊME AUTEUR ]

      


     

    LORSQU'ON TENTE DE NOUS CONVAINCRE QU'ASSASSINEUSE EST UN MOT FAISANT PARTIE DU DICO

    Si Throne of Glass est une série que j’ai longtemps voulu débuter sans passer à l’acte, deux raisons en sont la cause : l’arrêt de traduction française à partir du quatrième tome et le fait que Sarah J. Maas en soit l’auteur. Ne vous méprenez pas, elle est très loin d’être un écrivain à rayer de vos listes. Bien au contraire, quant on a lu sa dernière série parue en France - ACOTAR  - avant Throne of Glass, c’est en sachant pertinemment que le petit frère est forcement au dessus du grand qui s’avère être une véritable pépite. J’ai donc ouvert le premier tome en tachant d’oublier qui en était l’auteur. Une fois ma lecture terminée, j’ai clairement constatée l’écart entre la Sarah J. Maas de l’époque et celle d’ACOTAR - la traduction qui laisse à désirer en serait-elle la cause ? - qui a su trouver une voie bien à elle.

    Focalisons nous avant tout sur ce tout premier tome qui entre directement dans le vif du sujet en nous présentant une héroïne qui a passé une année dans une sorte de camp de travaux, où sont envoyés bon nombre de criminels qui y rencontrent bien souvent la mort. Seulement, Keleana sort du lot en étant l’assassineuse - le titre laisse croire que ce mot existe réellement contrairement à tout type de dictionnaire - la plus connue du royaume malgré ses dix-sept ans - rien que ça ? - et semble posséder les capacités adéquates. C’est ainsi qu’elle a survécu jusqu’à l’arrivée du prince Dorian qui souhaite trouver un champion pour une compétition, se basant sur diverses aptitudes, afin de nommer le nouveau « laquais » du roi, chargé de faire le sale boulot pendant plusieurs années. À ça s’ajoute un triangle amoureux - autant vous prévenir - ainsi qu’une part de fantaisie qui n’arrive que plus tard.

    Pour faire court, ce premier tome fut une très bonne lecture bien que certains points qui restent mitigés puissent expliquer ma note. Si beaucoup d’éléments se succèdent et que l’histoire semble dynamique à première vue, il faut bien avouer que pour un bouquin qui nous promet de l’action, on est en réalité très peu servis de ce côté-là avec un point de vue qui se concentre avant tout sur les relations. Le tout finit alors par trainer en longueur car trop introductif pour une si grosse bricasse. On ne peut qu’être déçue - promis après ça j’arrête les comparaisons - lorsque l’on a littéralement dévoré ACOTAR. Mais Throne of Glass possède ses propres charmes et une héroïne toute aussi forte. En effet, malgré des défauts à côté desquels je ne pouvais pas passer, j’ai relativement bien aimée ma lecture qui reste après tout très addictive - mention dévoré en un jour.

    Malgré le récit à la troisième personne, on suit majoritairement le personnage de Keleana. Seulement j’ai trouvé que tout ce qui se passait a l’intérieur de sa tête n’était pas à la hauteur d’un personnage qui aurait dû être plus complexe. C’est une héroïne avec du répondant qui reste un peu trop arrogante et sûre d’elle malgré un côté bien plus doux qui s’affirme au fil des pages. On nous parle de nombreux meurtres pour finalement bien plus se focaliser sur les contradictions de son cœur quant à ses deux prétendants ou à la princesse Nyhema. On a donc pas son point de vue sur ses actions, sur de possibles remords. Je pense que cela la rendait bien moins réelle à mes yeux et assez simple. Un personnage qui reste donc assez léger quant on est face à tous les superlatifs que l’auteur nous propose à son sujet. Il en va selon moi de même avec les autres qui sont bien plus survolés que creusés, ce qui fait que le triangle amoureux ne m’a pas vraiment emballé. Dommage pour un élément aussi central mais j’ai finis par me lasser des rôles stéréotypés tels que le prince séducteur au bon coeur archi revu ou le soldat méfiant qui finit par succomber, surtout lorsqu’ils sont aussi vides. Je tente à espérer qu’ils en aient beaucoup plus à dévoiler dans les prochains tomes. Il reste notamment beaucoup d’interrogations quant au passé de Keleana.


    À noter que pour un tome introductif, le tout reste assez long et pourrait même être divisé en deux parties assez inégales au niveau du rythme. Si la première est agréable à suivre et pose les fondements de l’intrigue et des relations, la seconde n’apporte pas grande chose de plus à part du déjà vu. C’est également là que le côté fantaisie apparait réellement et s’il aurait pu être un point fort, il semblerait que j’ai beaucoup moins accroché à cette sorte de mythologie que d’autres lecteurs. De plus, l’ajout de cette thématique sur la magie ainsi que l’intrigue qui tourne autour m’a un peu sortie de ma lecture dans le sens où ça m’a fait perdre de vue l’histoire autour des assassins.

    Ce début de série propose donc un déroulement assez évident voire prévisible tout comme c’est le cas pour le traitement de certains personnages. Il reste en soi un bon début mais le potentiel finit par s’essouffler au fil des pages ce qui rend l’oeuvre similaire à certains romans young adult. Les méchants restent faciles à identifier et ne révolutionnent clairement pas le genre. Si le tout réussissait à sortir facilement du lot au moment de sa sortie, avec les indénombrables histoires du genre qui sortent tout les mois actuellement, j’ai trouvé que ce début de saga n’innovait malheureusement pas.

     

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