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    CLOSE TO HEAVEN

    Rin Mikimoto | Shojo | 9 tomes | 2017 ( VF ) | Pika

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    Nino, une jeune fille solitaire avec une perruche perchée sur son épaule, fait la connaissance de son voisin Kira, un garçon à l’air désabusé qui ne pense qu’à s’amuser. Tout semble les opposer et rien ne les prédestinait à se croiser. Mais Nino découvre le cruel coup du sort qui a frappé le garçon et va se sentir investie d’une mission : celle d’apporter du bonheur dans la vie de Kira quel qu’en soit le prix à payer.  

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Parmi les nombreux shôjos qui paraissent régulièrement en France, j’ai toujours eu l’impression que Close to Heaven passait un peu trop inaperçu. Il faut dire que c’est un titre que j’avais déjà à moitié lu bien avant sa parution française. Forcément pas de grande surprise de mon côté mais je dois bien avouer que l’âge a fait perdre une partie de la saveur que j’avais ressentie jeune adolescente. Sous fond dramatique, la mangaka propose une histoire prometteuse mais qui s’avère être finalement assez simple.
     
    On suit principalement l’évolution de la relation entre Kira et Nino, deux adolescents totalement opposés en apparence, elle étant très seule et exclue alors que lui est le gars sans prise de tête que tout le monde semble apprécier. La révélation du peu de temps qu’il reste à vivre à ce dernier va pousser l’adolescente à faire un pas vers lui et à découvrir la part de faiblesse qu’il cache aux yeux de tous.
     
    Sans vous mentir, c’est tout d’abord le côté dramatique de l’histoire qui avait attisé ma curiosité. Il faut s’avouer que malgré le thème assez surprenant aux premiers abords, Close to Heaven reste un shôjo très simple dans son processus. Pas de réelle surprise du début à la fin, l’auteur prenant certaines facilités. Pourtant, le tout n’est en rien mauvais et je ressors satisfaite de ma lecture. Nino et Kira sont deux personnages touchants, leurs interactions renforçant chaque fois mon attachement envers eux. Elle est du genre naïve et pure, gardant des séquelles morales du harcèlement qu’elle a subi avant d’entrer au lycée et qui l’a poussée à s’isoler. Kira au contraire présente très rapidement une attitude désinvolte et fière mais on arrive facilement à dépasser cette image de bad boy qu’il se donne au tout début pour découvrir quelqu’un de plus mûr, fragile et réaliste - et très pleurnichard. Leur rencontre va leur donner à tous deux une raison d’avancer malgré les insécurités du destin. Le ton est léger mais le récit suscite tout de même des questions importantes qui se posent dans de telles circonstances, à savoir par exemple le fait de s’autoriser ou non à aimer une personne alors que cette dernière va inévitablement devoir faire face au deuil. Le tout sonne juste, sans tomber dans le trop cliché ou le trop mignon. J’ai tout de même été déçue par le fait que le harcèlement que Nino a subi ne soit réellement abordé que très tard alors que c’est un sujet qui méritait que l’on s’y attarde. De même, si les répercussions de la maladie de Kira sur sa vie de tous les jours sont abordées, notamment dans sa relation avec son père, au travers de son épuisement, de sa fragilité et de sa peur à s’attacher, j’aurais aimé que la mangaka aille plus loin et mette plus en valeur cet aspect de l’intrigue. On a aussi des personnages secondaires sympathiques mais le format reste trop court pour que l’on s’y attarde réellement. J’ai tout particulièrement aimé Sensei, le perroquet parlant de Nino qui est très bon dans le rôle de compagnon.
     
    À la recherche d’un shojô mignon aux personnages attachants ? Close to Heaven saura sans doute vous satisfaire au travers de la relation naissante de Kira et Nino, tous deux menacés par le temps limité de ce dernier.

       
     


      

    - VISUEL DES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto   Close to Heaven - Rin Mikimoto

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  •  Séries origines Netflix #1

    Bien que Netflix soit une plateforme qui propose du contenu diversifié et ayant déjà été diffusé dans notre pays, on ne peut passer à côté de leurs programmes originaux qui retiennent souvent l’attention : des saisons courtes, des thèmes parfois originaux et intéressants, des productions venant des quatre coins du monde et un contenu exclusif. Forcément, lorsque les calendriers des parutions du mois sont publiés, ce sont ces dernières qui m’intéressent le plus et je vous propose donc mon retour sur trois d’entre elles !

     


     

    Survolez les affiches pour plus de renseignements.

    THE SOCIETY S1

    USA | 2019
     
    Des adolescents sont mystérieusement transportés, sans laisser de traces, vers un fac-similé de leur riche ville de la Nouvelle-Angleterre. Afin de revenir dans leur vraie ville mais aussi pour survivre, des alliances vont devoir s'établir au plus vite.
     
    3.5/5


     
    ALTA MAR S1

    Espagne | 2019
     
    Dans les années 1940, sur un paquebot transatlantique avec des passagers qui voyagent d'Espagne au Brésil en quête d'un avenir meilleur, les sœurs Carolina  et Eva ainsi qu'un officier, Nicolas, se rencontrent. Une fois à bord surviendra l’assassinat mystérieux d’une femme, qui ne se trouvait pas sur la liste des passagers et dont personne ne se souvient.
     
    3/5
     
    TRINKETS S1

    USA | 2019
     
    Trois lycéennes que tout oppose : Elodie, la marginale, Moe, la délinquante et Tabitha, la populaire, se rencontrent lors d'une séance des Voleurs à l'étalage Anonymes. Contre toute attente, elles se lient d'amitié.
     
    3/5


     

     

     

    THE SOCIETY ( 2019 ) | ★★★✯☆ : Quand un nuage de pollution toxique menace les habitants West Ham, les choses tournent mal lorsque les adolescents se retrouvent seuls au monde dans une ville semblable à la leur mais qui se révèle bien plus étrange et complexe. Après un premier épisode aux trop grands airs de teen movie, les débuts de The Society étaient loin d’être aussi prometteur que ce que l’on nous avait promis. Pourtant, il faut bien avouer que si cette première saison délaisse le côté fantastique à l’origine de la fondation de cette société pour se concentrer sur son développement, c’est un choix qui possède tout son intérêt en permettant de poser les limites et d’exploiter de potentiels conflits d’intérêt. Beaucoup de problématiques convergent pour montrer à quel point vivre en harmonie dans une communauté où chaque individu est différent, de par ses origines, ses idéologies ou ses liens avec les autres, peut être conflictuel. Où peut mener l’isolement d’un groupe d’adolescents ? Quelles limites imposer ou non ? Si les bonnes questions sont posées, les réflexions menées ne sont pas forcément les meilleures. De plus, on est face à un bon nombre de stéréotypes au travers des personnages, de quoi faire rapidement lever les yeux : le quaterback star de son équipe, la croyante, le fils de riche, le geek, le gay refoulé et j’en passe. Heureusement, j’ai trouvé que le traitement des relations relevait la donne grâce à son intérêt et à sa diversité, que ce soit entre soeurs ou dans le groupe de mecs qui se la jouent virils mais plus surprenant, dans la relation toxique qui montre comment la fille à l’écart s’isole et se laisse manipuler par un sociopathe que l’on a du mal à cerner correctement. Le tout s’enchaine rapidement et les épisodes gagnent en intensité et en enjeux. Cependant, le casting composé essentiellement d’adolescents et de jeunes adultes donne le la et pourrait en repousser plus d’un. Une belle découverte pour ma part !

    ALTA MAR ( 2019 ) | ★★★☆☆ : Depuis le succès de La Casa de Papel dont la troisième saison arrive cet été sur la plateforme, les séries espagnoles ne cessent de paraitre et rencontrent un franc succès sur cette dernière. Par les créateurs des Demoiselles du Téléphone dont l’action prenait place au début du XXè, Alta Mar se déroule dans les années 40 et propose une partie de Cluedo géante sur un paquebot aux airs de Titanic. En effet, c’est dans une croisière de luxe reliant l’Espagne au Brésil que meurtres et secrets de familles poussent deux soeurs à enquêter. Si la réalisation laisse entrevoir un certain budget visible à la crédibilité de l’ambiance, aux décors et aux costumes, le scénario peine tout de même à convaincre, divertissant mais assez bancale, tant à cause de l’écriture qu’à la prestation des acteurs. Heureusement, le tout à le don de se tenir jusqu’à la fin même s’il risque d’être facilement oublié.


    TRINKETS ( 2019 ) | ★★★☆☆ : Trinkets montre ce que peut donner la rencontre entre trois cleptomanes qui d’apparence ne se seraient jamais adressées un mot au lycée. Chacune possède ses propres démons et dans le cas présent, c’est bien l’union qui fait la force ! Sans vous mentir, mis-à-part cette histoire de cleptomanie le speech de base ne vaut pas grand chose mais reste fort sympathique à suivre, notamment pour son trio principal auquel on finit bien par s’attacher. À éviter si peu d’intérêt pour les intrigues simplistes, les séries adolescentes ou encore le traitement vague de sujets tels que le harcèlement, le deuil et d’autres.

     

    Et de votre côté, quelles sont les dernières séries originales Netflix que vous ayez vu ou celles vous ayant le plus marqué ?

     

     


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  • Si demain n'existe pas

     

    SI DEMAIN N'EXISTE PAS

     

     

     

    Jennifer L. Armentrout 2019 | J'ai Lu

    Romance - Drame - Young Adult

     

     

     

     

     

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           « Je savais que je ne pouvais pas recommencer            de zéro. Je ne pouvais pas réécrire le milieu de         mon histoire. Tout ce que je pouvais changer, c'était demain, tant qu'il existait. » 


    Que feriez-vous si demain n’existait pas ?

    L’avenir de Lena Wise semblait tout tracé. Pour que son année de terminale soit parfaite, elle n’avait rien laissé au hasard. Au programme : accumuler un max de souvenirs avec ses copines, avoir un dossier béton pour obtenir l’université de son choix, et peut-être même avouer ses sentiments à son ami d’enfance, Sebastian. Mais un simple choix, à un unique instant, peut tout bouleverser. Désormais, rien ne sera plus comme avant. Comment Lena pourrait-elle penser à des lendemains meilleurs alors qu’elle ne cesse de rejouer son passé, alors que Sebastian ne lui pardonnera sans doute jamais ce qui est arrivé… ce qu’elle a laissé arriver ?
     


     
     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Jennifer L. Armentrout revient avec un tout nouveau contemporain young adult qui, dans la même lignée que son précédent, n’est pas aussi simple que le laissent présager ses airs de romance adolescente. L’auteur choisit une nouvelle fois d’aborder un thème fort et important avec une certaine sincérité, tout particulièrement pour son public visé.

    On découvre le personnage de Lena peu avant sa rentrée en dernière année au lycée. Parmi toutes les préoccupations sur l’avenir qui fleurissent à son âge, on la sent tout particulièrement partagée entre ses sentiments pour Sebastian et l’amitié forte qui les unis depuis des années, qu’elle ne souhaite détruire pour rien au monde. Il est donc facile de s’identifier à une telle héroïne dans la mesure où nous la découvrons lycéenne qui mène sa vie entre moments de bonheur et tourments, vie qui se retrouvera bouleversée à cause d’une inaction que l’on pourrait tous faire à cet âge-là et qui permet de se rendre compte de l’imprévisibilité de certaines situations qui peuvent tous nous toucher.

    On est alors guidé dans une construction en trois parties qui mettent d’autant plus en valeur ce qui est raconté : hier, aujourd’hui et demain. Car il est ici question d’adolescents qui font de mauvais choix, des choix qui inconsciemment peuvent changer l’avenir en quelques secondes - je ne donnerais pas plus de précision afin de ne pas gâcher la découverte. La partie consacrée à l’avant était d’ailleurs si fluide et agréable à lire, légère à l’image de toute romance adolescente, que les premières pages du pendant m’ont fait autant d’impact qu’à l’héroïne. Lena est le genre de fille pour lesquelles franchir certains pas est comparable à une épreuve, assez renfermée sur elle-même, qui réfléchit trop au lieu de vivre réellement l’instant présent - une fille proche de celle que j’étais plus jeune. Forcément, elle reporte souvent au lendemain certaines choses tout en sachant qu’elle n’en fera jamais rien, le futur semblant toujours plus favorable à notre épanouissement que le présent. Lorsque le pire arrive, cette dernière ne peut s’empêcher de repousser son entourage sans se rendre compte que ces derniers pourraient être la clé de sa libération. On ressent donc bien les conséquences qu’un traumatisme peut avoir sur nous-mêmes ainsi que la difficulté à sa relever, deux éléments que l’auteur cherche à montrer dans une démarche volontaire et ce au travers d’un point de vue différent de celui que l’on a souvent, celui d’une victime puis indirectement de ses proches ainsi que d’autres plus en retrait. On se rappelle à ses côtés à quel point les actions sans conséquences passent inaperçues quand bien même elles auraient pu mener au danger, à quel point admettre que l’on est imparfait est une caractéristique humaine. Il faut savoir vivre avec les décisions que l’on a prises et apprendre de ses erreurs, toujours.

    Si demain n’existe pas est également un roman sur la famille et l’amitié, des notions importantes dans le genre de situation évoquée. Bien que les personnages ne soient pas aussi creusés que je l’aurais aimé, le fait que l’on s’y attarde a son importance car les gens qui nous accompagnent dans nos vies et dans les moments les plus durs ne devraient pas juste être de simples figurants. C’est avant tout la relation entre Lena et Sebastian, un personnage doux et agréable, qui est mise en avant, celle qui tisse le lien entre les trois parties du roman. J’ai vraiment apprécié les moments qu’ils partageaient, celui de meilleurs amis depuis toujours, et ce même si Lena finit par tourner clairement en rond. La romance est de ce fait très jolie et j’ai aimé le fait que l’on se penche sur les faiblesses que peuvent nous faire traverser nos sentiments.

    Jennifer L. Armentrout, munie d’une écriture toujours aussi fluide et efficace, nous plonge donc dans le quotidien de notre héroïne afin de nous montrer la fragilité du moment présent qui peut se répercuter sur le futur, à quel point la tragédie peut toucher tout le monde. Le pari est d’ailleurs réussi dans la mesure où j’ai trouvé le tout bien traité et intéressant à mettre dans les mains de jeunes lycéens.

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  • Before We Get Married

     

    BEFORE WE GET MARRIED

    2019 | Taïwan | 13 ép. | 75 min.

     

        COUP DE  ♥    

     


     

    « Whether it's love or hate, I want to make my own decisions. Whether it's love or hate, I need to first learn to love myself. »

     

    Alors que Zhou Wei-Wei est sur le point d'épouser son petit ami, avec lequel elle a planifié tout son avenir, la fille avec laquelle Chu Ke Huan partage sa vie depuis dix ans espère nouer des liens plus étroits avec lui. Seulement, les deux commencent à éprouver des sentiments l'un pour l'autre.

     


     
                      Jasper Liu • Chu Ke Han            → Pleasantly Surprised • When I See You Again • More Than Blue                                       ' Puff Guo • Zhou Wei Wei           → Inborn Pair • Just You • Pleasantly Surprised • Bloody Romance                                           Steven Sun • Li Hao Yi            aMurphy's Law of Love                                                                                                                       Nita Xia Gao Zi Yuan             '''→ Rock 'n' Road • Boysitter • Someone Like You • Love Cuisine


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Comme quoi les meilleurs dramas peuvent être ceux dont on entend parler le moins. Après un grand coup de coeur pour le thaïlandais Hua Jai Sila, en voici un second avec le taïwanais Before We Get Married. Maintenant je saurais qu’il ne faut pas sous-estimer les dramas de ces nationalités. Du début à la fin, je n’ai pas été déçue et en redemanderais même. Il faut dire que treize épisodes lorsque l’on adore autant le duo principal, ce n’est jamais assez pour anticiper la fin. Mature et naturel, Before We Get Married fait intervenir un sujet principal que je n’avais jamais croisé à dramaland, à savoir la tromperie, bien que tout ça ne m’ait jamais paru aussi néfaste que ce à quoi j’avais pensé.

    On rencontre Zhu Wei Wei dont la vie est toute planifiée depuis le début de sa relation avec Li Hao Yi, son petit-ami depuis trois ans. Que ce soit concernant l’emménagement, le mariage ou les enfants, tout est prévu d’avance dans leur quotidien répétitif dont ils pensent se satisfaire. Forcément, l’arrivée de Chu Ke Huan dans ce parfait tableau avait tout d’un imprévu. Il est beau, riche, se hissant parmi les rôles les plus importants de son entreprise, mais sa vie sentimentale auprès de Zi Yuan ne compte plus autant qu’il y a dix ans.

    Il est toujours compliqué de discuter d’un sujet sensible qui peut être très facilement condamné, notamment dans une société asiatique qui est plus « conservatrice » que la notre. Bien que ce drama porte sur la tromperie, rien n’est à réellement malsain, l’histoire se révélant d’une maturité et d’un naturel que j’ai apprécié découvrir. C’est un sujet tabou qui je trouve est bien abordé et ne met en aucun cas mal à l’aise lorsque l’on cherche à aller plus loin que les synopsis qui portent à croire que les deux relations étaient saines dès le début. Bien-sûr les deux héros ne sont pas tout blancs dans cette histoire, mais sont loin d’être aussi noirs que ce à quoi je m’attendais. J’ai réellement adoré suivre ces treize épisodes, à un point où je me suis enfilé les trois-quarts en une nuit. D’après moi, il n’est pas question d’un drama qui a  pour unique but de divertir puisqu’il appuie également les failles dont sont constituées toutes personnes indépendamment de leur volonté. Que ce soit à cause de faits passés, présents ou futurs, toute relation ne peut évoluer de la même manière et aussi sainement qu’on le souhaiterais comme c’est le cas entre Wei Wei et Hao Yi, ou être aussi parfaite qu’on ne le montre comme pour Ke Huan et Zi Yuan. Finalement, tout porte sur un choix, à savoir partir ou rester. Ce qui m’amène au fait que chacun a sa part de responsabilité dans toute cette histoire : Wei Wei qui n’a pas directement coupé tout contact avec Ke Huan lorsqu’elle en a eu l’occasion et ne ressentait alors rien pour lui ; Ke Huan qui dit respecter et envier plus que tout la notion de famille, mais qui convoite quelqu’un qui possède un avenir avec un autre au lieu de mettre les choses au clair dans son propre couple ; Hao Yi qui s’est perdu dans son désir de devenir l’époux parfait ; Zi Yuan qui se voile la face en ne pouvant accepter que les aléas de la vie l’ont éloignée de Ke Huan depuis bien longtemps.

    Ce qui permet d’ailleurs à ce drama de tenir autant la route est sans aucun doute la présence de Puff Guo et de Jasper Liu qui possèdent une alchimie qui saute littéralement aux yeux. On ressent réellement la connexion entre les deux personnages ainsi que l’intensité dans leurs échanges et leur duo est clairement le point fort du drama. Comment ne pas résister à Ke Huan qui prend soin de Wei Wei et lui porte des regards qui ne trompent personne ? De plus, on ressent vraiment une évolution entre les deux personnages que l’on découvre avant leur rencontre et ceux que l’on quitte à la fin du drama, parvenant à mettre à profit les leçons qu’ils ont su tirer de cette situation. Ils ont avant tout besoin de se reconstruire seuls et sans l’influence d’un autre. Bien-entendu, la présence de leur petit(e)-ami(e) respectifs se fait sentir et si Zi Yuan personnifie très bien la fille bercée d’illusions, Hao Yi semble assez ennuyant et plus intéressé par ses plans d’avenirs que sa petite-amie elle-même, jusqu’à en oublier qu’une relation se construit à deux. Wei Wei suit alors les plans souhaités par ce dernier même s’ils lui en coutent. Rejeter la faute sur tout le monde est une chose mais le faire d’une façon si immature, égoïste et pathétique n’a rien d’un comportement d’adulte. Tout ça pour dire que je n’ai pas particulièrement apprécié la tournure de son personnage qui perd de sa crédibilité passé la seconde moitié du drama. Heureusement, la présence d’un personnage aussi haut en couleur que Ke Fei, la meilleure amie et colocataire de notre héroïne, relève clairement la donne, méritant amplement le temps qu’on lui consacre dans ce drama, chacune de ses interactions demeurant un pur régal et constituant une touche d’humour fortement appréciable.

    Je pense que vous vous en doutez maintenant, Before We Get Married m’a convaincue. Je conçois le fait qu’il ne puisse pas plaire à tous par rapport à son histoire mais si cette dernière vous attire un minimum, foncez - en plus de ça l’OST vaut vraiment le coup ! Malgré quelques longueurs, j’ai réellement apprécié le réalisme de la fin tout comme les messages qui y sont passés. L’amour est un sentiment humain et naturel qu’on ne peut ni forcer ni contrôler. Wei Wei et Ke Huan illustrent très bien cette pensée, aspirant tous deux à liberté et indépendance.
     

     

    Retrouvez ce drama sur Viki !

      


     

    - FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

        Before We Get Married    

    Before We Get Married    Before We Get Married

     

    En sachant que toute l'OST vaut le coup, voici un lien pour l'écouter en entier : ici.


     


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  • Hua Jai Sila

     

    HUA JAI SILA

    2019 Thaïlande 27 ép. 55 min.

     

        COUP DE  ♥    

     


     

    « Thank you for being the flower that grows on stone like me. »

     

    Tor est le fils illégitime d'un riche noble. Celui-ci le confie à sa femme, Sitha. Tor subit alors de terribles maltraitances de la part de sa belle-mère et de son demi-frère. Son seul réconfort est alors Mingta, une voisine et enfant illégitime, comme lui, maltraitée par sa belle-mère et sa demi-sœur. Un jour, les choses dérapent, Tor se fait presque assassiner par sa belle-mère et manque de se noyer. Par chance, sa tante le sauve et laisse tout le monde le croire mort pour le protéger.

    Tor renaît donc sous le nom de Sila et devient plus tard le propriétaire d'un club et d'un casino. L'occasion de se venger de sa famille se présente alors à lui. Mais au même moment, il revoit aussi Mingta qui le reconnaît immédiatement.
     


     
             Thanapob Leeratanakajorn ( Tor ) • Tor / Sila                → Hormones • Hormones 2 • O-Negative • Side by Side                  Nopjira Lerkkajornnamkul ( Fern ) • Mingta               aThan Taiwan Janward • Naet Nakin                           


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Hua Jai Sila est un drama étonnant dans le simple fait que je ne m’attendais pas à tomber sur celui qui sera sans doute mon drama de l’année. Bien que Kiss Me et Full House Thaï m’avaient prouvé à quel point les dramas thaïlandais pouvaient être aussi bons que ceux d’autres nationalités, je n’avais jamais été tentée plus que ça par d’autres titres depuis. Pourtant, je suis là, devant mon écran à me ressasser ces longs mois de diffusion et des épisodes qui ne m’ont jamais déçue et n’ont au contraire jamais cessé de me séduire.

    Ça pourrait paraitre étrange mais je suis tellement reconnaissante envers toute l’équipe de ce drama pour l’avoir fait exister et me rappeler exactement pourquoi j’aime autant les séries asiatiques, car certaines ont le don de vous en mettre littéralement plein les yeux. Étant le remake d’un drama datant de plus d’une dizaine d’années, ce qui me faisait sans doute le plus peur était de retrouver le genre d’inconvénients et de clichés que l’on retrouvait dans cette génération-là de dramas. Il y est en effet question de Sila, anciennement appelé Tor, qui a été victime de son statut de fils illégitime et qui se fait passer pour mort afin de prendre sa revanche sur les personnes de son passé ayant tenter de le nuire, lui et ses proches. Pourtant, cette histoire de vengeance n’a rien à envier à d’autres et reste pertinente du début à la fin. À vrai dire, ce fil conducteur ainsi que le lien entre Tor et Min, son amie d’enfance dont il va forcément devoir recroiser la route, étaient clairement deux éléments qui m’intéressaient avant même de débuter mon visionnage et je n’ai pas été déçue.


    Concernant l’histoire et le thème prédominant de la vengeance, j’ai trouvé l’ensemble très bien écrit, avec un développement à la hauteur de son potentiel. C’est un sujet vu et revu, tout particulièrement du côté des thaïlandais et pourtant les scénaristes ne dépassent jamais la limite, ne faisant pas de Tor un vrai monstre mais un être humain meurtri par un passé qu’il ne réussit pas à oublier. L’histoire est d’ailleurs très bien introduite dans la mesure où l’on comprend rapidement les enjeux du dramas ainsi que les fautes des personnages concernés. Le suspens est bien présent à chaque épisode et amène une tension nécéssaire qui faisait de l’attente un vrai supplice. Il est vrai que l’on échappe pas au cas de la famille violente et aux histoires de maîtresses qui peuvent sembler exagérées mais c’est une chose que l’on ne peut empêcher dans les lakorns, tout comme le fait que tout ce qui avait un lien avec les blessures et le sang n’était jamais totalement crédible. Mais honnêtement, cela n’a jamais fait perdre à mes yeux sa crédibilité au drama.

    Il faut dire que lorsque l’on est face à la performance de Thanapob Leeluttanakajorn qui incarne Tor à la perfection, on ne peut se permettre de faire les difficiles. Je pense pouvoir affirmer que Sila / Tor est devenu l’un de mes personnages favoris de tout dramaland. J’aime le fait qu’il ne soit pas déraisonnable et sans coeur mais quelqu’un d’intelligent et de réfléchi, un homme qui sait laisser transparaitre ses émotions jusqu’aux larmes. Il ne dégrade en rien l’image de la femme comme dans d’autres lakorns du genre - même si ça n’empêche pas deux ou trois baisers forcés - et les respecte sincèrement comme on peut le voir dans sa relation avec sa tante qui s’est révélée très touchante. Bien qu’il soit focalisé sur sa vengeance, cela ne l’aveugle pas et ne l’empêche pas de protéger les femmes qu’il aime en restant chaque fois maître de lui-même et du jeu auquel il joue. Du côté de Min, il est vrai que son personnage n’est pas le plus utile et important, pourtant c’est un personnage essentiel aux côté de Sila. J’ai aimé le fait qu’elle ne se laisse pas constamment faire et que malgré le fait qu’elle pense reconnaitre Tor, ça n’est pas pour autant qu’elle le laisse tout se permettre et jouer avec les gens. Elle souhaite plus que tout le pousser vers le haut, lui qui reste figé dans le passé, et leur relation n’en est que plus belle. L’alchimie entre les deux ne pouvait être meilleure et rien que pour la beauté de leur relation, rien que pour leurs scènes ensembles, ce drama vaut le coup d’oeil. La romance ne freine en rien le reste, se mêlant tout naturellement à l’intrigue. L’intensité est là du début à la fin, les deux ne pouvant s’empêcher de s’attirer l’un à l’autre.

    Clairement, Hua Jai Sila est à mes yeux un drama à ne pas rater qui ne s’essouffle jamais et reste pertinent du début à la fin. Que ce soit pour son histoire portée sur la vengeance, la performance des acteurs, l’alchimie entre Min et Tor ainsi les répliques mémorables de ce dernier, j’espère que mes impressions vous auront ne serais-ce que donné l’eau à la bouche car pour ma part j’aimerais tout oublier pour pouvoir le recommencer.
     

     

    Retrouvez ce drama sur le site de Muse ( VOSTA ) !

      


     

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    Hua Jai Sila    Hua Jai Sila    

    Hua Jai Sila

     

    - OST -

     

     


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