• LIVRE | When it's real - Erin Watt

     

    WHEN IT'S REAL 

     

     

     

    Erin Watt 2018 Hugo Roman

    Romance - Young Adult

     

     

     

     

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               « Les bonnes relations vous mettent le                    coeur en feu et brûlent tout ce qui ne sert à                     rien afin de vous sublimer, de tirer le               meilleur de vous. Elle en fait partie. » 

     

        

     

     

    Mesdames et messieurs, voici Oakley Ford ! Popstar célébrissime, en une de tous les magazines, des millions de fans, et surtout... un caractère bien trempé ! À première vue, Oakley semble avoir tout pour lui, mais sa famille est en train d'exploser en vol. Et malheureusement, sa musique et son inspiration aussi. Après une énième frasque relatée dans les tabloïds, son équipe doit réagir : il lui faut redorer son image au plus vite ! Trouver une fausse petite amie, une fille douce et sage, qui prouvera au monde entier qu'il a changé... 

    C'est là que Vaughn Bennett entre en scène. Grande soeur dévouée, étudiante et serveuse à temps partiel : en quelques mots, le prototype même de la fille normale. La preuve : elle n'aurait jamais accepté cette mission si sa famille n'avait pas des soucis d'argent. Elle n'a pas vraiment le choix. Et il faut dire que la magie et les paillettes d'Hollywood sont loin de lui déplaire. Mais en ce qui concerne Oakley, c'est une autre affaire. Cet abruti prétentieux, terriblement égoïste ? Ce n'est pas comme s'ils allaient vraiment craquer l'un pour l'autre dans la vraie vie !    [ + D'INFOS • PAR LA MÊME AUTEUR ]

     


      

    RIEN DE NOUVEAU DANS LE MONDE DU YOUNG ADULT

    J’admets que ma lecture de When It’s Real n’a pas été aussi chaotique que j’aurais pu l’imaginer et a même été plutôt rapide et agréable. En sachant que je n’avais pas tellement accroché au style des deux auteurs lors de ma lecture du premier tome de leur saga Les Héritiers que j’avais trouvé un peu trop superficiel sur les bords – je ressors plutôt satisfaite de ma lecture malgré quelques défauts qui je l’avoue m’ont laissé un arrière-goût amer. Dommage en sachant que les romans de la collection New Way proposent très souvent des histoires avec ce petit quelque chose qui sait faire la différence.

    On se retrouve donc tout droit plongé dans le point de vue de deux adolescents que tout oppose. Vaughn est pour ainsi dire l’archétype de la fille banale à laquelle une superstar très capricieuse comme Oakley Ford ne peut s’intéresser. D’ailleurs, rien ne semble intéresser ce dernier : sa famille est déjà partie en miette, il n’a pas sorti d’albums depuis ses 17 ans et sa popularité en chute libre a le don d’attirer des personnes mal attentionnées. A côté de ça, et comme toute adolescente de 17 ans, Vaughn possède également les siens qui sont tout autant importants à ses yeux : orpheline depuis deux ans, c’est soutenue par sa sœur et son petit ami qu’elle essaye de combattre les aléas de la vie. 

    Je vous passe le comment du pourquoi la route de ces deux jeunes gens s’est croisée, qui à la rigueur ne m’a pas tant que ça dérangée et pourrait même vous faire rire. Je pense que ce qui fait le plus défaut à ce roman est sans doute le choix de se protéger derrière une facilité évidente. En effet, bien que le scénario dès le résumé ne semble pas casser des mines, l’histoire aurait pu être très bien menée. Pourtant, et alors que je trouvais ma lecture très fluide, je n’ai pas pu m’empêcher de grincer des dents de trop nombreuses fois ! En effet, même si en général le scénario ne peut être associé à la réalité, en tant que lecteur il est normal de vouloir se laisser convaincre. Avec ce genre d’histoire, c’est à l’auteur de nous pousser à croire que tout n’est pas autant tiré par les cheveux que l’on pouvait le penser au départ. De ce fait, même si l’écriture fluide a été l’un des atouts de ma lecture, beaucoup d’éléments m’ont clairement fait revenir sur terre. Gros point noir notamment sur la relation entre Vaughn et W, son petit ami depuis deux ans, qui n’avait absolument rien de crédible et qui semble être un obstacle insipide quant à la relation entre nos deux héros. Comment deux personnes ayant un minimum logique peuvent être capable de tolérer le fait qu’un obstacle aussi flagrant qu’Oak puisse se glisser entre elles ? Il en est de même pour les managers d’Oakley et leurs idées absolument pas crédibles qui poussaient le truc un peu trop loin à mon goût, surtout lorsque l’on sait que tout ça a pour but d’impressionner un producteur en lui affichant une vie stable. 

    J’irais même jusqu’à dire qu’on ne voit pas vraiment les pages défiler, ce qui ici est également révélateur d’un manque de matière qui ne m’a pas échappé. En effet, beaucoup d'aspects de la relation entre Oak et Vaughn ne sont pas assez développés, notamment les traumatismes passés qui les rendent d’autant plus humains. Par moments, je me disais que c’était un peu trop facile et que les choses étaient forcées. Heureusement, on s’attache tout de même aux personnages, au risque de les oublier assez facilement. 

    L’intrigue ne renouvelle donc clairement pas le genre, pourtant c’est le type d’histoire à laquelle on ne dit pas non, avant tout par curiosité et par recherche de simplicité. Dommage qu’on n’ait pas choisit de privilégier le côté écriture de paroles qui aurait d’autant plus rendue l’histoire humaine et crédible, surtout pour une histoire qui tient debout à peu de choses près.

     

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  • La Conspiration T1 - Maggie Hall

     

    LA CONSPIRATION

       La Conspiration T1   

     

     

     

    Maggie Hall 2015 Robert Laffont

    Aventure - Young Adult

     

       

     

     

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                    « Je sais que tu as peur de tomber,                   mais il faut savoir lâcher prise. » 

     

     

        



     

    Une énigme millénaire. Des indices aux quatre coins du globe. Une destinée extraordinaire.

    Ils ont le pouvoir de faire fermer Prada pour une session shopping privée comme de déclencher une nouvelle guerre mondiale. C'est cette incroyable famille qu'Avery West se découvre à dix-sept ans. Ses membres appartiennent à une redoutable société secrète, le Cercle, qui voit en Avery la clé d'une prophétie millénaire. Écartelée entre des factions rivales, Avery va devoir lever le voile sur l'énigme de ses origines. Accompagnée de deux garçons du Cercle, le beau Stella et le ténébreux Jack, elle se lance dans une quête qui va la mener du musée du Louvre aux bazars d'Istanbul. Au cœur de la conspiration, Avery va devoir choisir entre sa liberté et sa famille, mais aussi entre le garçon qui pourrait l'aider à sauver l'humanité et celui qui fait battre son coeur.    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT • PAR LA MÊME AUTEUR ]

     


     

    UNE CONSPIRATION EN MANQUE DE CRÉDIBILITÉ ET DE RÉELS ENJEUX

    Honnêtement, je me demande encore ce qui m’a poussée à vouloir me lancer dans ce livre qui, bien qu’en apparence avait tout pour me charmer, c’est révélé complètement à côté de ce que j’aurais voulu déceler en lui. J’en avais lu des avis mitigés et négatifs, qui parlaient d’un premier tome malheureusement peu abouti, et en grande curieuse que je suis - la couverture a pas mal aidé aussi - je me suis finalement dit « pourquoi pas ? ». En y repensant, il est vrai que j’aurais clairement pu m’abstenir.

    La Conspiration est une histoire tournant autour du personnage d’Avery, une jeune adolescent de 16 ans qui, du plus loin qu’elle s’en souviennes, déménage sans cesse. Sa mère s’avère être sa seule famille, ce qui l’oblige à la suivre là où les « mandats » de son travail en lien avec l’armée les conduisent. Forcément, à un tel âge, Avery comprend bien que s’attacher aux nouvelles personnes qu’elle croise sans arrêt finirait chaque fois par avoir un mauvais impact sur elle. Puis un jour, il s’avère qu’elle n’est plus « la nouvelle élève » de son lycée, le personnage de Jack ayant fait son entrée. Il est beau mais surtout mystérieux… et c’est là que tout part de travers. 

    Pour vous mettre un peu plus dans le contexte, il s’avère que La Conspiration tourne autour d’une société secrète formée par 12 familles possédant leur importance et leur particularité. Sans vous en dévoiler trop à son sujet, il se trouve qu’Avery est étroitement liée à ces dernières et se retrouvera elle-même plongée dans la conspiration. À première vue, l’histoire me faisait penser à une série jeunesse nommée « Les 39 clefs » avec cette fameuse histoire d’adolescents qui font partie d’une famille très influente dont ils ne connaissent finalement rien, et qui vont se retrouver dans une véritable chasse au trésor dont les enjeux restent pour le moins mystérieux. En soi, La Conspiration suit le même schéma, d’une manière bien plus mauvaise. La mise en place du roman a dès le début de quoi rebuter : trop de coïncidences et peu de crédibilité. Comme si une adolescente de presque dix-sept ans allait se jeter dans le premier avion pour Paris - avec un gars qui l’a quand même menacée avec un couteau lors d’un bal - juste parce qu’on lui parle d’un père qu’elle ne sait finalement rien ? Mais le plus décevant reste le fait que la quatrième de couverture soit globalement mensongère. On nous parle d’une énigme millénaire, d’indices aux quatre coins du globe et d’une destiné extraordinaire pour finalement nous proposer une histoire parfois fade et enfantine, bien trop prévisible à mon goût. On nous évoque la possibilité de déclencher une nouvelle guerre mondiale, une ambiance que l’on ne retrouve absolument pas dans une histoire qui parait posséder de bien plus petits enjeux. Même la partie sur les deux garçons est mensongère si on prend le récit dans globalité. Sa couverture et son résumé nous vendaient quelque chose de pertinent pour finalement dévoiler un roman qui selon moi s’adresse principalement aux jeunes adolescents dans le sens où certains aspects pourraient déranger les lecteurs les plus vieux. Je pense notamment à certaines facilités trop flagrantes. 

    L’intrigue en elle-même avait de quoi tenir la route même si elle ne suit pas exactement ce que la quatrième de couverture nous en disait. Entre les USA, Paris ou encore Istanbul, il est toujours question d’une chasse au trésor aux enjeux mystérieux. Cependant, cette quête aurait dû être accrocheuse et plonger un minimum le lecteur dans la confusion, un aspect qui tarde vraiment à arriver. Bien que la quête de Jack et Avery ne m'a pas vraiment passionnée, je dois tout de même souligner la très bonne connaissance des lieux décrits de la part de l’auteur qui ajoute de la crédibilité au parcours des deux adolescents. Mais je dois également mettre en évidence le fait que j’ai moi-même, ayant dix-huit ans, eu du mal avec le style général de ce premier tome. En soi, la plume de l’auteur n’est pas désagréable mais l’accumulation du ridicule des situations qu’elle développe ou encore le manque de maturité des personnages a vraiment eu le don de me freiner. Heureusement, l’intérêt de l’intrigue s’accentue avec les pages. Certaines réflexions sur des indices laissés finissent par s’avérer pertinentes. Et même si la fin était très prévisible, elle a tout de même le don de relancer l’intrigue ce qui me porte à garder un petit espoir pour la suite. 

    Pour en revenir aux personnages, je les ai rapidement trouvés peu intéressants, souffrant d’un manque d’approfondissement qui aurait été nécessaire pour ce genre d’intrigue. J’ai peur de mal exprimer le fond de ma pensée mais disons qu’en les prenant indépendamment de la situation générale, ils n’étaient finalement que très peu crédibles. L’auteur procure même une histoire à certains personnages, seulement elles ne m’ont en rien touchée, comme si eux-mêmes n’arrivaient pas à m’atteindre. Avery, l’héroïne, en plus d’être sans intérêts, s’avère parfois dure à suivre, agaçante dans pas mal de situations. Ce sont sûrement ses réactions qui m’ont le plus souvent laissée de marbre. Heureusement, Jack, son compagnon de route qui ne la laisse pas indifférente - pour changer - est un peu plus sympathique mais reste atrocement plat. Manque de chance, c’est le troisième du trio, Stellan, qui a su attirer mon attention, sortant bien plus du lot. Seulement, contrairement à comment on nous le vend dans le résumé, il n’apparait vraiment que très peu. En dehors d’eux, un élément qui m’a sauté aux yeux reste l’aveuglement des adultes qui n’ont clairement pas l’image la plus réaliste. Concernant la romance, car elle est malheureusement présente, elle n’a rien de particulièrement attrayante et je m’en serais volontiers passée. C’est le genre typiquement adolescent qui place la fille en tant que préado qui a un coup de foudre sur le mec beau mais guère original. C’était vraiment très précipité, prévisible et peu attractif. 

    Comme vous pouvez vous en douter, La Conspiration s’est révélé être une lecture particulièrement décevante, pas au point d’en être mauvaise, mais qui pourra repousser les plus critiques. Ça faisait tout de même un moment que je n’avais pas envisagé de ne pas poursuivre une série. En vue de la prévisibilité de la suite des événements, les premières pages de prochain tome seront déterminantes sur un abandon en cours de route que j'envisage réellement.


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  • LIVRE | The Winner's Curse T3 - Marie Rutkoski

     

    THE KISS

       The Winner's Curse T3   

     

     

     

    Marie Rutkoski 2018 Lumen

    Fantasy - Young Adult

     

     

     

        COUP DE ♥      

     

     

     

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            « Le souvenir n'était-il pas, d'une certaine             façon, toujours associé à un manque ? » 


     


        

      

    La guerre a éclaté. Arin se retrouve au centre des affrontements, avec l'Orient comme allié et, pour ennemi, l'Empire qui l'avait réduit en esclavage. Il est enfin parvenu à fermer son esprit au souvenir obsédant de Kestrel, même s'il ne parvient pas tout à fait à l'effacer de sa mémoire. Mais sa décision est prise : il n'a plus que faire de celle qui, le croit-il, soutient l'Empereur envers et contre tout, malgré les innocents massacrés, malgré le danger qui menace Arin et les siens... Mais la vérité est tout autre. 

    C'est loin au nord, dans un des nombreux camps de travail impériaux, que dépérit peu à peu Kestrel, fiancée déchue de l'héritier de l'Empire. Droguée - une façon de s'assurer de son obéissance -, elle risque de perdre un peu plus chaque jour, comme les prisonniers qui l'entourent, tout souvenir de sa vie passée.

    Plus au sud, les combats font rage, et les vies d'Arin et de Kestrel se retrouvent prises entre le marteau et l'enclume... Pour elle comme pour lui, l'heure est venue de jouer cartes sur table. Mais quand les enjeux sont aussi élevés, est-il vraiment possible de remporter la mise ?    [ + D'INFOS • PAR LA MÊME AUTEUR ]

     


      

    UNE CONCLUSION AU CENTRE DU CHAOS

    Une page se tourne et une autre finira par se rouvrir. Pourtant, The Winner’s Curse risque de ne pas sortir de ma tête de si tôt, surtout avec un dernier tome qui a su combler mes espérances. En effet, si The Kiss partage vraiment selon les attentes, il n’en reste pas moins le tome qui m’a le plus séduite malgré un rythme que certains trouveront lent.

    La fin de The Crime m’avait laissée sans voix face à la trahison du père de Kestrel qui l’abandonnait et laissait ainsi le destin de sa fille entre les mains de l’empereur. Envoyée dans la toundra, un camp de travail forcé dans lesquels les prisonniers sont drogués pour être bien plus facilement exploités, Kestrel ne pourra même pas compter sur elle-même. Inconscient de la situation dans laquelle la jeune femme se retrouve mais également des sentiments qu’elle lui a toujours porté, Arin pense avoir tourné la page. Il tente d’oublier son chagrin en se focalisant sur différentes stratégies militaires avec comme objectif l’indépendance de son pays. 

    The Kiss est un dernier tome qui en a rendu sceptique plus d’un mais qui m’a pourtant énormément touchée. Alors qu’une première partie se focalise sur la relation entre nos deux protagonistes, une seconde met en scène la bataille entre Herranis et Valoriens, un découpage qui m’a fait pas mal d’effet. Les deux s’enchainent de manière très naturelle et on a finalement peu de temps mort du point de vue de l’intrigue. Cependant, je dois bien admettre avoir été face à un rythme parfois irrégulier, me faisant reposer le bouquin plusieurs fois. Contrairement au premier tome rempli d’action et de rebondissements, The Kiss se fait bien plus calme sans pour autant perdre de sa saveur. D’un point de vue purement personnel, j’ai vraiment adoré la façon dont les choses se sont déroulées. J’ai trouvé très intense le moment que Kestrel passe en prison qui finalement s’avère être au coeur de tout le reste de l’intrigue. Sa perte de mémoire est bien amenée, que ce soit au niveau du « pourquoi » mais également sur ce que cela va provoquer en elle et chez Arin. On voit bien que Marie Rutkoski choisit de centrer ce dernier tome sur les personnages et les épreuves qu'il leur reste à parcourir. De plus, j’ai encore une fois apprécié le fait que malgré un récit à la troisième personne, cette dernière soit parvenue à mêler les points de vue de Kestrel et d’Arin d’une manière plutôt intense. Elle réussit vraiment à nous plonger au coeur des événements d’une manière pourtant différente. 

    La romance s’avère être bien plus omniprésente que dans le premier tome qui nous présentait la naissance de la relation entre Arin et Kestrel, et du second tome également, qui mettait nos deux héros dans une situation où tout les opposait. Cette fois-ci, tout est bien plus fort et déchirant. Ils doivent de nouveau apprendre à connaitre l’autre, à se faire confiance malgré les circonstances. Ils grandissent et murissent dans leur relation, chose que je n’avais pas réellement constaté lors du précédent tome qui était rempli de quiproquos. Beaucoup d’aspects de leur relation étaient encore inaboutis et le poids de leurs mensonges était à l’époque trop lourd. Pourtant, ce tome parvient à prouver leur lien indéfectible, dans un processus peut-être un peu trop long je l’admets. 

    Comme évoqué plus tôt, les personnages sont bien plus clairs dans leur manière d’agir. Kestrel se reconstruit du mieux qu’elle le puisse après des événements qui la marqueront sûrement toute sa vie. Malgré un esprit combattif et imprévisible qui ne l’a pas quittée, on la redécouvre dans sa détresse qui l’ouvre sans qu’elle en ait réellement conscience aux autres. J’ai également redécouvert le personnage d’Arin, qui bien que fidèle à lui-même, se dévoile toujours plus dans ce tome. Au même titre que Kestrel, il est au centre de toute l’action ce qui permet de mettre en valeur ses failles qui le rendent plus humain que jamais. On a cette fois-ci avec ces deux-là un côté bien plus introspectif qui pourrait vous peser, pourtant c’est un côté que j’ai apprécié découvrir. Il met en valeur le coeur même des personnages et prouve leur importance dans ce récit en tant que créateur d’émotions. De plus, on en apprend toujours plus sur le peuple Dacran qui tout comme les Herranis lutte contre les Valoriens qui ont trop longtemps imposé leurs lois. Le personnage de Roshar, prince Dacran que l’on découvrait dans le précédent tome, prend donc toujours plus d’importance et bien que les doutes subsistent encore à son sujet sur le champ de bataille, ces interactions avec le duo principal m’ont énormément plu. 

    Comme vous vous en doutez, The Kiss clôture bien une saga qui a su entrer dans mon coeur. Malgré une fin qui n’a pas été aussi grandiose que dans mon esprit, les événements de ce tome ont su me conquérir tout comme les personnages d’Arin et de Kestrel qui forment décidément un très beau duo.

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    LIVRE | The Winner's Curse T2 - Marie Rutkoski

     

     

    THE CRIME

       The Winner's Curse T2   

     

     

     

    Marie Rutkoski 2017 Lumen

    Fantasy - Young Adult

     

     

     

     

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              « Parfois, on croit vouloir quelque chose,                   alors que ce qu'il faut vraiment faire, c'est              y renoncer. » 

     

     

        

      

     

    Gagner peut être la pire des malédictions. Fille du général le plus titré de l'Empire, Kestrel a eu la faiblesse, alors qu'elle réprouve l'esclavage, d'acheter dans une vente aux enchères un jeune homme du nom d'Arin. Pire encore, elle a eu la bêtise de lui permettre de devenir son ami... et de laisser la ville entière s'en émouvoir. Elle n'a compris qu'au dernier moment son erreur, en découvrant l'impensable : espion aux ordres de son peuple oppressé, les Herranis, le jeune homme était là depuis le début pour la trahir, pour renverser le pouvoir.

    À présent, tout a changé. Kestrel a été contrainte de lutter pour sa survie. Elle a vu ses amis tomber autour d'elle et a dû supporter la douleur de la trahison d'Arinelle dont l'éducation entière lui souffle de tout faire pour se venger. Mais, quand il a fallu choisir son camp, elle a préféré, à son tour, l'impensable : sacrifier son bonheur pour celui des Herranis, céder à un terrible chantage qui la force à tourner le dos à Arin une bonne fois pour toutes. Elle est désormais la fiancée du fils de l'Empereur. S'ouvre, à la cour, un terrible jeu d'échec où Kestrel doit mentir à tout le monde, depuis le monarque – un homme sans pitié qui se délecte de la souffrance d'autrui – jusqu'à Arin lui-même, en passant par la masse des courtisans qui n'espèrent que sa chute.    [ + D'INFOS • PAR LA MÊME AUTEUR ]

     

     


      

    UN SECOND TOME BEAUCOUP PLUS SOMBRE ET RÉALISTE

    Je ne pense pas me tromper en vous disant que les avis sont souvent unanimes à propos de ce second tome : il a été capable de surpasser son prédécesseur - même si je garde ma préférence pour le précédent -, chose que peu suites parviennent à réaliser. Alors que The Curse mettait sur le devant de la scène le développement de la relation entre Arin et Kestrel sur un fond d’intrigue politique, le second volume de la trilogie choisit de mettre en avant la cruauté du monde dans lequel vivent nos deux héros d’une manière bien différente.

    The Curse s’arrêtait après la mise en place d’un accord entre Kestrel et l’empereur de son peuple, avec comme enjeu la liberté du peuple Herranis. En échange, le souverain a choisi de prendre la chose la plus précieuse la jeune femme, son indépendance et son libre-arbitre. Il n’est plus question pour elle de faire face au choix imposé par son père entre le mariage ou la guerre. Kestrel est désormais fiancée au propre fils de l’empereur qui compte bien faire de sa future belle-fille une impératrice digne de ce nom. Quant à Arin, devenu le gouverneur de son peuple désormais affranchi, il n’est également pas question de liberté puisque l’empereur lui-même est bien décidé à lui en montrer les limites

    Fini l’introduction, place à l’action ! Même si tout comme dans son prédécesseur, The Crime prend doucement ses marques en nous dévoilant un nouvel environnement sur lequel ni Arin ni Kestel n’ont de pouvoir, l’ampleur que prennent les intrigues politiques ont de quoi lui insuffler un rythme bien différent. On peut très clairement voir que l’auteur souhaite désormais entrer dans le vif du sujet en choisissant comme environnement la capitale et plus particulièrement le palais de l’empereur, un homme que l’on découvre toujours plus cruel. À l’image du maître de ce domaine, le lieu en lui-même est le théâtre de plusieurs manigances et complots qui permettent au récit de se dévoiler. Je dois tout de même admettre que j’ai été quelques fois perdue au sujet de la fameuse enquête à laquelle va vouloir participer Kestrel, dans ce lieu de tous les dangers, et dont la terre des Herranis reste le principal enjeu. Le tout m’a sûrement paru assez long à être développé, au risque de me faire perdre de vue où l’auteur voulait en venir. Cependant, c’est une nouvelle fois un tome très prenant que j’ai rapidement achevé. Le tout s’enchaine très rapidement et facilement. Marie Rutkoski nous propose quelque chose de plus sombre et mystérieux centré sur le mensonge, ce qui parvient vraiment à nous tenir en haleine jusqu’à la fin. On ressent également le fait qu’elle se soit réellement investie dans cette suite en faisant plusieurs recherches sur beaucoup de sujets, que ce soit l’art de la guerre, l’armement et d’autres choses qu’elle aborde également dans ses remerciement

    Kestrel n’évolue pas autant que je l’aurais espéré. En même temps, dans un tel environnement, dur de pouvoir faire la différence. Elle choisit de rester renfermée sur elle-même et n’interagit finalement qu’avec un nombre limité de personnes, ce qui laissait parfois une sensation de vide. La jeune fille reste fidèle à son père qu’elle voit jusqu’à la fin comme un modèle à suivre. Pourtant, sa vie a bien changée depuis. J’ai en revanche remarqué à quel point Arin tentait de se diriger vers le haut. C’est un personnage qui a de l’ambition comme peut l’illustrer son désir et son courage d’aller trouver un autre peuple pour en faire un allié face à la guerre qui pourrait éclater avec l’empereur. Il se montre une nouvelle fois très intelligent et surprenant dans la création de nouvelles armes qui pourraient faire peser la balance de son côté. Arin souhaite coûte que coûte mener son peuple à la liberté même si, comme il le mentionne plusieurs fois dans le roman, il faut savoir choisir entre agir pour soi et pour les autres. Et choisir, le jeune homme a bien du mal. Il est déterminé à retrouver la Kestrel qu’il avait tant aimé découvrir. La romance se fait d’autant plus déchirante par le fait que les deux ne peuvent réellement être honnête dans leurs sentiments, constamment observés et testés. Ils ne peuvent faire aucun faux pas, au risque d’embarquer l’autre dans une souffrance sans fin. Leur histoire prend donc un tournant bien différent. Dans un tel contexte, de nouveaux personnages font leur apparition et possèdent cette fois-ci leur importance puisque l’auteur choisit de les exploiter. Pourtant, le plus centraux d’entre eux, le fameux empereur, m’a plutôt laissée de marbre, n’arrivant que rarement à suivre ses changements d’humeur

    Avec la fin déchirante que nous offre The Crime, je pense que Marie Rutkoski n’aurait clairement pas pu faire mieux en jouant sur un point tout particulier et bien sensible. Ce second tome est finalement assez différent du premier et met réellement en avant une intrigue politique qui tardait à se dévoiler.

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  • LIVRE | Insaisissable T1 - Tahereh Mafi

     

    NE ME TOUCHE PAS 

       Insaisissable T1   

     

     

     

    Tahereh Mafi 2012 Michel Lafon

    Dystopie - Young Adult

     

     

     
     

     

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             « Je sais seulement que les scientifiques se                 trompent. La terre est plate. Je le sais parce                     qu'on m'a poussée dans le vide et cela                     fait 17 ans que j'essaie de me cramponner               au bord. » 

     


        

    Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un crime. Un accident. 264 jours sans parler. Ni toucher personne. Alors pourquoi Adam, celui qu'elle aime en secret depuis l'enfance vient-il partager se cellule ? Et pourquoi semble-t-il ignorer qui elle est ?

    L'organisme tout-puissant qui régit le monde de Juliette n'hésite pas à tuer pour asservir le peuple. Mais ce que désire par-dessus tout Warner, le fils de son leader, c'est Juliette. La malédiction qui pèse sur la jeune fille est pour lui une arme inestimable.

    Seulement Juliette n'a pas l'intention de se laisser faire. Après une vie de paria, elle trouve pour la première fois le courage de se battre et de rêver à un avenir avec celui qu'elle croyait avoir perdu pour toujours ...    [ + D'INFOS • LIRE LE DÉBUT  PAR LA MÊME AUTEUR ]

     


     

    UN UNIVERS DYSTOPIQUE QUI VIEILLIT MAL POUR UNE HISTOIRE QUI ME SÉDUIT TOUJOURS AUTANT

    Insaisissable est une saga qui n’est pas longtemps restée inaperçue. Très souvent recommandée sur divers blogs, j’avais toujours été réticente suite à un scénario qui me semblait un peu trop « gros » et tiré par les cheveux. Comme si l’histoire d’une fille que l’on ne peut toucher pouvait se révéler aussi intéressante que ça ? Et c’est ce qui a rendu ce premier tome très prometteur, car sans nous en dévoiler trop – ce qui pourrait d’ailleurs être perçu comme un défaut – on sent bien que Tahereh Mafi veut aller bien plus loin que ce qu’elle nous présente ici. 

    Juliette est emprisonnée, un fait que l’on comprend dès les premières pages. Cela fait 264 jours. Mais c’est en réalité depuis quelques années qu’elle a été enlevée à ses parents, à cause d’un don qu’elle ne contrôle pas. Juliette ne veut pas être touchée car un simple contact physique avec elle pourrait aller jusqu’à devenir mortel. Pourtant, cela n’empêche pas certaines personnes, mal intentionnées ou non, de s’intéresser à ses capacités qui pourraient faire d’elle une arme précieuse. 

    Pour un premier tome, on peut dire que Ne me touches pas reste assez introductif dans le fait que beaucoup de choses restent en surface. En effet, le début est assez long à démarrer et les choses se mettent en place lentement. On a de ce fait parfois l’impression que l’auteur ne fait que se répéter de diverses manières. Pourtant, une chose reste indéniable à ce propos : je n’ai pu m’en lasser. Tahereh Mafi possède une façon d’écrire assez spéciale, unique à sa manière. Le tout sonne très poétique et agréable à suivre mais je admets que ça pourrait également en rebuter plus d’un. 

    Un autre aspect qui pourrait vous laisser un peu sceptique pourrait bien être le trio de tête. Sans vous en dire trop sur celui-ci, il peut paraître sur certains aspects assez revus dans le sens où le couple qui va se former est loin d’apporter des papillons dans le ventre. L’histoire qui se forme entre Juliette et Adam semble un peu trop ordinaire dans sa façon d’évoluer. C’est un peu trop parfait, presque redondant.  En revanche, si Juliette ne révolutionne pas le genre, c’est une héroïne que j’ai bien appréciée suivre, quoiqu’un peu trop naïve, mais le prochain tome s’annonce prometteur pour elle. D’ailleurs, il s’annonce très attendu de mon côté pour voir vers quelle direction le personnage de Warner va se diriger. Il a vraiment le potentiel pour être la révélation de cette saga ! Pour ne pas délaisser le côté dystopique dans cet avis, je dirais qu’il pourrait se révéler très intéressant, pour le peu que l’on nous en parle. J’attends vraiment le fait qu’il soit exploité dans les futurs tomes, notamment peut-être au niveau du cadre spatio-temporel. 

    Pour résumer, c’est donc une agréable surprise que fut la lecture de ce début de saga, quoiqu’un peu irrégulier sur certains points. Mais on sent tout de même un certain potentiel, notamment du côté du personnage de Warner qui est au cœur d’un hors-série qui précède le second tome.

     

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