• Hua Jai Sila

     

    HUA JAI SILA

    2019 Thaïlande 27 ép. 55 min.

     

        COUP DE  ♥    

     


     

    « Thank you for being the flower that grows on stone like me. »

     

    Tor est le fils illégitime d'un riche noble. Celui-ci le confie à sa femme, Sitha. Tor subit alors de terribles maltraitances de la part de sa belle-mère et de son demi-frère. Son seul réconfort est alors Mingta, une voisine et enfant illégitime, comme lui, maltraitée par sa belle-mère et sa demi-sœur. Un jour, les choses dérapent, Tor se fait presque assassiner par sa belle-mère et manque de se noyer. Par chance, sa tante le sauve et laisse tout le monde le croire mort pour le protéger.

    Tor renaît donc sous le nom de Sila et devient plus tard le propriétaire d'un club et d'un casino. L'occasion de se venger de sa famille se présente alors à lui. Mais au même moment, il revoit aussi Mingta qui le reconnaît immédiatement.
     


     
             Thanapob Leeratanakajorn ( Tor ) • Tor / Sila                → Hormones • Hormones 2 • O-Negative • Side by Side                  Nopjira Lerkkajornnamkul ( Fern ) • Mingta               aThan Taiwan Janward • Naet Nakin                           


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Hua Jai Sila est un drama étonnant dans le simple fait que je ne m’attendais pas à tomber sur celui qui sera sans doute mon drama de l’année. Bien que Kiss Me et Full House Thaï m’avaient prouvé à quel point les dramas thaïlandais pouvaient être aussi bons que ceux d’autres nationalités, je n’avais jamais été tentée plus que ça par d’autres titres depuis. Pourtant, je suis là, devant mon écran à me ressasser ces longs mois de diffusion et des épisodes qui ne m’ont jamais déçue et n’ont au contraire jamais cessé de me séduire.

    Ça pourrait paraitre étrange mais je suis tellement reconnaissante envers toute l’équipe de ce drama pour l’avoir fait exister et me rappeler exactement pourquoi j’aime autant les séries asiatiques, car certaines ont le don de vous en mettre littéralement plein les yeux. Étant le remake d’un drama datant de plus d’une dizaine d’années, ce qui me faisait sans doute le plus peur était de retrouver le genre d’inconvénients et de clichés que l’on retrouvait dans cette génération-là de dramas. Il y est en effet question de Sila, anciennement appelé Tor, qui a été victime de son statut de fils illégitime et qui se fait passer pour mort afin de prendre sa revanche sur les personnes de son passé ayant tenter de le nuire, lui et ses proches. Pourtant, cette histoire de vengeance n’a rien à envier à d’autres et reste pertinente du début à la fin. À vrai dire, ce fil conducteur ainsi que le lien entre Tor et Min, son amie d’enfance dont il va forcément devoir recroiser la route, étaient clairement deux éléments qui m’intéressaient avant même de débuter mon visionnage et je n’ai pas été déçue.


    Concernant l’histoire et le thème prédominant de la vengeance, j’ai trouvé l’ensemble très bien écrit, avec un développement à la hauteur de son potentiel. C’est un sujet vu et revu, tout particulièrement du côté des thaïlandais et pourtant les scénaristes ne dépassent jamais la limite, ne faisant pas de Tor un vrai monstre mais un être humain meurtri par un passé qu’il ne réussit pas à oublier. L’histoire est d’ailleurs très bien introduite dans la mesure où l’on comprend rapidement les enjeux du dramas ainsi que les fautes des personnages concernés. Le suspens est bien présent à chaque épisode et amène une tension nécéssaire qui faisait de l’attente un vrai supplice. Il est vrai que l’on échappe pas au cas de la famille violente et aux histoires de maîtresses qui peuvent sembler exagérées mais c’est une chose que l’on ne peut empêcher dans les lakorns, tout comme le fait que tout ce qui avait un lien avec les blessures et le sang n’était jamais totalement crédible. Mais honnêtement, cela n’a jamais fait perdre à mes yeux sa crédibilité au drama.

    Il faut dire que lorsque l’on est face à la performance de Thanapob Leeluttanakajorn qui incarne Tor à la perfection, on ne peut se permettre de faire les difficiles. Je pense pouvoir affirmer que Sila / Tor est devenu l’un de mes personnages favoris de tout dramaland. J’aime le fait qu’il ne soit pas déraisonnable et sans coeur mais quelqu’un d’intelligent et de réfléchi, un homme qui sait laisser transparaitre ses émotions jusqu’aux larmes. Il ne dégrade en rien l’image de la femme comme dans d’autres lakorns du genre - même si ça n’empêche pas deux ou trois baisers forcés - et les respecte sincèrement comme on peut le voir dans sa relation avec sa tante qui s’est révélée très touchante. Bien qu’il soit focalisé sur sa vengeance, cela ne l’aveugle pas et ne l’empêche pas de protéger les femmes qu’il aime en restant chaque fois maître de lui-même et du jeu auquel il joue. Du côté de Min, il est vrai que son personnage n’est pas le plus utile et important, pourtant c’est un personnage essentiel aux côté de Sila. J’ai aimé le fait qu’elle ne se laisse pas constamment faire et que malgré le fait qu’elle pense reconnaitre Tor, ça n’est pas pour autant qu’elle le laisse tout se permettre et jouer avec les gens. Elle souhaite plus que tout le pousser vers le haut, lui qui reste figé dans le passé, et leur relation n’en est que plus belle. L’alchimie entre les deux ne pouvait être meilleure et rien que pour la beauté de leur relation, rien que pour leurs scènes ensembles, ce drama vaut le coup d’oeil. La romance ne freine en rien le reste, se mêlant tout naturellement à l’intrigue. L’intensité est là du début à la fin, les deux ne pouvant s’empêcher de s’attirer l’un à l’autre.

    Clairement, Hua Jai Sila est à mes yeux un drama à ne pas rater qui ne s’essouffle jamais et reste pertinent du début à la fin. Que ce soit pour son histoire portée sur la vengeance, la performance des acteurs, l’alchimie entre Min et Tor ainsi les répliques mémorables de ce dernier, j’espère que mes impressions vous auront ne serais-ce que donné l’eau à la bouche car pour ma part j’aimerais tout oublier pour pouvoir le recommencer.
     

     

    Retrouvez ce drama sur le site de Muse ( VOSTA ) !

      


     

    - FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Hua Jai Sila    Hua Jai Sila    

    Hua Jai Sila

     

    - OST -

     

     


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  • Love Crescendo

     

    LOVE CRESCENDO

      

     

    Tillie Cole 2019 Hachette

    Romance - Drame - Young Adult

     

     

     

        COUP DE ♥    

     

     

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        « — Je ne regrette rien, Cromwell. Ni le début...      ni le milieu... ni la fin. »

     

        


     

    Lorsque Cromwell, 19 ans, est derrière ses platines, les corps se pressent, la fièvre monte. Personne ne lui résiste. Jusqu’à la fille dans la robe violette. Ce soir-là, Bonnie est venue voir l’ex prodige du classique qui lui a inspiré sa passion. Son verdict tombe, implacable : la musique de Cromwell n’a plus d’âme. Cromwell n’aurait pas dû se laisser atteindre. Pourtant, les paroles de Bonnie rallument en lui l’étincelle de quelque chose qu’il croit mort depuis longtemps. Alors, quand le destin les force à travailler ensemble, leur attirance mutuelle les rapproche, leurs sentiments se font plus forts. Et, malgré les secrets qui pourraient leur briser le cœur, jour après jour, leur amour va crescendo…

     


     
     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Dire que j’étais à cent lieux d’imaginer le nombre d’émotions par lesquelles j’allais passer en me lançant dans ce roman que j’aurais pensé insignifiant, une sorte de transition imprévue entre deux grosses lectures. Un mois est déjà passé depuis sa sortie et je n’ai qu’une pensée : pourquoi personne n’en parle ? Je pensais avoir affaire à une histoire sur deux opposés sur le plan personnel comme musical et non à deux adolescents tant écorchés et blessés que lumineux. C’est loin d’être aussi simple que le laissent imaginer les résumés que j’en avais trouvé sur le net. L’histoire de Bonnie et Cromwell est belle, sincère et bouleversante. Je pense sincèrement avoir sous-estimée Tillie Cole et Love Crescendo me prouve à quel point une histoire, de simples mots posés sur du papier, peuvent avoir un impact sur une personne.

    Bonnie et Cromwell se rencontrent une nuit d’été en Angleterre. Elle reproche à sa musique de ne délivrer aucune émotion, d’être vide et ne s’imagine pas à quel point cette remarque peut également être associée au créateur de cette dernière. Ils se retrouvent en Amérique, venus étudier dans la même fac en raison d’un professeur en particulier et là c’est la collision qui s’avérera tant douloureuse que bénéfique pour les deux, devant faire face tant à leurs rêves qu’à leur craintes les plus secrètes.

    Love Crescendo est un roman qui transmet beaucoup d’émotions grâce à des personnages touchants et une écriture à la hauteur. En plus de mettre au coeur de son histoire la musique, l’auteur a su rendre son livre unique grâce à un élément que je ne connaissais absolument pas et qui a tout changé à mes yeux, à savoir la synesthète et le spectacle magnifique que cela engendre lorsqu’on nous la fait découvrir au travers des yeux d’un personnage et de son talent pour la musique. Si ce don rend Cromwell unique, c’est également sa personnalité tant complexe que touchante qui le rend intéressant, sans jamais être dans le trop. Après plusieurs années à être considéré comme un génie de la musique classique, le jeune homme a fini par se convertir en DJ et bien que ses morceaux soient écoutés dans toute l’Europe, il n’a pas l’attitude à laquelle on s’attendrait avec ce genre de personnage. Pourtant, il se révèle dès le début assez dur avec Bonnie alors qu’elle n’est que douceur et franchise, quelque chose qui manque bien au quotidien de ce dernier. Elle a beau posséder ses propres faiblesses et inquiétudes, elle sait reconnaitre l’étincelle dans la part sombre du jeune homme et sa ténacité le pousse à se révéler, à dévoiler ses failles et des aspects de sa personnalité bien cachés qui brûlent de passion et du désir de création.

    Quant aux émotions transmises, elle ne sont que décuplées par une histoire qui mêle secrets, hontes et peurs sans que le tout ne sonne faux ou précipité. La plume de Tillie Cole accompagne parfaitement l’histoire de ces deux adolescents. On ressent la portée des recherches qu’elle a pu faire sur certains éléments, ce qui rend le récit d’autant plus crédible et poignant. La place de la musique est à la fois juste et belle dans sa mise en valeur, personnifiant bien l’évolution de Cromwell et Bonnie. Ce n’est pas juste un thème de fond ou une excuse pour les rapprocher. Elle est vivante, essentielle. J’ai souris et pleuré, pleuré comme je le fais peu de fois devant un livre. Après tout, c’est parfois inimaginable d’expliquer à quel point les mots sont capables de nous atteindre, parfois bien plus qu’une scène se déroulant devant nos yeux. Love Crescendo met en scène la douleur comme la passion. On est face à deux parties au ton différent mais à la transition très bien exécutée. Lu en à peine vingt-quatre heures, j’en redemandais après chaque chapitre, peu importe qu’il soit dur et réaliste à en pleurer. Alors bien entendu certains éléments sont prévisibles - même si l’histoire et son déroulement n’a cessé de me surprendre - mais les personnages, les sons et les couleurs ont pris vie en moi et ça, ça n’a pas de prix.

    Je vous laisse ici, mon coeur méritant une petite pause après tant d’émotions qui m’ont traversée. Une chose est sûre, Cromwell et Bonnie m’ont définitivement marqués. À leurs côtés la tension monte, la boule se forme et si l’inévitable arrive lentement, le plaisir est toujours là et nous suit, crescendo.

    Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Crossing the Line - Simone Elkeles

     

     


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  • Warcross T2 - Marie Lu

     

    WILDCARD

        Warcross T2   

     

     

     

    Marie Lu 2019 | Pocket Jeunesse

    Science-Fiction - Young Adult

     

     

     

     

     

     

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          « Il est toujours plus facile de détruire que de         créer. » 

     

     

        
     

    Emika n'est pas sortie indemne du championnat Warcross. Déterminée à mettre fin aux sinistres projets d'Hideo Tanaka, son ancienne idole, elle s'unit aux Phoenix Riders. D'autant plus qu'une nouvelle menace s'insinue dans les rues de Tokyo : quelqu'un a mis la tête d'Emika à prix. Sa seule chance de survie est Zéro, celui qu'elle a traqué pendant des semaines pour Hideo ! Emika découvre bientôt que sa protection a un prix. Jusqu'où sera-t-elle prête à aller pour détruire Hideo, l'homme pour lequel elle aurait sacrifié sa vie ?

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler concernant ce tome mais certains éléments des précédents peuvent être présents.
     

    Après la très belle découverte que fut Warcross, je me suis immédiatement dirigée vers sa suite et fin, un tome bien différent du premier dans son ambiance plus sombre mais qui une nouvelle fois propose une intrigue intéressante à suivre, quoiqu’un peu plus brouillon, des personnages intrigants ainsi que son lot de rebondissements. Si j’ai trouvé cette suite un peu en dessous du précédent pour des raisons expliquées plus loin, cela n’enlève en rien le fait que l’univers de Warcross ne demande qu’à être exploré.

    Bien qu’Emika soit parvenu jusqu’au bout du Championnat de Warcross sans que le NeuroLink ne tombe dans les mains de Zero, l’antagoniste présenté dans le premier tome, c’est pour se retrouver face à un danger tout autre et bien plus proche d’elle qu’elle ne l’aurait crû. De plus, sa tête étant désormais mise à prix, elle se retrouve à collaborer avec celui qu’elle pensait être le véritable ennemi.

    Wildcard met donc cette fois-ci au centre le personnage de Zero qui en cache plus que je ne l’aurais deviné. Seulement, Marie Lu prend bien plus de facilités qu’avec le premier tome qui sortait clairement du lot. J’ai trouvé la première partie très addictive, avec des révélations et choix interessants, mais une seconde bien plus lourde et compliquée à suivre. Des éléments qui auraient pu être bouclés dès la première ont été relancés dans la deuxième et prenaient parfois trop d’ampleur à mon goût. J’avais l’impression que l’auteur se perdait elle-même. Certains moments étaient d’ailleurs un peu trop détaillés et ont finis par me perdre au détriment par exemple des si belles descriptions des rues de Tokyo qui m’avaient fascinées dans Warcross. Rien que pour ça l’univers m’a semblé bien moins impactant, les parties de jeux-vidéos étant quasi-inexistantes et les étincelles dans mes yeux bien moins présentes. Il en va de même pour les rebondissements, bien plus apparents, parfois inattendus, mais qui finissent par alourdir l’intrigue, n’innovant pas par rapport à certains livres, notamment vers la fin. Cependant, Wildcard m’a réellement plu dans le fait que la fin de Warcross insérait de nouveaux éléments qui relançaient parfaitement l’intrigue et n’ont pas fait de ce deuxième tome une suite inutile. On a finalement beaucoup de réponses à nos questions et l’auteur poursuit toujours cette réflexion sur les aspects néfaste d’un monde controlé par la technologie. Ici l’univers devient bien plus sombre et brutal, avec des enjeux qui évoluent, ce qui pousse nos personnages à se livrer à leurs plus grandes faiblesses.

    Emika se retrouve d’ailleurs en danger dès le début et s’avère être mal entourée de tous les côtés sans pouvoir réellement découvrir qui est le véritable ennemi, un élément qui rend l’histoire d’autant plus prenante. Cette dernière s’ouvre bien plus aux autres, ayant réellement envie de s’intégrer et de tisser des liens. Seulement, si son côté individualiste s’améliore, il est vrai qu’elle passe de l’héroïne en plein dans l’action à une sorte de pion que l’on mène tout le long du livre et qui finit par la subir. Du côté de Zéro et de Hideo, il faut bien avouer que ce sont des protagonistes/antagonistes intéressants qui changent des standards habituels. Le côté parfois trop blanc ou trop noir permet à l’auteur de jouer avec nos nerfs et de nous manipuler très facilement. Cela permet d’ailleurs de se placer facilement dans la tête d’Emika qui est aussi divisée que nous. À mon grand désarroi les personnages secondaires n’ont pas plus de place dans ce tome-ci que dans le précédent, mais si une chose est bien certaine c’est qu’ils vont me manquer. Assez heureuse toutefois qu’on leur ait laissé un moment clef à chacun. Que ce soit pour les principaux ou les secondaires, ce sont tous des personnages touchants grâce aux histoires que l’on découvre plus en profondeur.

    Si je ne suis pas à 100% satisfaite avec la fin, m’attendant à un peu plus de pages et à quelque chose d’assez différent, il faut bien avouer que l’auteur à fait un très bon choix en terminant Warcross avec ce second livre qui a mon sens clôture bien l’intrigue. Wildcard met en valeur le fait que la technologie et son avancement ne peuvent pas nous être simplement retirés car c’est une chose que les gens aiment et qui fait intégralement partie de leur vie, au risque cependant que cette forme de pouvoir puisse être détournée. Le tout est peut-être moins efficace que dans le précédent tome mais on retrouve tous les ingrédients qui font de Warcross une bonne histoire avec des personnages et une intrigue intéressante.

    Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1

     

      


     

    - LES TOMES DE LA SÉRIE - 

    Série terminée.

     

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    Warcross T1 - Marie Lu       Warcross T2 - Marie Lu

                                                                                                       01.2018                                      01.2019                        

     

     


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  • Warcross T1 - Marie Lu

     

    WARCROSS

        Warcross T1   

     

     

     

    Marie Lu 2018 | Pocket Jeunesse

    Science-Fiction - Young Adult

     

     

     

     

     

     

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          « Tout commence par être de la science-fiction        avant de devenir une réalité scientifique. » 

     

     

        

     

    La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l'univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l'année, elle est repérée par l'intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d'Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel.


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Pas achevé lors de ma première lecture à sa sortie, j’ai passé tout cette seconde à me demander pourquoi. Warcross a véritablement tout d’un bon roman du genre si on omet certains aspects plutôt prévisibles. Le tout forme un beau mélange d’action et de romance au travers du jeu vidéo, dans un monde futuriste dont les nouveautés semblent tant novatrices que néfastes.

    On se met dans la peau d’Emika, jeune new-yorkaise qui, au lieu de passer ses journées à bosser dur en cours comme toute adolescente normale, joue à la chasseuse de prime afin de tenter de survivre dans une société futuriste où tout coute bien plus cher et où la criminalité a particulièrement augmenté. C’est d’ailleurs ce qui pousse la police à publier des alertes pour que d’autres s’occupent du sale boulot tout en étant rémunérés. Pour s’échapper de la réalité qui n’épargne plus Emika depuis plusieurs années, la jeune femme aime passer du temps sur Warcross, un jeu vidéo issue de la réalité augmentée inventé par le jeune Hideo Tanaka, dans lequel elle joue de manière clandestine et anonyme. Seulement, un jour elle prend la mauvaise décision et choisit d’utiliser ses aptitudes de hackeuse, talents qui lui ont valu certains problèmes avec la justice, pour pirater le plus grand championnat de Warcross visionné par des millions de spectateurs. Forcément, la jeune femme doit dire adieu à son anonymat en devenant le sujet favoris des tabloïds. Plus inattendu, Hideo Tanaka lui-même souhaite rencontrer l’une des seules personnes ayant réussi à détecter les failles de son jeu.

    Si Warcross aurait pu n’être qu’un énième roman young adult, le thème des jeux vidéos est si bien exploité qu’il sort clairement du lot à mes yeux. En effet, c’est au travers d’un univers complexe et riche, qui m’en a véritablement mis plein les yeux, que ce premier tome témoigne des atouts comme des dangers d’un univers où la technologie et plus particulièrement la réalité augmentée peuvent prendre le dessus sur tout. J’aimais déjà beaucoup Marie Lu avec sa saga Legend mais Warcross présente un univers dans lequel on la sent tout à fait à l’aise et familière, ce qui aide d’autant plus le lecteur à tout visualiser puisque l’immersion est très accessibles avec des descriptions très visuelles et bien menées. Ici, la réalité augmentée fait partie du quotidien, avec un système de points et de niveau qui stimule l’utilisation et pousse les gens à ne plus ôter leur Neurolink des yeux, sous forme de lunettes ou de lentilles. Le but pour eux est de gagner le plus de points possibles au travers de parties de Warcross, dans lequel deux équipes essaient de s’emparer de l’artefact de l’autre sans se faire dérober le sien, ou encore avec de simples interactions, afin de gagner en popularité et d’accéder à plus de privilèges dans la vraie vie tels qu’un meilleur service au restaurant ou un traitement de faveur lors d’entretiens. Pour créer aux yeux des utilisateurs du NeuroLink une réalité virtuelle presque parfaite dans sa façon de traiter les détails, Hideo Tanaka n’a pas simplement choisi de la reproduire mais bien de laisser le cerveau humain se convaincre lui-même de cette dernière comme c’est le cas avec le système du rêve. L’univers est d’autant plus riche qu’il existe un DarkWorld qui une nouvelle fois montre la face cachée des technologies, un endroit où se retrouvent les hackeurs, où se vendent drogue et plaisirs sexuels, où s’engagent des assassins.

    Le tout est guidé par une sorte d’enquête que doit mener Emika en devenant une wildcard, à savoir une nouvelle recrue pouvant intégrer les diverses équipes du championnat. Cela permet ainsi au lecteur d’avoir une vision sur beaucoup d’éléments importants sans être perdu. Emika est d’ailleurs une bonne héroïne à suivre qui m’a plu en raison de son fort caractère à l’image de son apparence qui détone, avec ses cheveux multicolores et divers tatouages, et du fait qu’elle s’intègre bien avec les éléments de ce tome. Si elle possède ses propres faiblesses, c’est une fonceuse au caractère assez indépendant. Ses pensées laissent parfois place à de très beaux passages, touchants et écrits avec beaucoup de justesse. Je pense que chaque joueuse peut facilement se retrouver en elle. Hideo est également un personnage intéressant, bien que plus en retrait même si sa présence se laisse ressentir à chaque instant. C’est un génie qui possède ses propres parts d’ombre et qui porte un poids que j’ai aimé découvrir. Si la relation entre les deux n’a rien d’original ou de particulièrement intéressant aux premiers abords, j’ai apprécié le fait qu’elle ne prenne pas une grande place dans le récit. Le manque d’approfondissement des personnages secondaires peut également être reproché au livre bien que cela ne m’ait pas empêché de les apprécier. Si les révélations finales sont pour certaines prévisibles, elles relancent parfaitement l’intrigue au vu du second et dernier tome. La fin donne clairement envie de se jeter sur le second bouquin - ce que je vais m’empresser de faire - et intègre de nouveaux éléments qui ajoutent de l’intérêt à l’histoire.


    Warcross offre avec son univers riche et ses personnages intéressants une vision de ce que pourrait devenir le monde si la technologie prenait un ampleur inconsidéré. Alliant des descriptions très réalistes du Japon, jeux vidéos et science-fiction, Marie Lu propose un récit tant accrocheur qu’intéressant.

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    Warcross T1 - Marie Lu       Warcross T1 - Marie Lu

                                                                                                       01.2018                                      01.2019                        

     

     


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  • Well Intended Love

     

    WELL INTENDED LOVE

    2019 Chine | 20 ép. 45 min.

     


     

    « Aimer c'est respecter. »

     

    Xia Lin est une actrice méconnue qui vient d'apprendre qu'elle a la leucémie. Or, le seul qui est compatible avec elle pour faire une greffe de moelle osseuse est l'inaccessible et puissant homme d'affaires Ling Yi Zhou. Celui-ci, après avoir entendu la demande de Xia Lin accepte, mais pose une drôle de condition : Xia Lin doit l'épouser.

     


     
           Xu Kai Cheng • Ling Yi Zhou           → Moon River • I Cannot Hug You • The Love Knot • I'm a Pet at Dali Temple             Simona Wang • Xia Lin                     → Romance of the Condor Heroes • The Four
     


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Well Intended Love est un titre à côté duquel j’étais facilement passée, que ce soit avant ou après son apparition sur la plateforme Netflix. Il faut dire que le synopsis mentionnait un contrat de mariage signé par l’héroïne afin de soigner sa leucémie, ce qui me semblait un peu trop too much. Avec tout le monde qui en parlait autour de moi, je me suis finalement laissée tenter sans imaginer à quel point les scénaristes allaient finir par me décevoir.
     
    Sans gros étonnement, cette histoire de leucémie et de contrat de mariage qui semblait cliché sur le papier l’a été tout autant une fois le drama démarré. Le premier épisode illustre d’ailleurs bien cette impression tant tout me semblait ridicule. Pourtant, la première moitié du drama a été très loin d’être aussi mauvaise que ce j’aurais pu parier. Si certaines situations sont assez grotesques dans le premier épisode comme dans les suivants, Well Intented Love n’est pas à prendre entièrement au sérieux. Avec un minimum de second degré, des choses qui pourraient faire grincer des dents m’ont sincèrement fait rire et apprécier. De plus, le contrat ne mène pas aux querelles habituelles. C’est donc charmée par ses qualités et ses défauts que les six premiers épisodes se sont écoulés très rapidement. J’aimais de plus en plus les interactions des deux héros et, même si la performance des acteurs n’était pas incroyable, leur personnage me plaisait bien et l’alchimie était là.
     
    Puis une première révélation qui en dit plus sur les intentions du personnage masculin arrive et brise tout plaisir coupable. En plus de ça, on nous met ensuite face à l’un des clichés les plus connus et redoutés de dramaland, tout ce qu’il fallait pour faire baisser le drama dans mon estime. Le pire dans tout ça c’est que ce qui arrive ensuite et qui en a choqué beaucoup ne m’a même pas étonnée. Soit c’est le genre de situation qui n’arrive que dans les dramas soit les mecs peuvent se montrer vraiment machos et opportunistes dans la vraie vie. Ça partait pourtant bien mais les scénaristes ont clairement fait les mauvais choix. J’aimais Xia Lin dans le fait qu’elle ne profite pas volontairement des avantages de son mari et reste fidèle à elle-même jusqu’au bout, à la fois drôle mais mature dans ses réactions et pensées, et j’aimais Yi Zhou pour sa tendresse envers elle mais après que ses réelles intentions soient dévoilées, pas facile de voir le drama de la même manière et de le suivre avec autant de plaisir, surtout quand on voit à la vitesse avec laquelle il finit par être pardonné.  Leur relation n’en devient alors que trop saine - une énorme illusion bien entendu-, tout étant trop facile et parfait à mon goût si on omet la présence d’un antagoniste qui n’apporte rien au drama, si ce n’est un peu de rebondissement et un troisième nom qui s’ajoute à la liste des personnages très dérangé de ce drama - parce que oui on a également droit à une rivale tarée et aveuglée. Je sais que je reste vague mais autant vous prévenir sans pour autant vous spoiler. En tout cas, une fois la première partie passée, ma vision de la romance est passée de mignonne à insensée, tout particulièrement à cause de l’énorme besoin de contrôle de Yi Zhou qui le rend égoïste. Les clichés ont commencé à ne plus du tout me faire rire et certains personnages se révélaient trop grotesques dans leurs intentions. Tout devient trop facile. Heureusement, les personnages secondaires ne m'ont eux pas déçue, notamment Chu Yan un acteur de la même agence que Xia Lin, avec lequel elle partait sur de mauvaises bases, et qui s’est révélé ne pas être uniquement la cinquième roue du carrosse mais un personnage nécessaire qui apporte de la tendresse au drama. Il y a également une romance secondaire assez mignonne entre la meilleure amie de Xia Lin et l’assistant de Yi Zhou - un peu fade dans sa manière de suivre son patron comme un gentil petit toutou - qui est agréable à suivre.
     
    Avec une première moitié qui m’avait agréablement surprise et une seconde beaucoup moins bonne, Well Intended Love a au moins le mérite de se regarder très facilement - à condition de ne pas choisir d’abandonner à la moitié - et de posséder un côté addictif. Il faut dire que le tout n’a rien de très intelligent ou révolutionnaire. En revanche, je déconseille clairement si vous n'aimez pas les gars qui se croient tout permis pour séduire une femme - et encore personne n'irais jusque-là dans la vraie vie. Même si la première partie est bonne et que j’ai réussi à parvenir au bout, le mieux pour vous serait sans doute de passer votre chemin à moins que comme moi vous ayez envie de vous faire votre propre avis.
     

     

    Retrouvez ce drama sur Netflix.

     


     

    - FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Well Intended Love     Well Intended Love 

     

     


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