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    THE CURSE

       The Winner's Curse T1   

     

     

     

    Marie Rutkoski 2017 Lumen

    Fantasy - Young Adult

     

     

     

        COUP DE ♥    

     

     

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       « Si son coeur était de papier, elle pouvait le brûler.                Il se muerait en un tunnel de flammes,             une poignée de cendres. » 

      

        

    Fille du plus célèbre général d'un empire conquérant, Kestrel n'a que deux choix devant elle : s'enrôler dans l'armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n'est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à « la malédiction du vainqueur » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l'objet de sa convoitise.

     

    Elle ignore encore qu'elle est loin, bien loin, d'avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l'esclave, Arin, et comprend qu'il n'est pas qui il paraît... Mais ce qu'elle soupçonne n'est qu'une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.   

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.
     

    Je dois bien avouer que j’étais déjà assez mitigé bien avant d’entamer ma lecture de The Curse. J’avais à sa sortie ressenti la forte envie de me lancer dans cette nouvelle saga. Seul bémol, je me voyais vraiment mal accrocher à un récit à la troisième personne, que j’ai en horreur quand je ressens le besoin de m’attacher aux personnages. Pourtant ce roman ne déméritait pas dans le sens où son intrigue avait de quoi attirer les fans du genre et où la plupart des retours s’avéraient très positifs

    Quelques pages de tournées et Marie Rutkoski choisit de dévoiler au lecteur les bases de son récit. En effet, nous faisons rapidement la rencontre Kestrel qui se retrouvera involontairement en première ligne d'une vente d’esclaves. Fille d’un grand général qui a permis à son peuple de conquérir plusieurs contrées, elle n’est pourtant pas aussi dure que pourrait le penser les gens de son milieu. Acheter des esclaves ne l’intéresse pas mais l’un d’entre eux réussira tout de même à attirer son attention. Rebelle et peu docile, Arin possède cette faculté peu enseignée de fabriquer des armes, ce qui pourrait se révéler utile pour son père. Pourtant, c’est une tout autre chose qui poussera la jeune femme à enchérir bien plus que le jeune esclave ne le vaut, les conduisants inconsciemment tous deux dans la « malédiction du vainqueur » : Arin sait chanter. L’art est en effet réservé à son peuple réduit à l’esclavage, les Herranis, et pratiquer d’un instrument est assez mal vu par la société Valorienne qui privilégie un art totalement différent, l’art de la guerre. Pourtant, c’est bien ce qui poussera la jeune femme à enchérir sans forcément réfléchir, passionnée par le piano et intriguée par ce jeune homme qu’elle pense pouvoir apprivoiser. Seulement Arin est un esclave au passé tourmenté possédant une histoire bien différente de ce à quoi elle s’attendait vraiment

    The Winner’s Curse est une trilogie dans laquelle son auteur choisit de mêler intrigue politique et romance au travers d’une opposition forte entre deux peuples : les Valoriens, reconnus pour leurs compétences militaires, et les Herranis, caractérisés autrefois par la beauté et l’intelligence mais qui possèdent surtout un fort penchant pour l’art. Les premiers sont les conquérants des seconds, un peuple autrefois prospère dans bien des aspects qui s’est finalement retrouvé colonisé et réduit à l’esclavage. Il faut savoir que ce roman peut être divisé en deux parties, la première portant sur la curiosité que Kestrel et Arin provoquent l’un chez l’autre et qui les amènent donc à se découvrir, la seconde se focalisant sur une révolution qui apporte sa dose d’action et d’adrénaline. L’intrigue mêle donc bien l’enjeu politique à la relation entre l’esclave et sa maitresse - bien que ce terme ne soit pas approprié dans leur relation. Cependant, le tout se fait vraiment de manière progressive, ce qui rend l’histoire de nos deux personnages centraux d’autant plus crédible. Même si on pourrait reprocher à l’aspect romantique de prendre le dessus sur l’univers, cela n’empêche en rien sa richesse. J’ai trouvé l’aspect historique particulièrement intéressant dans le sens où malgré la simplicité du livre en lui-même, il reste un Young Adult qui parvient à sortir du lot, notamment par la mise en avant de l’intelligence et de la stratégie. Même si cette histoire de conquête et de colonisation peut être très facilement reliée à des événements historiques qui se sont vraiment déroulés, on sent un bon investissement du côté des descriptions des combats ou encore des stratégies évoquées, rendant le récit bien vivant. De plus, cette toile de fond sert la romance et la met en avant de manière naturelle : on sent que l’histoire va au-delà de ce qu’il peut se passer entre Kestrel et Arin

    The Curse nous propose des personnages intrigants qui ont amplement leur place dans le récit. Kestrel est un esprit libre qui ne suit pas vraiment les normes de sa condition. De nature douce, elle se voit tout de même obligée de lutter du mieux qu’elle le peut contre des choses qui peuvent provoquer un sentiment d’impuissance : le choix entre le mariage ou le combat que son père lui impose à ses 17 ans et non à ses 20 ans, les bruits qui courent quant à une possible liaison avec son esclave ou encore les divers hommes qui lui tournent autour et qui pourraient lui voler son indépendance, tant précieuse à ses yeux. Ce que j’ai principalement aimé chez elle reste le fait que c’est une jeune personne qui admet ses faiblesses mais réussit tout de même à se démarquer par son intelligence. J’ai apprécié découvrir un coté joueur en elle qui en fait d’autant plus une héroïne crédible qui peut se démarquer. Néanmoins, ses points forts ne sont peut-être pas assez mis en avant par rapport à la manière dont on nous les vante sans cesse. L’auteur nous en fait parfois attendre un peu trop à son sujet et certaines de ses décisions, notamment concernant la révolution, la placent dans un dilemme qu’elle ne semble pas capable de résoudre

    Je suis également lentement tombée sous le charme d’Arin qui est un personnage qui choisit de se révéler au fil des événements, tout comme l’intrigue. Mystérieux aux yeux de Kestrel, Marie Rutkoski fait pourtant le pari de ne rien cacher au lecteur à son propos, privant le roman d’un suspens qui aurait pu lui tirer profit. Pourtant, cela renforce d’autant plus l’ampleur de son personnage. C’est quelqu’un qui est rempli de contradictions intérieures mais qui nous donne l’occasion de découvrir certains fragments de son passé, qui n’en font pas un simple esclave victime de sa condition et qui témoignent d’un peuple qui menait une vie égale à celle que tiennent leurs envahisseurs sur leurs propres terres. On ressent bien le fait que ce dernier semble intrigué par la jeune femme et le lien qui s’installe entre les deux se fait doucement. On décèle d’ailleurs un sentiment de tiraillement entre les deux cotés. En effet, nos deux héros cherchent chacun à apprivoiser l’autre mais sont pourtant partagés entre doute et confiance. C’est d’ailleurs la possibilité de pouvoir se trouver face à quelqu’un d’honnête envers elle qui pousse Kestrel à baisser sa garde. Pourtant, Arin est loin d’être aussi innocent qu’il n’y parait. De plus, la romance est certes mise en avant, mais elle reste très accessible et naturelle, ne jouant pas sur le cliché. Cependant, il est vrai qu’elle fait de l’ombre à des personnages secondaires peu présents ou du moins peu intéressants puisque peu exploités

    L’auteur nous montre donc une bonne connaissance de l’histoire qu’elle nous conte en la rendant fluide et naturelle. On sent sa forte maitrise que l’on peut notamment rapprocher au point de vue omniscient. En effet, j’avais pas mal de craintes à ce niveau par peur de ne pas rentrer pleinement dans l’histoire, ne pouvant me placer à la place de Kestrel. Pourtant, je me suis littéralement retrouvée embarquée à ses côtés. J’avais le coeur qui palpitait dans les moments cruciaux et des larmes ont même coulé inconsciemment. Finalement, le point de vue omniscient peut se trouver justifié dans ce récit puisque l’auteur ne cherche pas dès le début à nous cacher des choses quant à ce qu’elle a prévu pour ses deux personnages centraux, nous permettant de nous placer tant du côté d’Arin que de celui de Kestrel. De plus, la plume très agréable de Marie Rutkoski a fait de The Curse une lecture très rapide à dévorer. Plusieurs reproches sont tout de même possible, notamment une mise en place assez longue et un peu molle qui peut impatienter. L’auteur choisit d’introduire les lieux, personnages ainsi que leur quotidien, pourtant cette attente et cette mise en place m’a semblé établie afin de mieux pouvoir s’en servir par la suite

    Avec un univers et des personnages qui rythment très bien ce premier tome, ainsi qu’une fin qui donne envie d’en découvrir plus sur la suite des événements, The Curse est sûrement l’une de mes meilleures découvertes de cette année. Le choix d’y mêler d’une si bonne manière intrigue politique et romance y est d’ailleurs pour quelque chose.

    Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1Red Queen | tome 1

     
     


     

    - LES TOMES DE LA SÉRIE - 

    Série terminée.

     

    Cliquez sur les couvertures pour lire ma critique si disponible.

    The Winner's Curse T1 - Marie Rutkoski       The Winner's Curse T1 - Marie Rutkoski       The Winner's Curse T1 - Marie Rutkoski

                                                                           02.2017                                       09.2017                                      03.2018            

     

     


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    DAYTIME SHOOTING STAR

    Mika Yamamori | Shojo | 13 tomes | 2015 ( VF ) | Kana

     

     

     

        SÉRIE TERMINÉE    

     

     


     

     

    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. Même si elle se montre férocement contre, Suzume se verra contrainte et forcée de venir habiter dans la capitale.

    A peine arrivée à Tokyo et des bagages plein les mains, Suzume se retrouve perdue dans la foule et peine à trouver son train. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc quand, tout à coup, elle tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu ! Celui-ci, connaissant l'oncle de Suzume, l'a aidée lors de son malaise.

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !

     




    Retrouvez en cliquant ici mon avis sur le tout premier tome !

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    J’avais pensé durant ma lecture que cet avis final n’allait pas forcément être très développé. Le tout me semblait un peu trop simple pour en dire des tas et des tas. Puis Daytime Shooting Star s’est finalement révélé être un shojo en demi-teinte. Fluide et léger grâce à des personnages plutôt sympathiques et à une histoire simple mais attachante, certains aspects inexploités ont eu de quoi me frustrer durant ma lecture.
     
    On suit Suzume qui, pour des raisons familiales, se voit obligée d’emménager chez son oncle à Tokyo. Campagnarde dans l’âme au style plutôt ringard, elle devra faire face à un tout nouveau quotidien et à de nouvelles découvertes, que ce soit en amitié ou en amour.
     
    Bien que le premier tome ne m’eût pas autant convaincu que je l’avais espéré, j’ai trouvé que les suivants témoignaient d’une histoire qui avançait doucement mais sûrement. Après avoir tout terminé, je pense clairement qu’on peut reprocher à ce manga son côté plat et sans trop d’action. On ne suit finalement qu’un triangle amoureux alors que bien d’autres aspects auraient pu être abordés. Je pense notamment à cette transition campagne / ville qui n’apparaît finalement que très brièvement. Même les dessins ne semblent refléter ce changement. Également, le traitement des personnages secondaires s'avère être très léger. Et c’est finalement bien ça le problème. A part les personnages et sujets qui tournent autour, ce qu’il y a à aborder s’avère être bien moindre. On suit donc principalement – si ce n’est complètement – Suzume qui à la suite de certaines circonstances finit par tomber amoureuse de son professeur et ami de son oncle, Mr. Shishio. Bien-sûr, rien n’est aussi simple puisqu’un triangle amoureux se forme rapidement. Ce dernier prend une très grande place dans le récit. Cependant, il est aisé de constater que Shishio, par ses nombreuses apparitions, semble posséder une bien plus grande place que son concurrent, Mamura.
     
    J’avoue avoir eu un faible lors de ma première lecture pour Mamura. Je suppose que j’avais un peu de mal avec Shishio dès le départ – surtout avec son côté un peu trop sympathique – et le fait est que je n’ai jamais vraiment retourné ma veste. Pourtant, il est clair que notre jeune professeur connait une plutôt belle évolution au fil des tomes. Après cette relecture, je me dis qu’il est difficile pour moi d’en choisir un. Bien que Mamura reste un personnage très classique et que certains lecteurs ne lui trouvent pas d’intérêt particulier, j’ai trouvé qu’il restait un personnage attachant. Après tout, il reste un lycéen de 17 ans qui ne réfléchit pas de la même manière qu’un professeur de 26 ans. Pourtant, et bien que sa présence reste brève lors de la première moitié de la série, on ne peut pas ne pas s’apercevoir de ses efforts. Malgré ça, il est face à un personnage plutôt bien construit, qui lui-même a du mal à faire des choix, que ce soit en raison de sa position ou de ses sentiments. De plus, j’avais parfois cette impression qu’il n’y avait pas tant d’alchimie entre Mamura et Suzumé, malgré ce que l’auteur cherche à nous faire croire. Finalement, mon cœur balançait pour diverses raisons ce qui prouve que le triangle amoureux est plutôt bien formé. Le plus plaisant dans tout ça – et déplaisant également – s’avère être le dénouement final qui tient en haleine jusqu’à la fin. On a longtemps des doutes quant à celui avec lequel elle va finir, ce qui a causé de la frustration à beaucoup, croyez-moi.
     
    Également, bien qu’au début le fait qu’il y ait des chapitres bonus mais également des nouvelles à la fin des tomes me plaisait pas mal, je trouve que ça finit vraiment par devenir agaçant. On sent que l’auteur se force un peu au niveau du nombre de planches à rendre et qu’il faut combler les trous avec quelque chose. Au final, même si elle choisit d’y développer certains personnages secondaires, j’ai trouvé ça vraiment too much dans le sens où on sort d’une certaine manière complétement du manga lui-même. J’ai même eu l’impression que des personnages qui faisaient partie intégrante de l’histoire principale ne l’étaient pas réellement puisqu’on ne les voyait que lors de brèves apparitions, développées dans des chapitres bonus. Seule Yuyuka, un personnage que j’ai plutôt aimé suite à son caractère, possède une petite place parmi le trio principal. Dommage que son personnage ne soit pas plus que ça développé.
     
    Quant aux dessins, on ne peut pas dire que Daytime Shooting Star brille de par ses détails. Les décors sont très pauvres et on comprend très rapidement que même les coups de crayon de la mangaka restent concentrés sur ses trois personnages principaux. Bien que cela puisse être vu comme un défaut, j’ai bien aimé ce style.
     
    Daytime Shooting Star, bien qu’attachant, reste donc malgré lui un shojo très classiquequi se focalise avant tout sur son trio principal et que je retiendrai très certainement pour son triangle amoureux accrocheur.

     


     

    - FAN MV - 

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori

    Daytime Shooting Star - Mika Yamamori   Daytime Shooting Star - Mika Yamamori


       

    - VISUEL DES TOMES DE LA SÉRIE - 

     

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star

    Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star   Daytime Shooting Star    Daytime Shooting Star

       

     


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    Daytime Shooting Star | tome 1                             DAYTIME SHOOTING STAR

           Mika Yamamori | 13 tomes ( terminé ) | 2013 (VF) | Kana

     

     

     

               TEST DU PREMIER TOME    

     

     

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    A l'âge de 15 ans, Suzume Yosano doit quitter sa campagne natale pour s’installer chez son oncle à Tokyo après que son père a été muté au Bangladesh. A peine arrivée  et des bagages plein les mains, Suzume se perd dans la foule. Elle se fera alors accoster par un jeune homme qui tentera de l'aider, mais Suzume, affolée, s'enfuie. Une fois arrivée à destination, elle décide de se détendre sur un banc et tombe d'épuisement. A son réveil, elle se retrouve allongée dans un lit, son oncle la regardant avec inquiétude et, derrière lui, le jeune inconnu !

    Le lendemain, Suzume se rend pour la première fois dans sa nouvelle école et est surprise de retrouver, encore, le jeune inconnu : il est son professeur principal !

     

     

     


     

     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    C’est un assez bon début pour un shôjo qui a fait beaucoup parler de lui. Malgré plusieurs défauts que l’on relève facilement, ce premier tome se lit très bien sans pour autant se démarquer réellement.
     
    Avec ce nouveau manga, Mika Yamamori nous dévoile le personnage de Suzume, tout droit venue de la campagne et qui, comme on le remarque très aisément, ne possède pas d’histoire particulière. On comprend de ce fait que ce premier tome pose un réel point de départ et que l’histoire compte se construire au fil des tomes. En effet, alors que son père est sur le point de se faire muter à l’étranger, Suzume se retrouve très rapidement expédiée à Tokyo, très loin de sa campagne natale sur divers aspects, où son oncle prendra soin d’elle. Son quotidien va donc être reversé du tout au tout, la laissant apprendre ou encore réapprendre certaines choses de la vie.
     
    Il est vrai que Daytime Shooting Star ne nous laisse pas à l’abri de certains clichés notables que reflètent des personnages comme le professeur Shishio qui va rapidement faire craquer sa nouvelle élève, Yuyuka et sa popularité qui n’empêche pas une double facette de sa personnalité, ou encore le mystérieux Mamura, pas si mystérieux que ça. Pourtant, le tout fonctionne plutôt bien sans pour autant révolutionner l’histoire. Ce que je pourrais réellement reprocher à ce début serait plutôt sa construction. On avance avec un point de départ sans pour autant voir apparaître de fil conducteur. Les évènements se succèdent, nous laissant même l’impression qu’un chapitre ou deux auraient pu être ajoutés, sans réellement nous montrer de but précis. Le côté relationnel aurait pu être mieux abordé en étant plus développé puisqu’il semble être le point clef de la série. On a de ce fait du mal à se laisser immerger malgré des dessins très réussis.

     
    Heureusement, on comprend très bien le fait que l’auteur veuille souligner cette transition de la campagne à la ville pour cette adolescente, qui la conduira sans aucun doute vers une certaine évolution. Le thème bien précis qu’est l’amitié sous ses différentes facettes commence à être abordé, ce qui n’est pas pour me déplaire. Le plus intéressant dans tout ça reste tout de même la relation de Suzume avec notre cher professeur qui semble être l’un des fils conducteurs en rapport avec l’évolution de notre héroïne. Cependant, le personnage de Mamura m’interpelle également et j’en attends également pas mal de son côté, en espérant qu’il ne finisse pas par devenir trop fade.
     
    Suzume s’est montrée très agréable à suivre, simple et pourtant très attachante. Redécouvrir certaines choses à ses côtés s’est révélé plutôt sympathique. Ce tome ne choisit pas de nous précipiter sans pour autant rester à la traîne. Malgré certains rebondissements qui rythment assez bien ce début, il est dommage que le tout laisse un peu trop indifférent.

     

    Retrouvez en cliquant ici mon avis sur la série complète ( garanti sans spoiler ) !

     

     

    Daytime Shooting Star | tome 1

     

     


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  • Ao Haru Ride

     

    AO HARU RIDE

    2014 12 ép. Japon

      


     

    « Le vent nouveau que j'attendais est enfin là. Il est venu à moi, tel un ouragan. »

     

    Du collège, Futaba Yoshioka n'a pas vraiment de bon souvenirs. Jugée très mignonne, elle avait rapidement été jalousée par ses amies et mise à l'écart par toutes les autres filles. De plus, le garçon qu'elle aimait en secret, Kô Tanaka, lui avait posé un lapin alors qu'il l'avait invité.

    Désormais au lycée, Futaba est bien décidée à changer son image et à repartir de zéro : nouvel établissement, nouvelles amies... Jusqu'à ce qu'elle découvre que Kô est inscrit dans le même établissement qu'elle.
     


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Ao Haru Ride a toujours beaucoup fait parler de lui, que ce soit en tant que manga mais également en tant qu’animé. Seulement, voir cette célèbre romance, dans le monde du shôjo, prendre vie n’a pas été aussi satisfaisant que je l’aurais espéré. Pourtant, on ne peut passer à côté de cette histoire à la Sakisaka Io qui en a ému plus d’un.
     
    On y retrouve Futaba, lycéenne qui se fait passer pour quelqu’un aux manières qui sont loin d’être féminines, encore fragile à la suite de discriminations menées par des collégiennes jalouses. Cette dernière se destine finalement à ne devenir rien d’autre que le simple reflet d’elle-même. La seule personne qui aurait pu l’aider à rester debout a, de plus, également bien changé. Ao Haru Ride conte ainsi la réunion de deux êtres traumatisés par une partie bien précise de leur vie et qui, au lieu d’avancer ensemble, n’ont fait que s’éloigner de la personne qu’ils sont réellement au fond d’eux.
     
    Bien que cette version animée semble graphiquement avoir tout pour plaire, elle ne couvre réellement qu’une maigre partie de l’œuvre originale, ce qui lui ôte clairement de la valeur. On regrette très rapidement le côté fort introductif de l’histoire, face notamment à des épisodes largement plus à la hauteur, que l’on ne retrouve malheureusement qu’à la fin. C’est ce qui nous prive de cette touche de sensibilité nécessaire pour nous faire adhérer totalement à cette romance lycéenne pas aussi simple qu’elle n’y parait. On suit au tout début l’histoire de protagonistes sans forcément être particulièrement touchés par leur histoire car le tout laisse un certain goût d’inachevé. Pourtant, ce n’est guère le potentiel qui manque à chacun des personnages. Les histoires et personnages secondaires sont justement bien trop secondaires. Le personnage de Futaba perd lui-même de son dynamisme au fil des épisodes et ses années de collégiennes sont vites oubliées au bout de deux ou trois épisodes. Même le personnage de semble à première vue incarner le héros lambda de shôjo. On ressent très rapidement cette frustration quant aux personnages qui ne semblent dévoiler qu’un simple reflet de leur personnalité. On veut en découvrir plus et chacun des moments qu’ils passent ensemble semble les faire avancer. Les moments les plus intéressants restent donc ceux où Futaba et parviennent à se dévoiler, aux spectateurs mais également l’un à l’autre. Alors que ce dernier se révèle être simplement un garçon ayant voulu grandir trop vite, tout ce qu’il y a de plus réaliste, on se rend finalement compte que Futaba est le pilier qui l’aide à ne pas perdre pieds.  On peut très clairement voir qu’il avait choisi d’abandonner avant sa nouvelle rencontre avec Futaba et qu’il se cachait derrière un masque d’insensible. Dommage que tout ça mette trop de temps à se construire et que les ressentis du personnage de semblent autant minimisés dans un animé qui ne fait seulement que douze épisodes.
     
    Sinon, pour en revenir à plus de généralités, Ao Haru Ride aborde des thèmes simples mais efficaces comme l’amitié, la discrimination ou encore la perte. L’histoire sympathique et les personnages attachants font que le tout ne semble pas forcé. Les relations, que j’ai trouvé plutôt bien menées, illustrent pas mal les préoccupations ainsi que les réactions adolescentes, ou tout simplement les troubles de l’amitié. J’ai moi-même su me retrouver en Futaba dont le seul but est de repartir à zéro malgré un passé qui la poursuit.
     
    Bien que l’on regrettera certains moments clefs du mangas, l’histoire construite autour des deux héros avait vraiment un côté attachant. Il est évident, cependant, comme pour toute adaptation, que le tout s’avère décevant et inexploité pour ne pas trop en révéler au, peut-être, futur lecteur. Malgré cela, on remerciera tout de même le beau script qui s’est révélé assez poétique à certains moment, la pointe d’humour qu’on ne peut refuser, l’OST qui avait le don de transformer certaines scènes, ainsi que les derniers épisodes qui parviennent réellement à faire comprendre au spectateur la sensibilité d’Ao Haru Ride. Sans être la réussite qu’il aurait pu être, on ne peut lui retirer son côté attachant et sympathique.

     


     

    - TRAILER & FAN MV -

    Attention, ces vidéos contiennent des images de l'oeuvre !

    Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

     

    - OST -

       Ao Haru Ride   Ao Haru Ride

    Ao Haru Ride   

       

     


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  • Paradise Kiss

     

    PARADISE KISS

    2011 Japon 116 min.

     


     

    « To grab your dream, it's not about talent, it's desire. If that's what you really want, you can definitely do it. Nothing happen unless you believe in yourself. It'll work out somehow»

     

    Yukari Hayasaka est une lycéenne qui prépare les concours d'entrée qui lui permettront d'entrer dans une université de renom. Elle n'est pas vraiment intelligente mais essaye tant bien que mal d'avoir de bonnes notes pour satisfaire sa mère qui suit ses études de très près et avec beaucoup de sévérité. Son père, lui, n'est jamais à la maison à cause de son travail. 

    Et puis, un jour, elle rencontre dans la rue des gens un peu hors du commun, et avec des percings partout et qui la regardent comme une sorte d'Élue. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance d'Isabella et de Nagase Arashi. Après s'être évanouie dans la rue, ils emmènent Yukari malgré elle dans leur Quartier général : l'atelier de couture Paradise Kiss. C'est alors qu'on lui explique que l'équipe de Paradise Kiss doit réaliser une robe pour le concours de mode de leur école d'art, et, selon eux, Yukari a tous les atouts d'un mannequin. C'est LA personne qui est faite pour porter leur œuvre. Mais le fait est que Yukari est partagée entre devenir mannequin, idée qui, au départ, ne lui plaisait pas vraiment, et le fait de répondre aux attentes de sa mère en ce qui concerne l'université.

     


     
           Kitagawa Keiko • Yukari Hayasaka             → Dear Friends • Buzzer Beat • Matataki • Kimi no Suizo wo Tabetai                 Mukai Osamu • Jouji Koizumi                      → Summer Rescue • S - Saigo no Keikan • Watashi, Teiji de Kaerimasu


     

    Il n'y a aucun spoiler, lisez donc sans craintes.

    Paradise Kiss est un film que j'ai dû voir une six ou sept fois - ce qui est plutôt rare pour un film asiatique - charmée par l'histoire, les personnages mais surtout l'ambiance générale retrouvée tout du long. 

    Cette adaptation du célèbre manga portant le même nom m'aura clairement surprise car bien qu'il y ait la formule « adapté du manga d'Ai Yazawa », l'orientation de l'histoire et des personnages m’a semblé très différente. On y retrouve les bases de l'histoire et un quelque chose de plus qui fait que l'on ne se retrouve pas face à une pâle copie. C'est principalement ce que j'ai aimé. Pourquoi faudrait-il toujours tout respecter après tout ? On y découvre donc une Yukari peu sûre d'elle, contrôlée par les dires de sa mère ; une Yukari banale qui ne rêve pas de briller, juste de ne pas décevoir. Pas assez intelligente pour se démarquer des autres et intégrer une grande université tel que le souhaite sa mère, sa vie change du tout au tout lorsqu’elle croise la route d’un groupe d’étudiants, cherchant le mannequin idéal pour porter leur création lors du concours de mode de leur école d’art. Yukari est comme l’élue à leur yeux et c’est ainsi qu’elle voit enfin la possibilité d’envisager un nouvel avenir dans lequel elle pourrait réellement s’épanouir. 

    Si suivre l’ascension de Yukari au travers de ce film, sa prise de conscience et de confiance en elle, m’a vraiment plu, le fait est que deux heures ne suffisent pas pour tout approfondir. Pour en revenir à notre héroïne, j’ai bien aimé son caractère et ses mimiques. L’interprétation de Keiko Kitagawa reste assez juste pour une œuvre qui commence à dater et qui aurait pu être victime du surjeu des japonais à l’époque. Il y a tellement de différences entre son personnage et l’équipe de Paradise Kiss qu’elle parvient à ouvrir sa vision des choses et à prendre en maturité. En effet, avec Paradise Kiss on se retrouve un peu dans un monde haut en couleur et original, qui garde tout de même de sa crédibilité. On retrouve ainsi le trio de personnages secondaires que forment Isabella, Miwako et Arashi, clairement sous-exploités et qui ne sont finalement là que pour épauler George, le réel cerveau de la marque. J’ai beaucoup aimé ce dernier, d’une part grâce à l’acteur qui fut une totale découverte pour moi, d’une autre car c’est un personnage assez original, qui ne se met pas en avant et qui pourtant parait directement important. Bien qu’on s’attende à une personnalité haute en couleur, à un personnage excentrique, c’est dans cette adaptation quelqu’un d’assez calme mais qui possède une personnalité bien à lui. Je l’ai trouvé tout à fait crédible, sans surplus, un personnage comme je les aimes. Bien que les personnages secondaires peuvent paraitre de trop, le film ne possède pas de longueur notable et est très sympathique à regarder. La romance, un pseudo triangle amoureux qui n’en est clairement pas un, a su me charmer sans prendre le dessus sur tout le reste. 

    Paradise Kiss est donc un film très sympathique, sans prise de tête et qui en plus de ça possède une belle conclusion.

     

     

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    - TOP OST -

    Paradise Kiss 

     

     


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