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    Ao Haru Ride | Strobe Edge

        SPÉCIAL SAKISAKA IO     

     

     

    Ao Haru Ride | Strobe Edge

     

    AO HARU RIDE

    + d'infos Trailer Film ( VOSTFR )

    Du collège, Futaba Yoshioka n'a pas vraiment de bon souvenirs. Jugée très mignonne, elle avait rapidement été jalousée par ses amies et mise à l'écart. De plus, elle n'avait jamais réussi à faire comprendre ses sentiments à Tanaka, qu'elle aimait en secret. Désormais au lycée, Futaba est bien décidée à changer son image et à repartir de zéro : nouvel établissement, nouvelles amies... Jusqu'à ce qu'elle découvre que Tanaka est inscrit dans le même établissement qu'elle.

    Malgré sa grande place dans mon coeur, l’histoire d’Ao Haru Ride - qui est à l’origine de mon affection pour les mangas - retranscrite dans cette version live n’a pas réussi à égaler mon ressenti sur la version papier. En même temps, assez compliqué de retranscrire treize tomes en deux heures. Pourtant c’est loin d’être aussi mauvais que d’autres live-action qui jouent trop sur la niaiserie. Ici, si l’adaptation reste très fidèle et que les acteurs ressemblent aux personnages, que ce soit physiquement ou moralement, on retrouve également cette histoire assez réaliste qui nous plonge au coeur de l’adolescence. J’ai aimé les sentiments dégagés par ce film ainsi que son côté simple et non-prétentieux. Les personnages sont sympathiques et légers, un peu trop parfois mais encore une fois on ne leur laisse que peu de temps pour faire leurs preuves. Ça ne m’a d’ailleurs pas empêché de m’attacher à Kô et Futaba qui forment un beau duo. Leur histoire n’est pas réellement approfondiemais on comprend facilement que cette dernière correspondait trop aux standards japonais lorsqu’elle était collégienne et que ça l’a finalement éloigné de ses camarades féminines trop jalouses. On la retrouve donc bien plus garçon manqué, face à un Kô qu’elle ne reconnait pas au départ et qui est d’une certaine manière figé dans un passé duquel il a du mal à se défaire. Il garde sa gentillesse maladroite alors que Futaba affiche énergie et naïveté, des traits de caractère que les acteurs s’approprient bien. Seulement, et c’est là que ça commence à poser problème, niveau personnages secondaires, s’ils sont bien présents, ils sont malheureusement peu mis en avant malgré leur potentiel. Que sait-on réellement d’eux ? Ao Haru Ride est avant tout une histoire sur les relations, sur l’amitié et ce côté-là m’a trop souvent manqué. On ne creuse clairement pas assez à mon goût. De plus, malgré un visuel soigné, les scènes paraissent vides à l’écoute, chose qui ne me pose pas particulièrement problème mais qui pourrait finir par ennuyer. C’est donc une adaptation assez commune, centrée sur l’adolescence et sur les erreurs que l’on y entreprend, mais qui je trouve reste sympathique à suivre et ne tombe jamais dans l’excès. Agréable lorsque l’on veut passer deux heures devant quelque chose de léger.

     

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    Ao Haru Ride | Strobe Edge

     

    STROBE EDGE

    + d'infos Trailer | Film ( VOSTFR )

     

    Kinoshita Ninako, jeune lycéenne douce et attentionnée, tombe amoureuse d'Ichinose Ren, un garçon de son école. Prenant son courage à deux mains, elle n'hésite pas à lui déclarer ses sentiments mais Ren refuse ses avances, ayant déjà une petite amie. L'année suivante, ils se retrouvent tous les deux dans la même classe et finissent par se rapprocher de plus en plus.

    Après quatre ans passés sur mon disque dur sans le moindre coup d’oeil, Strobe Edge me faisait toujours si peu envie. Il faut dire que je voyais mal comment l’histoire du manga, très commune et mignonne, allait me paraitre plus intéressante et moins longue dans un format qui souligne souvent des failles plus atténuées dans les versions papiers. C’est réellement le cas ici, ce film ne mettant pas réellement en valeur l’histoire selon moi. J’ai trouvé le tout assez long et vide, avec des personnages pas particulièrement intéressants. Les premières scènes trop rapides et sans réelles explications font d’ailleurs perdre facilement le fil de l’histoire. Il est vrai que Ninako est une héroïne mignonne et souriante qui fait bonne impression dès le début avec une déclaration qui ne se veut pas intéressée, mais je l’ai suivie, elle et les autres, sans ressentir un quelconque attachement. Bien que l’histoire se concentre sur sa découverte du sentiment amoureux, on ne comprend pas réellement pourquoi tel personnage a développé tel sentiment ce qui finit d’ailleurs par en devenir assez frustrant, comme si certaines scènes manquaient. Les relations n’étaient pas assez mises en valeur alors que cela restait un point essentiel du film. On ne mentionne par exemple que très brièvement la relation entre Ando et Ren sans rien développer à l’écran. Dommage car les acteurs n’étaient pas mauvais et la réalisation plaisante. En clair, l’histoire reste sympathique dans sa simplicité, une school romance tout ce qu’il y a de plus banal, mais le contenu reste trop pauvre selon moi - facilement résumable en trois phrases- et finit par s’essouffler. On retrouve encore une fois ce coté simple désiré mais qui n’est pas mis en valeur par manque de fraicheur. L’adaptation n’est en soi pas mauvaise mais ne tient selon moi pas assez la route sous ce format. C’était sympa mais ça s’arrête là.

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  • Love Knot

     

    LOVE KNOT

    2018 | Chine | 25 ép. | 45 min.

     


     

    « All of this was destined. »

     

    Guan Pi Pi est une jeune stagiaire travaillant pour un magazine. Elle a pour mission de trouver et d'interviewer un antiquaire insaisissable, He Lan Jing Ting. Mais Pi Pi découvre vite que ce dernier n'est pas un homme ordinaire. En fait le prêtre d'un clan qui essaye de garder les humains en sécurité, il est à la recherche de la réincarnation de la femme qu'il a aimée des années auparavant.

     


     
         Victoria [f(x)] • Guan Pi Pi                     → When Love Walked In • Beautiful Secret • Ice Fantasy • My New Sassy Girl        Johnny Huang • He Lan Jing Ting   aAddicted Heroin • My Story for You • Operation Red Sea                                                                                             


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes. 

    Dans le genre romance fantastique chinoise, Flipped que j’avais commencé bien après mais terminé juste avant s’est avéré décevant à cause de choix que j’avais trouvé mauvais. Ici, Love Knot en fait des meilleurs - qui m’ont notamment fait aimer jusqu’à la fin - avec une très belle histoire, cohérente et agréable à suivre, qui lie passé et présent au travers d’une mythologie intéressante, même si je dois avouer que certains aspects ont fini par me déplaire.

    Le ton est présenté dès l’introduction de chaque épisode, un même passage qui nous présente la mythologie du drama qui tourne autour d’un peuple renard venu d’une autre planète qui se fond parmi les hommes. Forcément, si on ne les différencie pas au simple regard, les deux peuples ne peuvent se mélanger en raisons de certaines règles. Notre héros est d’ailleurs lui-même issu de l’union entre renard et humain ce qui fait de lui un hybride, une origine qui pose le point de départ de toute l’histoire, des milliers d’années avant ce que l’on suit dans le monde contemporain. En effet, sa rencontre avec son âme-soeur n’est pas due au hasard et une sorte de malédiction suit chacune des réincarnations de la jeune femme, la dernière étant Guan Pi Pi, la jeune femme dont on suit le point de vue. De plus, des conflits existent toujours au sein de la communauté des renards quant à certains enjeux importants.

    Comme le laisse présager un tel scénario, Love Knot est un drama fantastique qui présente une très belle histoire combinant le charme des dramas chinois à cette mythologie sur les renards qui fait intervenir plusieurs problématiques. Le début des épisodes laisse place à un retour dans le temps où l’on peut voir les anciennes vie de Pi Pi aux côtés de He Lan, des scènes très touchantes et bien réalisées. C’est ce côté « vies antérieures » qui m’a sans doute le plus plu grâce à sa pertinence dans l’intrigue fantastique, même si elle s’avère moindre par rapport aux scènes dans le présent. Cela permet d’insérer un background à certains personnages, nécessaire pour s’y attacher un minimum. Malheureusement, bien que j’ai aimé suivre le drama jusqu’à la fin, certains défauts n’ont pas manqués de me marquer. Prenons par exemple la partie de l’histoire concernant le clan qui a bien fini par me lasser, la soif de pouvoir du demi-frère du héros prenant trop d’ampleur à mon goût, au détriment de la personne que lui-même aime et qui méritait d’aimer plus qu’une personne dépassée par ses ambitions. En commençant par ses deux-là, certains personnages ne m’ont pas véritablement convaincu, notamment He Lan et Pi Pi. Lui est un personnage doux et dévoué mais qui s’avère finalement peu intéressant, que ce soit à cause de son développement ou de la prestation assez fade de l’acteur. De même, Pi Pi n’est pas une héroïne à laquelle je me suis attachée bien que l’on suit son point de vue du début à la fin, celui d’un personnage créé pour toucher les téléspectateurs. Une nouvelle fois, je pense que la prestation de l’actrice y est pour quelque chose. L’histoire de son petit-copain et de sa meilleure amie - qui ne le reste pas très longtemps vous vous en doutez - m’a parue totalement inutile et sans intérêt. On aurait plus dit une excuse pour Pi Pi afin qu’elle puisse se détacher de ce qu’elle avait vécue jusque là sans He Lan. Seulement, si les choix et comportements du héros et de l’héroïne n’ont pas toujours fait l’unanimité chez moi, il est indéniable pour moi de souligner à quel point leur lien est beau et touchant à voir. De même concernant certains personnages secondaires, notamment un trio qui se forme parallèlement au développement de la relation entre nos deux héros et qui manifeste un lien fort et réaliste. À noter que les derniers épisodes sont plus compliqués à saisir, notamment au niveau de la fin que j’aurais mieux appréciée si plus expliquée et justifiée.

    Le charme de l’histoire de Love Knot vous rendra sans doute accro, le drama étant prometteur même si pas assez à la hauteur selon moi, la première partie étant vraiment bonne mais la suite partant dans trop de directions. Dans tout les cas, ce drama promet un bon moment à condition que l’on passe au dessus de certains de ses défauts.

     

    Retrouvez ce drama sur Viki !

      


     

    - FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Love Knot    Love Knot    





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    CLOSE TO HEAVEN

    Rin Mikimoto | Shojo | 9 tomes | 2017 ( VF ) | Pika

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    Nino, une jeune fille solitaire avec une perruche perchée sur son épaule, fait la connaissance de son voisin Kira, un garçon à l’air désabusé qui ne pense qu’à s’amuser. Tout semble les opposer et rien ne les prédestinait à se croiser. Mais Nino découvre le cruel coup du sort qui a frappé le garçon et va se sentir investie d’une mission : celle d’apporter du bonheur dans la vie de Kira quel qu’en soit le prix à payer.  

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Parmi les nombreux shôjos qui paraissent régulièrement en France, j’ai toujours eu l’impression que Close to Heaven passait un peu trop inaperçu. Il faut dire que c’est un titre que j’avais déjà à moitié lu bien avant sa parution française. Forcément pas de grande surprise de mon côté mais je dois bien avouer que l’âge a fait perdre une partie de la saveur que j’avais ressentie jeune adolescente. Sous fond dramatique, la mangaka propose une histoire prometteuse mais qui s’avère être finalement assez simple.
     
    On suit principalement l’évolution de la relation entre Kira et Nino, deux adolescents totalement opposés en apparence, elle étant très seule et exclue alors que lui est le gars sans prise de tête que tout le monde semble apprécier. La révélation du peu de temps qu’il reste à vivre à ce dernier va pousser l’adolescente à faire un pas vers lui et à découvrir la part de faiblesse qu’il cache aux yeux de tous.
     
    Sans vous mentir, c’est tout d’abord le côté dramatique de l’histoire qui avait attisé ma curiosité. Il faut s’avouer que malgré le thème assez surprenant aux premiers abords, Close to Heaven reste un shôjo très simple dans son processus. Pas de réelle surprise du début à la fin, l’auteur prenant certaines facilités. Pourtant, le tout n’est en rien mauvais et je ressors satisfaite de ma lecture. Nino et Kira sont deux personnages touchants, leurs interactions renforçant chaque fois mon attachement envers eux. Elle est du genre naïve et pure, gardant des séquelles morales du harcèlement qu’elle a subi avant d’entrer au lycée et qui l’a poussée à s’isoler. Kira au contraire présente très rapidement une attitude désinvolte et fière mais on arrive facilement à dépasser cette image de bad boy qu’il se donne au tout début pour découvrir quelqu’un de plus mûr, fragile et réaliste - et très pleurnichard. Leur rencontre va leur donner à tous deux une raison d’avancer malgré les insécurités du destin. Le ton est léger mais le récit suscite tout de même des questions importantes qui se posent dans de telles circonstances, à savoir par exemple le fait de s’autoriser ou non à aimer une personne alors que cette dernière va inévitablement devoir faire face au deuil. Le tout sonne juste, sans tomber dans le trop cliché ou le trop mignon. J’ai tout de même été déçue par le fait que le harcèlement que Nino a subi ne soit réellement abordé que très tard alors que c’est un sujet qui méritait que l’on s’y attarde. De même, si les répercussions de la maladie de Kira sur sa vie de tous les jours sont abordées, notamment dans sa relation avec son père, au travers de son épuisement, de sa fragilité et de sa peur à s’attacher, j’aurais aimé que la mangaka aille plus loin et mette plus en valeur cet aspect de l’intrigue. On a aussi des personnages secondaires sympathiques mais le format reste trop court pour que l’on s’y attarde réellement. J’ai tout particulièrement aimé Sensei, le perroquet parlant de Nino qui est très bon dans le rôle de compagnon.
     
    À la recherche d’un shojô mignon aux personnages attachants ? Close to Heaven saura sans doute vous satisfaire au travers de la relation naissante de Kira et Nino, tous deux menacés par le temps limité de ce dernier.

       
     


      

    - VISUEL DES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto

    Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   

       

     


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  •  Séries origines Netflix #1

    Bien que Netflix soit une plateforme qui propose du contenu diversifié et ayant déjà été diffusé dans notre pays, on ne peut passer à côté de leurs programmes originaux qui retiennent souvent l’attention : des saisons courtes, des thèmes parfois originaux et intéressants, des productions venant des quatre coins du monde et un contenu exclusif. Forcément, lorsque les calendriers des parutions du mois sont publiés, ce sont ces dernières qui m’intéressent le plus et je vous propose donc mon retour sur trois d’entre elles !

     


     

    Survolez les affiches pour plus de renseignements.

    THE SOCIETY S1

    USA | 2019
     
    Des adolescents sont mystérieusement transportés, sans laisser de traces, vers un fac-similé de leur riche ville de la Nouvelle-Angleterre. Afin de revenir dans leur vraie ville mais aussi pour survivre, des alliances vont devoir s'établir au plus vite.
     
    3.5/5


     
    ALTA MAR S1

    Espagne | 2019
     
    Dans les années 1940, sur un paquebot transatlantique avec des passagers qui voyagent d'Espagne au Brésil en quête d'un avenir meilleur, les sœurs Carolina  et Eva ainsi qu'un officier, Nicolas, se rencontrent. Une fois à bord surviendra l’assassinat mystérieux d’une femme, qui ne se trouvait pas sur la liste des passagers et dont personne ne se souvient.
     
    3/5
     
    TRINKETS S1

    USA | 2019
     
    Trois lycéennes que tout oppose : Elodie, la marginale, Moe, la délinquante et Tabitha, la populaire, se rencontrent lors d'une séance des Voleurs à l'étalage Anonymes. Contre toute attente, elles se lient d'amitié.
     
    3/5


     

     

     

    THE SOCIETY ( 2019 ) | ★★★✯☆ : Quand un nuage de pollution toxique menace les habitants West Ham, les choses tournent mal lorsque les adolescents se retrouvent seuls au monde dans une ville semblable à la leur mais qui se révèle bien plus étrange et complexe. Après un premier épisode aux trop grands airs de teen movie, les débuts de The Society étaient loin d’être aussi prometteur que ce que l’on nous avait promis. Pourtant, il faut bien avouer que si cette première saison délaisse le côté fantastique à l’origine de la fondation de cette société pour se concentrer sur son développement, c’est un choix qui possède tout son intérêt en permettant de poser les limites et d’exploiter de potentiels conflits d’intérêt. Beaucoup de problématiques convergent pour montrer à quel point vivre en harmonie dans une communauté où chaque individu est différent, de par ses origines, ses idéologies ou ses liens avec les autres, peut être conflictuel. Où peut mener l’isolement d’un groupe d’adolescents ? Quelles limites imposer ou non ? Si les bonnes questions sont posées, les réflexions menées ne sont pas forcément les meilleures. De plus, on est face à un bon nombre de stéréotypes au travers des personnages, de quoi faire rapidement lever les yeux : le quaterback star de son équipe, la croyante, le fils de riche, le geek, le gay refoulé et j’en passe. Heureusement, j’ai trouvé que le traitement des relations relevait la donne grâce à son intérêt et à sa diversité, que ce soit entre soeurs ou dans le groupe de mecs qui se la jouent virils mais plus surprenant, dans la relation toxique qui montre comment la fille à l’écart s’isole et se laisse manipuler par un sociopathe que l’on a du mal à cerner correctement. Le tout s’enchaine rapidement et les épisodes gagnent en intensité et en enjeux. Cependant, le casting composé essentiellement d’adolescents et de jeunes adultes donne le la et pourrait en repousser plus d’un. Une belle découverte pour ma part !

    ALTA MAR ( 2019 ) | ★★★☆☆ : Depuis le succès de La Casa de Papel dont la troisième saison arrive cet été sur la plateforme, les séries espagnoles ne cessent de paraitre et rencontrent un franc succès sur cette dernière. Par les créateurs des Demoiselles du Téléphone dont l’action prenait place au début du XXè, Alta Mar se déroule dans les années 40 et propose une partie de Cluedo géante sur un paquebot aux airs de Titanic. En effet, c’est dans une croisière de luxe reliant l’Espagne au Brésil que meurtres et secrets de familles poussent deux soeurs à enquêter. Si la réalisation laisse entrevoir un certain budget visible à la crédibilité de l’ambiance, aux décors et aux costumes, le scénario peine tout de même à convaincre, divertissant mais assez bancale, tant à cause de l’écriture qu’à la prestation des acteurs. Heureusement, le tout à le don de se tenir jusqu’à la fin même s’il risque d’être facilement oublié.


    TRINKETS ( 2019 ) | ★★★☆☆ : Trinkets montre ce que peut donner la rencontre entre trois cleptomanes qui d’apparence ne se seraient jamais adressées un mot au lycée. Chacune possède ses propres démons et dans le cas présent, c’est bien l’union qui fait la force ! Sans vous mentir, mis-à-part cette histoire de cleptomanie le speech de base ne vaut pas grand chose mais reste fort sympathique à suivre, notamment pour son trio principal auquel on finit bien par s’attacher. À éviter si peu d’intérêt pour les intrigues simplistes, les séries adolescentes ou encore le traitement vague de sujets tels que le harcèlement, le deuil et d’autres.

     

    Et de votre côté, quelles sont les dernières séries originales Netflix que vous ayez vu ou celles vous ayant le plus marqué ?

     

     


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  • Si demain n'existe pas

     

    SI DEMAIN N'EXISTE PAS

     

     

     

    Jennifer L. Armentrout 2019 | J'ai Lu

    Romance - Drame - Young Adult

     

     

     

     

     

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           « Je savais que je ne pouvais pas recommencer            de zéro. Je ne pouvais pas réécrire le milieu de         mon histoire. Tout ce que je pouvais changer, c'était demain, tant qu'il existait. » 


    Que feriez-vous si demain n’existait pas ?

    L’avenir de Lena Wise semblait tout tracé. Pour que son année de terminale soit parfaite, elle n’avait rien laissé au hasard. Au programme : accumuler un max de souvenirs avec ses copines, avoir un dossier béton pour obtenir l’université de son choix, et peut-être même avouer ses sentiments à son ami d’enfance, Sebastian. Mais un simple choix, à un unique instant, peut tout bouleverser. Désormais, rien ne sera plus comme avant. Comment Lena pourrait-elle penser à des lendemains meilleurs alors qu’elle ne cesse de rejouer son passé, alors que Sebastian ne lui pardonnera sans doute jamais ce qui est arrivé… ce qu’elle a laissé arriver ?
     


     
     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Jennifer L. Armentrout revient avec un tout nouveau contemporain young adult qui, dans la même lignée que son précédent, n’est pas aussi simple que le laissent présager ses airs de romance adolescente. L’auteur choisit une nouvelle fois d’aborder un thème fort et important avec une certaine sincérité, tout particulièrement pour son public visé.

    On découvre le personnage de Lena peu avant sa rentrée en dernière année au lycée. Parmi toutes les préoccupations sur l’avenir qui fleurissent à son âge, on la sent tout particulièrement partagée entre ses sentiments pour Sebastian et l’amitié forte qui les unis depuis des années, qu’elle ne souhaite détruire pour rien au monde. Il est donc facile de s’identifier à une telle héroïne dans la mesure où nous la découvrons lycéenne qui mène sa vie entre moments de bonheur et tourments, vie qui se retrouvera bouleversée à cause d’une inaction que l’on pourrait tous faire à cet âge-là et qui permet de se rendre compte de l’imprévisibilité de certaines situations qui peuvent tous nous toucher.

    On est alors guidé dans une construction en trois parties qui mettent d’autant plus en valeur ce qui est raconté : hier, aujourd’hui et demain. Car il est ici question d’adolescents qui font de mauvais choix, des choix qui inconsciemment peuvent changer l’avenir en quelques secondes - je ne donnerais pas plus de précision afin de ne pas gâcher la découverte. La partie consacrée à l’avant était d’ailleurs si fluide et agréable à lire, légère à l’image de toute romance adolescente, que les premières pages du pendant m’ont fait autant d’impact qu’à l’héroïne. Lena est le genre de fille pour lesquelles franchir certains pas est comparable à une épreuve, assez renfermée sur elle-même, qui réfléchit trop au lieu de vivre réellement l’instant présent - une fille proche de celle que j’étais plus jeune. Forcément, elle reporte souvent au lendemain certaines choses tout en sachant qu’elle n’en fera jamais rien, le futur semblant toujours plus favorable à notre épanouissement que le présent. Lorsque le pire arrive, cette dernière ne peut s’empêcher de repousser son entourage sans se rendre compte que ces derniers pourraient être la clé de sa libération. On ressent donc bien les conséquences qu’un traumatisme peut avoir sur nous-mêmes ainsi que la difficulté à sa relever, deux éléments que l’auteur cherche à montrer dans une démarche volontaire et ce au travers d’un point de vue différent de celui que l’on a souvent, celui d’une victime puis indirectement de ses proches ainsi que d’autres plus en retrait. On se rappelle à ses côtés à quel point les actions sans conséquences passent inaperçues quand bien même elles auraient pu mener au danger, à quel point admettre que l’on est imparfait est une caractéristique humaine. Il faut savoir vivre avec les décisions que l’on a prises et apprendre de ses erreurs, toujours.

    Si demain n’existe pas est également un roman sur la famille et l’amitié, des notions importantes dans le genre de situation évoquée. Bien que les personnages ne soient pas aussi creusés que je l’aurais aimé, le fait que l’on s’y attarde a son importance car les gens qui nous accompagnent dans nos vies et dans les moments les plus durs ne devraient pas juste être de simples figurants. C’est avant tout la relation entre Lena et Sebastian, un personnage doux et agréable, qui est mise en avant, celle qui tisse le lien entre les trois parties du roman. J’ai vraiment apprécié les moments qu’ils partageaient, celui de meilleurs amis depuis toujours, et ce même si Lena finit par tourner clairement en rond. La romance est de ce fait très jolie et j’ai aimé le fait que l’on se penche sur les faiblesses que peuvent nous faire traverser nos sentiments.

    Jennifer L. Armentrout, munie d’une écriture toujours aussi fluide et efficace, nous plonge donc dans le quotidien de notre héroïne afin de nous montrer la fragilité du moment présent qui peut se répercuter sur le futur, à quel point la tragédie peut toucher tout le monde. Le pari est d’ailleurs réussi dans la mesure où j’ai trouvé le tout bien traité et intéressant à mettre dans les mains de jeunes lycéens.

    Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Si demain n'existe pasRed Queen | tome 1

     

      


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